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dimanche 21 mars 2021

Vingt ans de mises en scène!

 

C'est là l'affiche de mon tout premier spectacle... et si on regarde les dates, c'est donc dire que cette semaine, j'ai (non)célébré ma vingtième année comme metteur en scène!

Et depuis ces deux décennies, j'ai eu la chance et l'opportunité de travailler beaucoup, de créer dans toutes sortes de contextes, avec différentes équipes, de nombreux comédiens et concepteurs, d'approfondir des approches, de tester des trucs scéniques, d'explorer. 

Si je compte bien (et que mon c.v. n'a pas de trous!), j'aurais signé, à ce jour, 76 projets. J'aime les statistiques. Alors ça donne ça:
  • Théâtre 100 Masques (qui est mon attache principale depuis 21 ans!): 34
  • UQAC (ce qui inclut plusieurs projets de fin de bacc., ma maîtrise, la troupe de théâtre amateur, les cours d'ateliers de création): 13
  • Théâtre Mic Mac: 9
  • Société d'art lyrique du Royaume (j'y compte les grandes mises en scène et les projets jeune publics, dont un qui n'aura jamais vu le jour): 6
  • Cégep de Chicoutimi (avec la troupe Les Mal-Avenants... mais l'an passé, nous n'avons pas présenté notre projet): 4
  • Projets personnels (faits en mon nom... et s'il y en a peu, c'est que ceux-ci ont principalement été drainés par le Théâtre 100 Masques): 3 
  • Divers autres contrats: 7 
Ça donne une moyenne de 3.8 mises en scène par année! Bien sûr, tout n'a pas la même importance. Et chacun de ces spectacles avait ses propres buts et objectifs.

Dans le lot il y a de belles réussites, je pense... et des projets qui ont été extrêmement stimulants. Ils me laissent d'impérissables souvenirs. Il y a aussi, naturellement, des déceptions, des projets moins probants, moins satisfaisants. Ceux-là je m'en souviens aussi fort bien. Leur importance est proportionnelle à la remise en question occasionnée! Souvent ce sont des jalons dans le parcours. Des réalignements. Puis il y a les autres. Les spectacles où j'ai eu du plaisir, fait de belles rencontres mais dont les images qu'il m'en reste sont floues.

Y aura-t-il un autre vingt ans? Au même rythme? Prochain rendez-vous en mars 2041!

mardi 22 juillet 2014

Décore ta vie... une déformation professionnelle!

Depuis le 1er juillet dernier, je suis devenu directeur général de la Société d'art lyrique du Royaume (en plus de cumuler les directions générale et artistique du Théâtre 100 Masques). L'une des premières tâches que je me suis assignée fut de donner un nouveau look aux locaux qui nous sont assignés (au Complexe Saint-Nom-de-Jésus)... voire un complet remodelage des espaces, une mise en valeur des lieux physiques (par l'utilisation d'accessoires et de morceaux de décors), une véritable mise en scène de la compagnie (on n'en sort pas!)!

Concrètement, ça donne ça (bon... il manque quand même le «avant» pour bien juger des différentes modifications apportées)... bien que le tout soit encore en chantier...









Ma philosophie est que dès qu'un visiteur (partenaire, collaborateur, contractant) entre dans nos locaux il soit happé par l'impression d'être dans un lieu hautement artistique, un lieu de création permanente. Par ailleurs, je cherche aussi à implanter fortement la SALR au Complexe, à bien marquer ce bâtiment de sa présence tout en donnant une nouvelle ambiance régnante...

jeudi 1 mai 2014

Fin de semaine d'auditions...

Cet après-midi, à 15h, auront lieu les secondes auditions publiques professionnelles pour le théâtre et le cinéma, à la Salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. Une initiative qui découle du premier Forum sur le théâtre au SLSJ de 2011.

Six personnes (des finissants de l'UQAC, des comédiens de retour dans la région, des acteurs d'ici mais qui veulent se rappeler à notre bon souvenir) se prévaudront de l'offre et feront montre, devant des metteurs en scène et des réalisateurs (en plus de leurs pairs curieux) de leur talent sur la scène et - ô nouveauté de cette année! - à l'écran (dans de courtes scènes qui ont été tournées plus tôt par la Bande Sonimage).

