Affichage des articles dont le libellé est Superstitions. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Superstitions. Afficher tous les articles

samedi 25 avril 2026

Ah, ces acteurs superstitieux...

L'histoire du théâtre est rempli de petites curiosités qui le rendent irrésistible. Comme toutes ces superstitions pour garantir le succès, protéger les interprètes, conjurer le mauvais sort. Il y a les classiques (celle de la pièce écossaise, des oeillets ou de la couleur verte honnie) puis il y en a d'autres, comme ce petit florilège paru dans L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, en 1895:

Tout ça sent le périmé, l'époque révolue... n'est-ce pas? Et pourtant! Il reste, encore de nos jours, quelques spécimens (des superstitions entretenues, des interprètes attachés à leurs fortunes) qui perdurent. Et c'est aussi ça, le charme du théâtre.



dimanche 8 novembre 2020

Au théâtre, cette semaine! [Du 8 au 14 novembre 2020]

 


Il n'y a rien de prévu, rien de prévisible à court terme dans ce monde théâtral (et culturel) qui se voit confiné à nouveau. 

Alors au lieu de poser ici les affiches des représentations à venir, voici une autre ghost light - la lumière laissée sur une scène entre deux représentations tant pour éclairer la scène dans un souci de sécurité que pour éloigner les esprits qui hanteraient les théâtre. En fait, il s'agit d'une chanson... qui m'intéresse moins que les fort belles images qu'elle présente.

Est-ce que je pratique cette tradition? Non. Mais je devrais car c'est la superstition théâtrale que je trouve le plus poétique.

samedi 30 mai 2020

Superstitions d'artistes

Dans les coulisses de théâtre règne tout un monde de superstitions tenaces et charmantes: un tel refait toujours le même trajet exactement à la même heure... une telle s'habille et se maquille toujours dans le même ordre... un tel refait systématiquement tous ses déplacements... une telle fait toujours le même signe avant d'entrer en scène... un tel refuse de voir son costume se faire laver... une telle porte toujours sur elle un porte-bonheur... etc. À quel point sont-elles ancrées chez les interprètes? C'est assez étonnant!

De ces superstitions, j'en ai relevé de nombreuses déjà sur ce blogue... et il est possible de lire tous ces billets ici.



Radiomonde, du 29 juin 1946:

vendredi 1 mai 2020

Des superstitions chez les Anglais


Je pensais connaître pas mal les grandes superstitions du milieu théâtral (vous en trouverez plusieurs ici)... mais le Le Magasin Littéraire - revue illustrée, un truc publié  à la fin du XIXe siècle (et disponible via Google Books) m'en apporte de nouvelles:


lundi 28 mars 2016

La malédiction de Shakespeare


Voilà la photographie de l'épitaphe qui coiffe la tombe de Shakespeare (d'autres images ici) sise dans l'église de la Sainte-Trinité à Stratford-upon-Avon. 

La traduction donne à peu près ceci: Mon ami, pour l'amour de Jésus, abstiens-toi de creuser la poussière enfermée ici. Béni soit celui qui épargne ces pierres. Et maudit soit celui qui déplace mes os. 

Eh bien quelqu'un a dû souffrir quelque part parce que dernièrement, selon une nouvelle parue il y a quelques jours (ici), on a découvert que dans cette tombe, d'après des études au scanneur laser, Shakespeare a perdu la tête!

Peut-être était-ce un comédien qui voulait jouer le rôle de Hamlet comme le veut l'image devenue cliché du jeune homme torturé tenant dans ses mains un crâne... Dans ce cas, quel crâne a le plus d'intérêt que celui du génie dramatique? 

mercredi 4 décembre 2013

«Merde!»


À quelques jours de la première de Sous le gui - 175 bonnes raisons de fêter la Noël - spectacle non-gratuit (dont c'est la générale ce soir!) et de Trou noir, voici un petit détour par le Dictionnaire de la langue française d'Agnès Pierron pour en lire la définition de ce célèbre mot prononcé avant une représentation:

M... ou Merde: Manière traditionnelle de dire à un acteur ou à un metteur en scène, le soir de la première: «Bonne chance!». Souvent, le mot s'accompagne de l'adjectif «gros»: «Je te dis un gros merde pour ce soir», «Envoyons un gros m...», peut-on lire sur les télégrammes glissés dans l'encadrement du miroir de la loge.

