mercredi 24 avril 2024
Du théâtre et de la politique... ou du théâtre politique...
samedi 5 février 2022
Théâtre français et nationalisme
mercredi 4 août 2021
Quand le nationalisme identitaire s'invite au théâtre... ou «Ah, ces Anglais!»
mercredi 24 mars 2021
À moi le pouvoir!

samedi 13 juin 2020
Déception gouvernementale...
mercredi 20 mai 2020
Une brève histoire référendaire...
jeudi 26 mai 2016
Vers une nouvelle politique culturelle au Québec...
jeudi 10 mars 2016
CQT: Manifeste pour un Québec qui fait rêver
samedi 5 mars 2016
Un point de vue sévère sur le théâtre... mais quel point de vue!
mardi 16 février 2016
Une nouvelle politique culturelle pour 2017
Une réflexion s'impose donc.
vendredi 14 février 2014
jeudi 29 août 2013
Le TNM réagit, en conférence de presse, aux coupures du Conseil des arts du Canada pour le théâtre...
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Pour d'autres détails, il sera bon de consulter cet article paru sur Cyberpresse...
mardi 18 septembre 2012
Bouler son texte...
mercredi 1 août 2012
Le grand théâtre démocratique
mercredi 15 juin 2011
La culture sous le PQ
3.2 Le rayonnement de la culture québécoise
La culture constitue le véhicule identitaire privilégié de la nation québécoise qui permet aux Québécois de s’affirmer et de s’épanouir ainsi qu’au Québec de se faire connaître dans le monde entier. Plus que jamais, le Québec doit faire du développement culturel, sur l’ensemble de son territoire, un objectif national. (Ici, c'est un beau et bon vœu pieu... qui ne s'est jamais manifesté dans les gouvernements successifs depuis la création du Ministères des affaires culturelles en 1961 - voir le lien ici - qui fut bien en-deça de ce qu'il devait être.)
Pour atteindre cet objectif, la nation québécoise a besoin de pouvoirs et des budgets actuellement contrôlés par Ottawa (de même que d'une très grande conviction en la matière!) et qu’une nation ne peut pas confier à une autre nation, puisqu’il en va de son identité, de l’expression artistique de sa culture et des véhicules qui la portent et la diffusent. Un gouvernement souverainiste :
a) Se donnera une véritable politique nationale de développement culturel qui :
1. reconnaîtra le rôle de l’école et du monde de l’éducation pour la démocratisation de la culture;
2. favorisera la vitalité des arts et de la culture – de la création à la diffusion – dans toutes les régions du Québec, tout en reconnaissant le rôle spécifique de Montréal et de Québec en matière culturelle (ici, la dernière partie de l'énoncé me donne de sérieux frissons régionalistes... je l'ai déjà dit, je le réitère... en tant que travailleur culturel ici, en région, j'ai là une impression de hiérarchisation de la culture... avec la bonne et branchée (urbaine de surcroît) et la bonne enfant, un peu paysanne, artisanale (et éloignée). Une aberration à mon sens... );
3. renforcera le réseau des bibliothèques publiques;
4. renforcera de toutes les manières possibles le statut des créateurs et le processus créatif (bien hâte de voir le budget dévolu au CALQ au cours d'un éventuel premier mandat... et des nombreuses études qui démontrent, chiffre à l'appui, son sous-financement);
5. stimulera la plus large participation des Québécois aux activités artistiques et culturelles;
6. appuiera les organismes et entreprises impliqués dans le développement de la culture numérique (pour ça, je suis juste tanné);
7. fera des arts et de la culture un vecteur majeur du rayonnement du Québec dans le monde;
b) Reprendra l’ensemble des pouvoirs et des budgets en matière de culture et de communications actuellement contrôlés par le gouvernement fédéral en :
1. entamant des négociations avec Ottawa afin d’obtenir la compétence sur le droit d’auteur, un pouvoir que le Québec doit maîtriser pour protéger ses créateurs et contrôler le levier économique que représente la propriété intellectuelle;
2. garantissant, après le transfert des budgets fédéraux, un financement global de la culture au moins équivalent à celui qui est disponible actuellement;
3. adoptant une politique de la radiodiffusion et des télécommunications pour assurer un contenu québécois et francophone significatif dans les médias traditionnels et numériques et favoriser une présence régionale des médias électroniques (radio et télévision);
4. assurant l’accès à la téléphonie sans fil et à Internet haute vitesse sur l’ensemble du territoire québécois;
5. créant, dans Internet, un nom de domaine québécois;
c) Fera de Télé-Québec un véritable réseau national de télédiffusion en :
1. dotant Télé-Québec d’une mission d’information d’intérêt public visant à garantir la diversité des sources d’information, la présence de contenu culturel québécois et la représentativité des régions du Québec;
2. dotant Télé-Québec d’une salle de nouvelles avec des antennes régionales, notamment en développant des partenariats avec les différentes chaînes télécommunautaires locales;
3. dotant Télé-Québec de véritables moyens financiers afin d’assurer un développement culturel autonome.
Pour le reste, les points B et C me semblent intéressants... un brin utopistes, mais quand même. Bref, peut-être cette vision culturelle se tient-elle... mais encore?
mardi 3 mai 2011
Coup(s) de théâtre!
Pas théâtrale mais presque...