Tout de suite après cet événement, je quitterai pour Montréal où m'attendent (en compagnie de Louise Bouchard, directrice artistique de la SALR et d'Aline Kutan) les auditions en vue de la prochaine production de la SALR (une autre audition au SLSJ devrait se tenir un peu plus tard dans le mois, j'imagine). Ce seront près de soixante solistes qui passeront devant nous, en deux jours.


mardi 11 février 2014

Après «La Fille du Tambour Major»...

Je reviens à ce blogue après près d'un mois d'arrêt... Un mois intense qui s'est passé principalement dans le sous-sol de l'église où niche la SALR et au Théâtre Banque Nationale. Un mois intense et pourtant fantastique qui m'a permis de faire de nouvelles rencontres artistiques mémorables.

(photographie: Rocket Lavoie, Le Quotidien)

Il est de ces productions où, tout à coup, tout semble être réuni pour cheminer vers un projet amusant, drôle... et terriblement facile dans le travail! Si des regrets subsistent, c'est beaucoup plus sur le peu de temps mis à ma disposition pour mener à bien ce projet et pousser encore plus loin les réalisations scéniques...

Le retour à la réalité se passe bien... d'autant plus que d'autres projets sont présentement en attente et/ou débuteront dans quelques jours!  De retour au  boulot!
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Voici quelques commentaires sur cette production...
Avec tambours et trompettes (Denise Pelletier, Spécial du jour)
La fille du Tambour-Major, pur délice! (Christiane Laforge, Orage sur océan)
On s'amourache dès la première note (Roger Blackburn... et non Daniel Côté, Le Quotidien)

vendredi 17 janvier 2014

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]


Voici, tiré de cette éclectique vidéothèque qu'est Youtube, une version longue (mais pas la meilleure!) de La Fille du Tambour Major d'Offenbach... Des airs que j'apprends à apprécier de plus en plus! Il faut dire qu'il y a une grande différence entre les écouter par le biais d'un média et les voir chanter...

D'ailleurs, je serai plongé, dans les prochains jours (et pour les semaines à venir!), du soir au matin, dans cette oeuvre... alors que s'amorcent les répétitions intensives.

Ce soir, ce sera la première rencontre avec tous les solistes et demain, le début de ce sprint qui nous mènera à la première du 7 février!

jeudi 21 novembre 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Le choeur de la Société d'art lyrique du Royaume répète déjà depuis la mi-septembre sous la direction de Céline Perreault. Mais depuis la semaine dernière, je m'intègre à cette gang pour entamer la mise en scène des parties de groupe. 

Un travail qui s'avère un peu plus complexe que celui de l'an dernier... ne serait-ce que, contrairement aux choeurs d'Orphée aux enfers qui avaient des numéros exclusifs, les choeurs de La Fille du Tambour-Major sont tissés à même les dialogues et les scènes des solistes (qui eux, n'arriveront qu'à la mi-janvier). Rarement - voire jamais! - le choeur est seul en scène. Toujours il est en interaction avec l'un des personnages principaux. Bref, le travail scénique en cours ne peut se faire que par fragments (et ceux-ci, en l'absence des interprètes, ne peuvent qu'être incomplets).

Ce sont donc des morceaux de casse-tête... des scènes qui devront être prêtes à accueillir les différents personnages...

Derrière ce défi se cache pourtant déjà une évidence: ce sera très drôle!

Mais ce n'est pas tout... parce que si les choeurs sont définitivement en chantier, un autre (gigantesque) chantier ouvrira d'ici quelques jours: le décor (conçu par Christian Roberge et réalisé par Yves Whissel). Après un réajustement des devis (sans qu'il y ait trop de compromis esthétiques), les commandes ont été passées et le matériel devrait arriver sous peu.

C'est donc dire que le train est lancé; il faut maintenant bien le prendre!

mardi 5 novembre 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Voici un aperçu de la proposition scénographique de Christian Roberge (le même qui a signé les décors d'Orphée aux enfers, l'an dernier... et avec qui j'en suis à la huitième collaboration) pour La Fille du Tambour-Major présentée par la Société d'arts lyrique du Royaume.

Je dis aperçu parce que depuis le dépôt de cette proposition, au début du mois de septembre, les choses ont évolué, se sont précisées... mais dans l'ensemble, les présentes images sont tout de même significatives et assez près de ce que nous recherchons.

D'abord, le cadre de scène sera abaissé, laissant de l'espace (dans la partie noire) pour des sur-titres. 

Ensuite, l'espace - constitué à chaque fois par la redondance esthétique de panneaux et de paravents - sera étroit... sur toute la largeur de la scène, très près du public. Un espace parfait pour travailler les groupes scéniques sur un mode de fresque, de bas-relief.