Certains chanteurs d'opéra demandent qu'on leur dise ce mot au moment de leur entrée en scène, accompagné d'un coup de pied au derrière. Le «M...» le plus célèbre du théâtre est le juron que prononce le père Ubu, personnage créé par Alfred Jarry (1873-1907): «merdre», qui, avec «cornegidouille» et «de par ma chandelle verte» ponctue le texte.

Signalons que les Anglais, eux, disent: «Rabbit, rabbit» ou «Break your leg» («casse-toi la jambe»), sous entendu: mieux vaudrait que tu te casses la jambe que de faire un bide, que de te ramasser un gadiche.. La langue allemande propose: «Hals und Bein Bruch» («la cassure du cou et de la jambe»). En français, le raccourci de la formule met en jeu le même scénario: celui de chuter, de prendre un billet de parterre, finalement de glisser sur une m... et de tomber. Mais chacun connaît la superstition liée au fait de marcher dans la m... du pied gauche: ça porte chance!

Qu'on se le tienne maintenant pour dit!

mardi 8 janvier 2013

De l'infortune de «Macbeth»...


Dans cet extrait, la grande Judi Dench y va, en 1979, d'une interprétation fabuleuse (et, me semble-t-il, toute shakespearienne!) de Lady Macbeth dans une mise en scène de Trevor Nunn. Il s'agit là de la scène du somnambulisme (le lavage des mains)... Un truc vraiment terrible...

Je ne sais pas, dans cette création, s'ils ont eu des problèmes avec la malchance. Après tout, prononcer le nom de Macbeth sur une scène, dans un théâtre, porterait malheur. C'est pourquoi - je l'ai déjà noté dans un autre billet sur le sujet - quand il est question de cette pièce, plusieurs préfèrent l'appeler, notamment, la pièce écossaise.Et pour désigner les principaux personnages, on dit M. et Lady M. 

Vive la superstition!

J'ai trouvé, dans Leur trac au théâtre d'Éliane Arav (publié en 2012 aux éditions Payot), en pages 143 et 144, ces possibles explications: Si les raisons de cette malédiction sont assez floues et s'il n'existe aucune preuve tangible pour la justifier, l'acteur anglais Vernon Dobtcheff a bien voulu nous donner quelques pistes hypothétiques expliquant la malédiction de Macbetch.

Tout d'abord, plongeons-nous dans les brumes troubles du XVIième siècle en Écosse. Une lande balayée par la tempête d'où surgissent trois sorcières. [...] Le décor est planté. À cette époque où l'on croit et l'on craint les maléfices et que la sorcellerie est très répandue, on dit que l'auteur, pour ces scènes de magie, a utilisé de véritables incantations de sorcières, ainsi que de véritables ingrédients, queues de rats, bave de crapaud ou pattes d'araignées de cette nébuleuse magie [...].

Comme si ce n'était pas suffisant, le jour de la première, l'accessoiriste, en panne de marmite pour les scènes de sorcières, se rend chez l'une d'elles et lui emprunte son chaudron. À ce moment là, on estime déjà que la pièce serait doublement maléfique - incantations magiques, véritables philtres et chaudron de sorcière - sans pourtant pouvoir affirmer si c'est par mégarde ou volontairement. Et ce n'est pas terminé!

En effet, pour cette nouvelle création, Shakespeare a lui-même distribué sa pièce et fait la mise en scène, et c'est à ce moment-là que la légende prend toute sa dimension prophétique: on dit que l'auteur, ne désirant pas qu'on lui succède ou que quiconque fasse une meilleure mise en scène de sa pièce, convoqua la sorcellerie pour qu'un sort soit jeté sur ceux qui s'aviserait de se frotter à Macbeth. [...] Surviendront nombre d'accidents dramatiques ou de morts mystérieuses, quand ce n'est pas le théâtre qui brûle!

