vendredi 10 avril 2026
Une gradation du personnage
mercredi 8 avril 2026
Mettre en scène 2
Mettre en scène, c'est jouer, en amont des représentations, au chef d'orchestre avec un public imaginaire. Le manipuler. Le guider. L'amener là où on veut. C'est travailler dans l'optique de réactions à venir, qu'elles soient dans l'humour ou dans le drame. C'est travailler pour construire un échange actif entre la scène et la salle.
lundi 6 avril 2026
Les inductions du personnage
Pour certains, le personnage est affaire de jeu, de sentiments et d'émotions. Concentré dans le faciès et l'effet vocal. Pour en mettre plein la vue, il faut comprendre le texte et se laisser porter par lui. Il faut jouer.
Mais le jeu (ou l'idée primaire du jeu) peut parfois occulter de grands pans de ce qu'implique créer un personnage.
Car qu'est-il, au fond?
Le personnage est une dynamique scénique induite chez l'interprète par le texte, ça va de soit, mais aussi - et surtout, en un sens! - par le langage de la scène elle-même jusqu'à trouver son aboutissement dans le regard de l'autre.
Qu'est-ce à dire?
C'est d'abord affaire de convention(s). De choix. Entre l'interprète et le metteur en scène (et le concepteur). À partir d'une partition plus ou moins écrite selon ce qu'il s'agit d'un texte ou d'un canevas. Vrai que c'est une construction tridimensionnelle. Avec un corps. Une esthétique.
Le personnage est une forme.
Le personnage est un rythme, un tempo.
D'où l'utilisation à bon escient de l'autre moteur du discours: la voix. Comment en faire un outil efficace sans redoubler le discours visuel? Sans le surjouer? Sans le surligner? Comment définir le bon jeu vocal? Une voix peut facilement devenir le catalyseur de tout une panoplie de sentiments, d'impressions, de suggestions. Mais la voix d'un personnage ne devrait être qu'un outil, qu'un appui, une couleur. Pas le centre de l'interprétation.
Le personnage est un résonnateur.
Le personnage vrai tirera sa force de son positionnement dans l'aire de jeu, dans sa façon de s'y mouvoir à travers les obstacles, à travers des intentions, à travers les situations (les différentes mises en rapport). Parce qu'il n'existe réellement que dans ces dernières. La situation scénique (ce qui se passe à ce moment) est, en quelque sorte, son essence, son fondement. C'est là qu'il s'inscrit dans un système d'interrelations qui le fera.
Le personnage est un double, à la jonction de celui projeté par l'interprète et de celui reçu et perçu par l'autre (partenaire et spectateur).
vendredi 27 décembre 2024
Teichoscopie!?
jeudi 26 décembre 2024
Une approche meyerholdienne du jeu
samedi 29 juin 2024
La construction du personnage
Le personnage est, fondamentalement, une dynamique interrelationnelle en ce sens où oui, il vient du comédien... mais il restera incomplet tant que l'autre - partenaire, spectateur - ne participera pas à sa construction par sa façon de réagir à ce personnage, de le rendre (ré)actif, de lui donner une épaisseur de réalité.
C'est pour ça que généralement, comme metteur en scène, je m'intéresse beaucoup plus à la recherche, la mise en place des actions et des réactions (un système essentiel au développement de l'énergie scénique) qu'à la quête individuelle du personnage, à savoir comment il se déplace, comment il bouge, comment il parle.
Le personnage, au fond, doit être simultanément un émetteur d'impulsions pour l'autre et un catalyseur des impulsions émises par cet autre. C'est de cette dynamique interrelationnelle que l'incarnation s'imposera de plus en plus et que le personnage trouvera une forme efficace.
mardi 4 juin 2024
De la «réplique» à l'«implique»
samedi 18 février 2023
La mise en scène... d'après Robert Wilson
lundi 19 septembre 2022
Les rôles du metteur en scène selon Peter Brook
jeudi 10 mars 2022
forme dramatique VS forme épique
samedi 22 janvier 2022
Le metteur en scène, selon Charles Dullin
samedi 28 août 2021
Une Phèdre «in-yer-face»
vendredi 13 août 2021
Le sens de l'unité
mercredi 11 août 2021
Les lois de la composition théâtrale... selon Tchekhov (le neveu!)
Plusieurs auteurs dramatiques, plusieurs théoriciens, plusieurs sémiologues ont tenté, au fil du temps, de définir ce qui faisait une bonne pièce, ce qui pourrait constituer la mécanique théâtrale idéale.
Voici, de façon synthétique (après les avoir détaillées tout au long d'un chapitre complet), quelles sont les lois de la composition du théâtre selon Mikhaïl Tchekhov:
Une pièce comporte trois phases; les phases extrêmes s'opposent; la phase intermédiaire marque une transformation; chacune des phases peut se subdiviser en plusieurs séquences; chaque phase est dominée par un temps fort principal, chaque séquence par un temps fort secondaire; dans la tension dramatique, il faut ménager des paliers; les phénomènes de répétition créent un rythme; l'alternance des actions intérieures et extérieures crée un rythme ondulatoire; les caractères des personnages doivent s'opposer et se compléter.
Il est évident que toutes les pièces, qu'elles soient modernes ou classiques, n'offrent pas toujours, l'occasion d'appliquer tous les principes mentionnés ici. Mais leur application, même partielle, confère à un spectacle une vie, un relief et une beauté particulière, en permettant d'en approfondir le contenu tout en lui donnant une forme plus harmonieuse.
C'est un peu abstrait, je l'admets. N'empêche que dans la pratique, cette description peut facilement être validée et utilisée.
mercredi 21 juillet 2021
Dans les nuances du théâtre de l'absurde
mercredi 3 février 2021
Les principes meyerholdiens - révision!
mardi 1 décembre 2020
Schéma de positionnement des metteurs en scène
Je tente de me trouver un outil simple (et idéalement efficace) pour discuter, notamment dans le cadre de charges de cours, des différents metteurs en scène dans l'histoire. Un outil me permettant de les catégoriser, les positionner, les uns par rapports aux autres. Pour l'instant, le schéma que j'utilise est celui-ci:
lundi 14 septembre 2020
La définition taïrovienne du metteur en scène






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