Enfin, les éléments scéniques seront réalistes.

Ces ensembles scénographiques seront à même, je crois, de rendre dynamique la mise en scène.




vendredi 1 novembre 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Voici l'affiche de la prochaine production de la Société d'Art Lyrique, La Fille du Tambour-Major d'Offenbach, que je mettrai en scène (et dont les représentations se feront les 7, 8 et 9 février prochains).

L'exercice de conception de l'affiche est toujours un peu ardu... surtout dans un contexte où la mise en scène n'est encore qu'esquissée que dans ses grandes lignes. Comment alors rendre visuellement compte d'un spectacle?

Deux choix ont motivé cette proposition (signée par Alexandre Girard).

D'abord, le souhait exprimé (par moi, notamment) d'avoir une certaine continuité avec l'affiche de l'an dernier (qu'on peut retrouver ici), tant par la configuration que par l'esprit avec proéminence du titre sur une image somme toute neutre reléguant les informations sur une bande noire.

Par ailleurs, l'image - le drapeau français qui est l'espoir de cette pièce - a été choisie parce qu'elle avait un certain mouvement. Et qu'on avait le drapeau sans trop avoir l'imposition de l'objet... Je souhaitais (et souhaite encore) avoir une image d'époque parce que c'est aussi la ligne esthétique qu'on s'est donné de faire dans l'historique sans pourtant tomber dans l'archéologique. Les costumes et les décors devraient avoir ce côté un peu suranné et sera aussi dans ces mêmes teintes...
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Voici, en lien, l'article qui est paru dans le journal de jeudi matin, suite a la conférence de presse.

mercredi 18 septembre 2013

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]


Ce matin, il faut s'astreindre à établir le calendrier de répétitions pour La Fille du Tambour Major, la prochaine production de la Société d'art lyrique du Royaume. Un exercice fastidieux alors que quelques rencontres avec le chœur se feront avant Noël et au retour des Fêtes avant que d'entreprendre, à compter de la mi-janvier, des répétitions très intensives, sur trois semaines, pour l'ensemble du spectacle. 

Faire cet exercice sur papier est un peu audacieux, car il suppose que nous estimions très bien le temps nécessaire pour chaque scène pour maximiser la présence des solistes et des choristes. Si ça va trop vite (ça arrivait l'an dernier...), nous devons parfois attendre l'arrivée des prochains interprètes... Si ça va trop lentement, nous sommes soudain en retard et il faut mettre les bouchées doubles...

Idéalement, il faudrait réussir à planifier une première mise en place complète dans la première semaine... Un ou deux enchaînements... Puis une révision de l'ensemble au cours de la seconde semaine. Les deux ou trois derniers jours avant l'entrée en salle, il nous faudrait encore là un ou deux enchaînements. 

À voir.




samedi 14 septembre 2013

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]


Ce matin a lieu la première véritable réunion de production de La Fille du Tambour Major de la Société d'Arts Lyriques du Royaume. Tous y seront: le président du conseil d'administration, la directrice générale (qui fait aussi office de directrice de production), la directrice artistique, la chef de chœur, le scénographe, la costumière, l'éclairagiste... et moi.

Ce sera l'occasion de mettre à jour les différents dossiers... ce qui permettra à tous les concepteurs d'avoir une bonne idée des demandes qui ont été faites. Ce sera, en quelque sorte, la réunion d'unification... le moment de consolider les grandes orientations que je veux prendre dans la mise en scène avec les différents éléments scéniques. 

Cette production doit se construire sur un ton particulier... donnant un jeu à mi-chemin entre un réalisme outrancier et une caricature quotidienne.

À histoire extravagante, esthétique extravagante!

mercredi 4 septembre 2013

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]

Le sacre de Napoléon par Jacques-Louis David, 1807

En cette fin d'été, le travail de conception pour La Fille du Tambour Major continue de se faire... et mes collaborateurs (la même équipe que l'an dernier, pour Orphée aux enfers) m'ont déjà fait des propositions , m'ont montré les premières esquisses des différents éléments à venir... et ça augure bien!

La grande ligne esthétique est assez simple: on se la joue historique... et de là, il faudra, pour éviter de tomber dans l'archéologie, trouver un ancrage pour rendre cette histoire  (qui se déroule en 1800, en Italie... avec des Français et, bien sûr, des Italiens) moderne et contemporaine (la mise en scène étant le catalyseur).