J'aime beaucoup et cette pièce... et tout l'aura qui l'entoure... et plus encore avec cette version qui place l'auteur universel dans une position mystérieuse: voilà une belle histoire d'ego, de jalousie, de postérité maudite!

vendredi 24 août 2012

Du violet comme d'une malchance...


Tiens.. Le violet serait néfaste... Une autre superstition théâtrale... un peu moins connue... même si j'en ai déjà glissé un mot quelque part, dans cette série de billets portant sur le sujet. Voici comment on aborde cet interdit dans le Dictionnaire de la langue du théâtre:

Violet: Couleur faisant l'objet d'un interdit sur la scène, en Italie. Peut-être parce qu'elle évoque le clergé et, qu'en Italie, le violet a trouvé sa place au Vatican. Le vert ne serait pas prohibé en Italie comme il l'est en France, parce que dans «vert», on entend Verdi (Giuseppe Verdi, 1813-1901), le musicien dont il est dit qu'il a réinventé le théâtre. C'est donc le violet qui est interdit au pays des lazzis, de la commedia dell'arte, parce qu'il évoque aussi la mort; le violet n'est-il pas la couleur du demi-deuil?

Le violet a eu sa place sur la scène française. C'est la couleur des sympathisants de l'Empereur; ainsi Mlle Mars (1779-1847), qui lui demeura fidèle, se para souvent de violet, n'hésitant pas à paraître sur scène avec un bouquet de violettes accroché à son corsage. Ce type de bouquet semblait même si inoffensif et si courant dans les moeurs théâtrales qu'Adrienne Lecouvreur (1692-1730), en recevant un au théâtre, n'hésita pas à le respirer, au point qu'elle en mourut: le bouquet était empoisonné.

On en apprend tous les jours...

samedi 15 octobre 2011

Quelques autres superstitions théâtrales...


Ce matin, je fais œuvre de traduction pour transcrire ici quelques nouvelles superstitions théâtrales (que je viens de découvrir en furetant sur le web... sur Google Books pour être plus précis...). Personnellement, j'aime ces éléments surnaturels bien que je n'y prête guère attention sur le terrain.

Elles proviennent, d'une part, de l'ouvrage The Origins of Popular Superstitions and Customs (qu'on peut retrouver ici, à partir de la page 186) par Thomas Sharper Knowlson et dont la première publication s'est faite en 1890.

C'est un signe de succès assuré si les souliers d'un acteur grincent (bon, je dirais couinent...) alors qu'il entre en scène pour la première fois...

Si, lors d'une entrée en scène, le costume (ou une pièce de celui-ci) s'accroche à une partie du décor, l'acteur doit immédiatement revenir sur ses pas et refaire une nouvelle entrée pour contrer le mauvais sort...


Au guichet, lors d'une première, si le premier spectateur qui achète son billet est un vieil homme ou une vieille femme, cela signifie que la pièce aura une longue vie. Par contre, ce sera le contraire s'il s'agit d'une jeune personne...


D'autres parts, en voici une autre (qui revient très souvent dans les bouquins et dont j'ignorais l'existence...) tirée de l'ouvrage Sketches from Bohemia: being stories of the stage, the study, and the studio par Shafto Justin Adair Fitz-Gerald en 1918 (ici, à partir de la page 131).

La dernière réplique (ou le dernier discours) d'une nouvelle pièce ne doit jamais, en aucune circonstance, être dite en répétition. La prononcer ne peut qu'attirer le mauvais oeil sur cette création. Elle ne doit être dite que lors de la première, devant public.

mardi 30 août 2011

Ah non... pas un koala!

Dessin pris sur ce site.

Dans la joyeuse série «superstitions et interdits», je viens de trouver un autre élément... qui ne risque pas trop d'être problématique sous nos latitudes.

