dimanche 17 août 2008

Quand la culture perd des plumes...


Les nouvelles culturelles se sont littéralement bousculées cette semaine... et ça continue!

Après les annonces successives de coupures sauvages, l'honorable Ministre du Patrimoine canadien, Madame Josée Verner est sortie de son mutisme pour tenter de calmer le jeu... Pendant ce temps, la Ministre de la Culture et des Communication, la très débutante Christine Saint-Pierre lui répond par une missive un peu passive (tiens, la rime est riche! du moins plus que la Culture elle-même...). Le M.A.L. sort de ses gonds. Et l'autre Stéphane canadien, le Dion, reprend le thème à des fins pré-électoralistes (au moins, le sujet surgira-t-il enfin dans le véritable domaine politique... même si le leader est urticairisant!) pour mousser la candidature de son astronaute de candidat.

Pendant ce temps, voici ce qu'écrit Odile Tremblay, dans un édito de la section Culture du Devoir de ce samedi:

ANDOUILLE À ABATTRE

Osons un doute... Et si Stephen Harper n'avait pas pris la peine d'assister à la cérémonie d'ouverture des jeux de Pékin moins pour des motifs politiques que pour ne pas être obligé de se farcir un spectacle au complet...

[...] Sa politique culturelle apparaît aussi cohérente qu'implacable! Contrôler le contenu des oeuvres, éradiquer les têtes trop marginales, inféoder l'art aux visions du parti, comme, sous d'autres horizons, aux heures triomphantes du réalisme socaliste ou du maccarthysme, étouffer les voix fragiles de la relève et de l'expérimentation, empêcher la transmission du savoir, couper les routes de diffusion. [...] Retour à la censure, mais aussi haro sur la culture en général, si ce n'est à des fins de propagande et de divertissement.

[...] Aucune Ministre du Patrimoine, aussi éteinte soit-elle, ne peut en son for intérieur approuver la dislocation des structures culturelles sous sa gouverne, et on a peine à avaler ses arguties. Les directives doivent passer par-dessus la tête d'une ministre de paille, que son chef brûle politiquement comme chair à canon.

[...] Les protestations du milieu artistique à l'égard des suppressions de programmes d'Ottawa se révèlent particulièrement virulentes au Québec. et pour cause... Nous voici les premières victimes des coupes à blanc.

La rogne contre le Québec ne serait pas étrangère à certaines de ces compressions sauvages, de fait. Jean-Paul Picard, le responsable du secteur des arts de la performance chez le bientôt aboli PromArt confiait cette semaine au Globe and Mail que le programme était de toute façon déséquilibré parce que les fonds avaient surtout été versés à des créateurs du Québec. [...] Théâtre, danse, cinéma, etc. Le Québec mène le bal dans tant de secteurs culturels... par sa vitalité, certes, aussi parce que , moins inféodé à la culture américaine que le ROC - barrière de la langue oblige - il peut s'épanouir dans la différence. Alors oui, nous voici frappés de plein fouet.

Oui, ça grouille de partout... Et c'est pas fini... La guerre se prépare.

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