Jacynthe Dallaire fait des recherches pour trouver des formes de costumes appropriés qui permettront, d'une certaine façon, d'identifier l'époque et les nations. J'ai aussi manifesté le désir de voir ces costumes être confectionnés avec des tissus lourds. Lors de la dernière rencontre, la semaine dernière, nous validé les choix et définit quelques paramètres.

Pendant ce temps, Christian Roberge réfléchit à la scène. La demande est assez précise: j'aimerais travailler les tableaux comme des bas-reliefs... sur une scène large mais très peu profonde. Il faut un espace différents pour chacun des actes. Les premières propositions (stimulantes!) vont en ce sens. 

Pour établir les couleurs de l'ensemble, la référence sera le tableau qui illustre ce billet... Des couleurs vives mais marquées par le temps. Une patine comme une brume, un souvenir. Il y a là ce qu'il faut, je pense, pour inspirer Alexandre Nadeau qui fera de nouveau l'éclairage. 

vendredi 23 août 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Parmi les nombreux projets qui m'occuperont au cours de la présente année, il y a cette seconde expérience de mise en scène au sein de la Société d'Art Lyrique du Royaume qui proposera, en février prochain, La Fille du Tambour-Major d'Offenbach, une opérette historique (franco-italienne!) fort intéressante... heureux mélange d'invraisemblances et d'imbroglios dignes des romans Harlequin et des soaps américains! Mais j'y reviendrai subséquemment.

Pour le moment, nous en sommes (l'équipe de direction qui accueille sa nouvelle directrice artistique - présentée dans cet article du Progrès-Dimanche - et l'équipe de création) encore à définir les grandes lignes esthétiques de cette production à venir. 

Et c'est la raison pour laquelle, ce matin, je me rends à Roberval pour rencontrer Christian Roberge qui reprendra, lui aussi pour la seconde fois, le rôle de scénographe pour la compagnie!

lundi 18 février 2013

«Orphée aux Enfers»... [Carnet de mise en scène]


En réflexion devant le montage du décor d'Orphée aux Enfers... en compagnie de l'éclairagiste, Alexandre Nadeau (photo: Christian Roberge)

Maintenant que la poussière retombe un peu, vient maintenant le temps de faire le bilan de cette expérience  (plus qu'enthousiasmante!) que fut Orphée aux Enfers

Qu'est-ce qui a bien marché? Qu'est-ce qui a accroché? Qu'est-ce qui, avec le recul, aurait pu être fait autrement? C'est là le plus difficile: tenter de faire preuve de rigueur et d'objectivité... je dirais malgré et contre la bonne réception générale (sait-on jamais les critiques plus négatives?) du spectacle. 

Rien n'est vraiment parfait. Tout peut (et doit!) être amélioré.

Démêler les choix des compromis. Les obligations des désirs artistiques. Les essais des convictions. Les bons coups des moins bons. L'exercice est exigeant, mais nécessaire. Car ce n'est pas dans cette couche bienfaisante de compliments que se développe une pratique...

Dans l'ensemble, pourtant, le plaisir a été au rendez-vous! 

En attendant la prochaine fois... si prochaine fois il y a... voici quelques billets écrits sur la production 2013 de la Société d'art lyrique du Royaume:

Une belle soirée aux Enfers (Denise Pelletier, Spécial du jour)
L'opérette prend un coup de jeune (Daniel Côté, Le Quotidien... en partie)
Une belle tradition (opinion de Daniel Côté, Le Quotidien)

vendredi 18 janvier 2013

«Orphée aux enfers»... [Carnet de mise en scène]


C'est ce soir que je rencontre les solistes d'Orphée aux enfers pour la première fois (à part ceux de la région qui se sont joints à nous lors des répétitions du choeur). Et c'est ce soir qu'aura lieu la première lecture du livret de cette opérette.

Le texte, en deux actes et quatre tableaux, a été écrit par Hector Crémieux et Ludovic Halévy... et mis en musique par Offenbach.

Il est d'ailleurs un peu étrange d'amorcer cette première lecture alors qu'il y a déjà quelques semaines que je planche sur la mise en scène des parties chorales. Alors que les solistes liront leur(s) rôle(s), j'aurai déjà en tête de grandes parties de ce spectacle! Qui plus est, l'ensemble esthétique est déjà pas mal avancé...

C'est ce soir, donc, que je mettrai des visages et des corps sur des noms, que j'aurai une bonne idée des dynamique des personnages, des liens qui les unissent... des caractères qui vont surgir au fil des mots...