Il paraît que le koala est absolument interdit dans les théâtres pour des raisons encore mystérieuses. Il y a plusieurs hypothèses à cela, mais la plus crédible est peut-être liée à ce fameux incendie du Théâtre-Royal de Sydney qui fit 135 victimes le 26 juin 1842 et dont la responsabilité en aurait incombé à un koala vivant qui faisait partie de la distribution et qui, suppose-t-on, prit feu en voulant grimper sur un candélabre qui lui rappelait subitement un tronc d'eucalyptus.

Moi qui voulait justement en intégrer un dans ma prochaine production! Je ne sais trop si c'est vrai... mes premières recherches sur le net sont restées vaines. Mais il paraît que ce drame marqua les esprits au point que, encore aujourd'hui, cet animal si mignon n'est toujours pas accepté dans les théâtres.

Cette anecdote est tiré du fabuleux petit Lexique amoureux du théâtre de Philippe Torreton publié en 2009.


lundi 25 juillet 2011

Le «Panégyrique des donateurs 2011»


Voici le Panégyrique des donateurs 2011 (devenu une tradition qui nous fait nous casser la tête année après année!) qui fut récité en début de chaque représentation pour remercier les commanditaires (qui seront 114!) de la production estivale. Le thème de cette année: les superstitions et les traditions!

Le texte qui suit est un collage de définitions, de vieux textes trouvés dans de vieux bouquins, sur internet... De la réécriture, de l'ajustement, de la dérive lexicale pour en arriver à mes fins!

Le théâtre… Lieu de croyances et de superstitions…

En quelques minutes, nous essaierons de creuser le sujet tout comme le feraient Excavation Vallée, l’Entreprise Daniel Villeneuve inc. et Rosaire Bouchard & fils.

Derrière ces portes barrées (une œuvre possiblement concertée d’ISO Cadres, des Portes et fenêtre LGC et du Serrurrier YC Fillion)… derrière ces portes baréées, donc, brille une lumière toute nue, la ghost light qui, dans notre cas, ne vient pas de chez Luminaires experts… La tradition veut, qu’une scène complètement vide laissée dans un noir d’Encreco peut être prise d’assaut par un fantôme qui viendra y revivre des moments glorieux comme sa chevauchée fantastique sur une chèvre de la Bergerie du Fjord dans l’immensité du Parc National des Mont-Valin. Pour éviter cela, à défaut d’avoir un système électronique de chez SPI sécurité, quand tous les comédiens quittent le plateau – qui en vélo de chez Cycle de Vinci, qui en Mercedes-Benz, qui dans un véhicule de chez PACO, d’Automobiles Jacques Bouchard ou plus réalistement selon ce que l’on connaît des artistes de chez nous, enfourchant une simple Pièces d’auto PL ou un unique Pneu R.Guay - , quand tous les comédiens quittent le plateau, on allume au centre une lumière jusqu’au retour de ceux-ci...

Le théâtre… Lieu de porte-bonheurs et de routines…

Soir après soir, comme s’ils sortaient des photocopieurs des Pros de la copie, de chez MégaBuro ou d’ICLT, les comédiens reprennent leur préparation de la même façon, suivant en cela un genre de rituel immuable. Dans le calme et la volupté... ils s’étirent, émules de Mégaforme et d’Alexandre Martel Entraîneur privé… et ils chérissent des portes-bonheur parfois surprenant… comme celui qui portait, en ses poches, un écrou de chez Spécialité YG Monsieur Boulon. Ils sont bien loin des angoisses et des tracas quotidiens… laissés aux bons soins de Boivin, Darveau, Boily comptables agréés, de Mona Lessard, conseillère en finances, de Desjardins Centre financier aux entreprises, de Marc Beaulieu, notaire, d’André Lessard, notaire, de Gagnon Tremblay Girardin avocats… de Gauthier Bédard avocats et aussi et surtout du politicien Sylvain Gaudreault à titre personnel!