Avec des drames, des tragédies et, dans des cas précis comme l'élection dans Berthier-Maskinongé, de l'absurde... Les coups ont porté. La mise en place présumée en début de campagne s'est métamorphosée par un deus ex machina incontrôlé: la volonté populaire.
Dans un contexte d'un gouvernement conservateur majoritaire, qu'adviendra-t-il notamment de l'art et de la culture? Peut-être serait-il temps, maintenant, que le Québec se prenne réellement en main.
vendredi 15 avril 2011
«Le monde est une pièce de théâtre ; il faut apprendre à jouer son rôle.» (Palladas)
Bref, tout est théâtre... et aujourd'hui, outre le vaudeville des élections fédérales, un autre spectacle à grand déploiement prendra les planches dans quelques heures: le XVIième congrès national du Parti Québécois, avec ses personnages principaux, les secondaires et les figurants; avec ses petits drames, ses alliances, ses coups bas; avec ses discours et ses envolées poétiques... et aussi, le suspense du vote de confiance, véritable noeud gordien de la fin de semaine.
mercredi 30 mars 2011
lundi 14 février 2011
Rentrée parlementaire... une semaine en retard!
Du théâtre ou du cirque? La question se pose parfois devant le cynique (et sinistre) spectacle de la période de question...
jeudi 23 décembre 2010
Un solide coup de gueule éditorial...
Il a tracé quelques lignes sur une feuille vierge, à La Pulperie, ce qui a constitué l’amorce d’un tableau réalisé par Jérémie Giles. On l’a aussi vu chanter dans les dernières semaines, en compagnie des membres du conseil municipal de Saguenay. Ce ne sont pas ces activités, cependant, qui ont fait du maire Jean Tremblay la personnalité culturelle de l’année.
Si on prend comme unité de mesure le degré d’influence d’un individu, personne ne lui est arrivé à la cheville. Il a pesé de tout son poids sur l’actualité du monde des arts, en effet, à travers des dossiers comme ceux de la salle de spectacles, de la mise à mort du Théâtre du Saguenay et, de manière générale, le fonctionnement des organismes.
S’agissant de la salle de spectacles, est-il nécessaire de rappeler les péripéties des derniers mois? Confrontée à la signature des registres municipaux, une initiative pilotée par des étudiants du Conservatoire de musique de Saguenay, l’administration Tremblay a d’abord joué la carte de la neutralité, une posture qui n’a dupé que ceux qui souhaitaient l’être.
Plus approchait la date de la consultation publique promise par le maire, cependant, et plus son jupon dépassait. Les deux options figurant sur le bulletin de vote ont été soit empirée (la construction d’une salle neuve sur la zone ferroviaire), soit couverte d’une épaisse couche de peinture rose (la rénovation de l’Auditorium Dufour), si bien que le résultat était prévisible.
On n’avait pas encore rangé les urnes que Jean Tremblay ouvrait enfin son jeu, admettant que la rénovation coûterait plus cher et que le délai ne serait pas d’un an, comme on l’avait fait miroiter avant le scrutin. Il en faudra deux, peut-être trois, avant que le public ne puisse fréquenter son Carnegie Hall de seconde main.
De sang-froid
Simultanément, une institution respectée, le Théâtre du Saguenay, a été annihilée de sang-froid. Après avoir noyauté le conseil d’administration, comme ce fut le cas au sein de nombreuses instances reliées au monde des arts, les serviteurs de l’hôtel de ville ont fait fi de la volonté desmembres et conduit la coopérative dans le couloir de la mort, sans espoir de grâce.
Dans cette nouvelle version du cheval de Troie, il faut signaler la naïveté, voir la bonasserie, affichées par les membres. Même fortement majoritaires, ils ont laissé le président arrivé de buten blanc, Pierre Mazurette, faire le contraire de ce qu’ils souhaitaient sans protester avec la vigueur que commandait son attitude frisant l’arrogance.
Étourdi par son verbe, il avait été jusqu’à proclamer, sur les ondes de Radio-Canada, que la formule coopérative n’était plus de saison. Il la jugeait dépassée, ce qui fait sourire lorsqu’on songe au Mouvement Desjardins et, sur un registre plus modeste, à la station de radio CKAJ, qui continuent de prospérer malgré un contexte économique peu avenant. Ce serait gentil de les prévenir.
Le bulldozer de la ville est passé, comme jadis à La Pulperie de Chicoutimi. Après 35 ans de loyaux services, le Théâtre du Saguenay a été liquidé avec aussi peu de considération que s’il s’agissait d’un gang de rue. Dans cette ville pas normale, c’est ainsi que les choses se passent. On ne veut pas savoir ce que vous avez fait de bien, mais qui vous connaissez.
À l’aube d’une nouvelle année, il n’est pas inutile de rappeler ces événements, si déprimants soient-ils. Porteuses d’un gros mensonge, nos plaques minéralogiques ne trahissent pas le fait que chez nous, l’amnésie constitue un art de vivre. L’autruche, davantage que le castor, mériterait de devenir notre emblème animalier.
Par bonheur, les artistes résistent encore et toujours. Faisant fi des pesanteurs politiciennes, ils continuent à peindre, sculpter, faire de la musique et écrire en espérant percer le mur de l’indifférence.
Il y a aussi des gens qui organisent des festivals, d’autres qui tiennent des organismes à bout de bras. Si Saguenay est une capitale culturelle, c’est à eux qu’elle le doit.