Mais auparavant, je ferai, dans quelques minutes, un détour par l'atelier de la costumière, Jacynthe Dallaire, pour jeter un coup d'oeil sur les costumes, voir la réalisation des croquis qui m'ont été présentés à la fin de l'été...

jeudi 17 janvier 2013

«Orphée aux enfers»... [Carnet de mise en scène]

La mise en scène de cette production me permet de définir une certaine méthode de travail. Une méthode facilement identifiable parce que radicalisée, d'une certaine façon, par le fait d'avoir près d'une quarantaine d'interprètes à diriger...

Pour les scènes de groupes, je fais une mise en place rapide, complexe, la plus précise possible. 

Lors de la répétition suivante où il y a reprise de cette scène, je vois ce qui s'est rapidement ancré dans le corps et la mémoires des actants. Si la moitié des gens (et parfois plus!) ne se souvient plus de ce qui a été fait (bien que tout soit noté par l'assistante...), je me permets de revoir ces passages. Révisant la séquence. Ajustant le rythme. Simplifiant geste et mouvement. Du coup, je garde généralement (même si parfois il faut reprendre une scène à zéro) le même cadre établi, le même principe. Je ne suis jamais très loin des premières  directives.

La meilleure efficacité scénique restera toujours celle que la grande majorité endosse automatiquement et refait avec facilité. De cette facilité, il est possible, par la suite, d'apporter des précisions de gestes, de mouvements, d'intentions...

À l'inverse, s'acharner à imposer des figures ne fait qu'obséder les comédiens (ou chanteurs!) qui ne pensent qu'à la séquence à exécuter au détriment de tout le reste. 

Ceci étant dit, j'insiste quand même un peu lorsqu'il y a enchaînement... et je pousse le groupe à se lancer (idéalement avec confiance!) dans l'espace... sinon tout serait tout le temps à reprendre! 

Cette méthode fonctionne assez bien... tant qu'elle est bien admise. Que le metteur en scène ne perde pas la confiance des comédiens (ou chanteurs!) devant cette apparence d'indécisions. Que ceux qui absorbent vite les indications demeurent, pour le bien du spectacle, ouverts aux modifications. Que ces retours sur le travail (et le déplacements de quelques cues) ne soient pas une source de frustrations.

dimanche 13 janvier 2013

«Orphée aux enfers»... [Carnet de mise en scène]


L'image ci-haut représente Eurydice, dans une version théâtre d'ombres d'Orphée aux enfers, par Nicolas Aubert. Cette version peut être vue sur le site Ombres et silhouettes. Une version écourtée du mythe originel...

Pendant ce temps, j'ai terminé aujourd'hui les répétitions dédiées exclusivement au choeur... et j'attends, dans quelques jours (vendredi, pour être plus précis), l'arrivée des solistes pour enclencher le petit rush de trois semaines qui nous mènera jusqu'à la première du 7 février!

vendredi 11 janvier 2013

«Orphée aux enfers»... [Carnet de mise en scène]

Le mythe d'Orphée n'a pas seulement inspiré Offenbach et ses collaborateurs. Plusieurs s'y sont frotter. Stravinsky. Pina Bausch. Philip Glass. Jean Anhouil. Tennessee William. Et d'autres encore... dans toutes les sphères artistiques (poésie, musique, danse, peinture, théâtre, cinéma).

Voici, un peu plus bas, le film (intégral... soit une heure trente!) qu'en a fait Jean Cocteau (un autre de mes auteurs fétiches) en 1950 avec une distribution à faire rêver... une distribution dont les deux interprètes principaux sont Jean Marais et Maria Casarès.

Le scénario (écrit par Cocteau) a été publié en 1995 chez Librio. La quatrième de couverture le résume ainsi: L'histoire a traversé les siècles... Orphée a perdu Euridyce, piquée par un serpent. Pour la ramener sur terre, il n'hésite pas à affronter tous les périls de l'enfer. Une seule condition: lors de cette lente remontée vers le monde des vivants, il ne doit pas se retourner, ni regarder la bien-aimée. Hélàs!

Cocteau relance le mythe. Parmi ses personnages, quel est le plus envoûtant? Cet Orphée, amoureux de sa mort qui va et vient à travers les miroirs? La princesse qui transgresse les lois de l'au-delà pour l'amour du poète? Heurtebise, le messager, qui apparaît et disparaît à volonté? Eurydice? L'intouchable, l'Invisible, l'Ombre! Dans un décor surréaliste où les vivants et les morts se côtoient, le film de Cocteau prolonge encore le mystère...


dimanche 6 janvier 2013

«Orphée aux enfers»... [Carnet de mise en scène]


Je reprends, dans quelques heures, la mise en scène du choeur d'Orphée aux enfers... travail amorcé - dans le plaisir! - avant les Fêtes.

Je reprends là où nous avons laissé le chantier. 

Dans les faits, nous avons passé à travers l'ensemble des morceaux où ce choeur - dynamique, fébrile, exalté - apparaît. Une première ébauche de mise en place à été effectuée. Une ébauche somme toute complexe, et généralement bien installée.

Ce matin, donc, reprise. Révision. Consolidation.

Il me reste, avec aujourd'hui, deux jours (avec dimanche prochain) de répétition avec ces presque trente chanteurs. Deux jours pour nettoyer ces chorégraphies, revenir à l'essentiel, à l'efficacité. Deux jours avant que n'arrivent les solistes et que mon attention se concentre ailleurs.

Cette création comporte deux avantages, dans le travail actuel.

Le premier consiste dans le fait de travailler sur une petite scène - l'espace scénique étant condensée en un carré de 20 pieds par 20 pieds - qui prend facilement place dans le lieu de répétition... Les proportions sont donc fidèles à ce qu'elles seront une fois entrés dans l'Auditorium-Dufour... Je veux dire le Théâtre Banque Nationale. 

L'autre avantage, c'est de pouvoir déjà utiliser tout le matériel scénique (décors et accessoires) nécessaires aux jeux de scène.



mercredi 19 décembre 2012

«Orphée aux enfers»... [Carnet de mise en scène]


Les activités pour cette production feront relâche pour les jours à venir... jusqu'à la reprise (intensive!) qui nous mènera vers la première du 7 février prochain.

Dans l'ensemble, le travail suit son cours de belle façon. 

Après quatre jours - quatre samedis! - de mise en scène avec le choeur, il est possible d'avoir un fort bon aperçu de sa ligne directrice, du ton qui lui est dévolu, de son vocabulaire gestuel. À peu près toutes ses apparitions ont été placées... grossièrement, peut-être, mais assez pour accélérer le processus dès janvier en y intégrant les solistes. 

Pour ce spectacle, j'ai pris le parti de ne pas inviter de chorégraphe et d'assumer la direction des mouvements. Et c'est là un des plus grands plaisirs de la  mise en scène: donner forme à une image scénique dynamique! 

L'autre plaisir est d'entendre résonner cette masse humaine sur des airs fort stimulants!

Pendant ce temps, la scénographie continue d'évoluer. Esthétiquement, nous avons choisi d'aller vers un décor à deux dimensions (selon le principe des livres pop up), très léger... qui pourra être manipulé avec efficacité, permettant, du coup, de multiples changements de lieux à vue!

Si tous les morceaux scénographiques sont réalisés, restent maintenant, d'ici l'entrée en salle, à finaliser la peinture...

jeudi 6 décembre 2012

«Orphée aux enfers»... [Carnet de mise en scène]


Les répétitions avec le chœur ont débuté il y a deux semaines... bien que celui-ci répète, dans les faits, depuis la fin du mois de septembre (sous la direction de Josée Ouellet).

Un chœur fort présent dans deux des quatre tableaux de cette opérette. Un chœur (pris dans sa qualité de masse uniforme) aux trois fonctions essentielles dans cette production: interprétative pour le jeu et les mouvements, scénographique pour les poses et la mise en espace, technique pour les changements de décors...Un chœur fébrile avec de grands airs dynamiques et soutenus pour créer une présence éminemment théâtrale que je compte utiliser à fond.

Lors des prochaines rencontres, nous en serons à nous frotter aux morceaux les plus connus comme le final de la première partie (le fameux Gloire à Jupiter) et à l'hyper-classique Galop Infernal dont il est question dans le vidéo qui illustre ce billet...

Il y a, dans ce travail, quelque chose d'exaltant: autant de monde (même s'ils ne sont pas plus qu'une vingtaine) dans une même salle à chanter fort et bien, dans le plaisir et une certaine folie...  

Par ailleurs, la production des décors de Christian Roberge est aussi en chantier et avance beaucoup plus vite que prévu! Les choses se placent rapidement et dès la prochaine répétition, nous aurons les bons éléments à déplacer!