Pour préserver cette confiance que les acteurs se construisent solidement, inspirés par Béton régional et Luc Fortin architecte, il convient de ne pas leur offrir d’œillets... même s’ils viennent des Serres Louise Turcotte. Cela peut s’expliquer par une coutume qui remonte au dix-neuvième siècle, alors que ceux-ci étaient engagés à l’année... tout comme les employés de chez Distribution DDM, Lumen, Nedco, Wesco, Westburne, Concept Trebo 3000 et de chez GTRL 1990 inc. Quand le directeur du théâtre voulait signifier à une actrice qu’il renouvelait son contrat, au lieu de l’annoncer par un panneau de Signarama Saguenay ou des Enseignes Néon Otis, il lui faisait livrer par Transcol ou par Transport Caron des roses, tandis que s’il lui envoyait des œillets par Urgence Courrier Colis Cargo, son engagement prenait fin… dès lors, les couteaux de l'Atelier d’affûtage du Saguenay volaient bas. C’est pourquoi «hors les œillets»!

Le théâtre… Lieu de folklore et d’interdits.

Les Anglo-saxons, dont on retrouve un écho dans les nom Franklin Empire et Ackland Grainder inc, pensent qu’à proximité ou dans les murs d’un théâtre... - à ne pas confondre ici avec les Immeubles Murdock, la Fonderie du Saguenay, Le Montagnais ou l’Hôtel du Fjord … en fait, Gilles Parrot et Céline Bouffard courtiers en immobilier et les Services Immobilier Saguenay pourront vous aider à différencier les uns des autres -… à proximité d’un théâtre, il ne faut pas prononcer le titre de la pièce Macbeth de Shakespeare (qu’on ne retrouve malheureusement pas aux Éditions JCL mais en quantité suffisante au Cégep de Jonquière et plus encore à son Département des Arts et des Lettres.). On la désigne par diverses périphrases telle « la pièce écossaise »... ou le «texte sanglant écrit par le GROMEC». On dit également que Macbeth n'a jamais été mis en scène sans qu'au moins un des acteurs ne meure, filon prolifique pour Gravel et fils ou ne soit sérieusement blessé pendant le spectacle devenant de facto client de la Clinique privée de laser et chirurgie esthétique, de la Clinique dentaire Marc Desautels ou de celle de Jean-Yves Bouchard, denturologiste. Il n'y a aucune preuve objective créditant ou démentant cette superstition, mais il est intéressant de préciser que la pièce inclut davantage de scènes de combat que la moyenne des pièces de Shakespeare… et que l’ergonomie de celles-ci n’ont jamais eu le soutien des Consultants Ergon.

Dans le même ordre d’idée, il ne faut pas dire le mot «corde» en scène. Par contre, rien n’empêche de dire Guillevin international, STAS, Cegerco, BoFab (Atelier Boily), SOTREM, Canmec Industriel ou CanMec Lajoie Somec. Non. Rien ne l’empêche. La crainte de la corde que n’a pas Mme Marie-Josée Tremblay ni André Poitras et associés remonterait ainsi au Moyen Âge, alors que les comédiens, semblables en cela aux acteurs d'aujourd'hui, n'arrivaient pas toujours à manger à leur faim malgré leur outillage venu de Distribution Cuisilam ou de chez Eugène Allard. Leurs maigres moyens les éloignaient des comptoirs de la Boucherie Chez Manon ou de Corneau Cantin, de même que des tables de La Cuisine ou du Restaurant Bar le Tremblay. On se résignait alors à voler une poule, quelques fruits ou du pain et, malheureusement, on se faisait parfois prendre et, au lieu de croupir dans une cellule aérée par Pro-Sag Mécanique ou chauffée par Chauffage moderne, plusieurs carrières se sont ainsi terminées au bout d'une corde. Une autre explication, moins morbide celle-là, veut toutefois qu'avant l’arrivée de Protection incendie Viking et des installations de plomberie de la Tuyauterie BGR, alors que les éclairages se faisaient aux chandelles, on installait au-dessus de la scène des chaudières d'eau afin de combattre les incendies, dans des installations complexes qui auraient demandé le talent de Philippe Trépanier acier d’armature, d’InterCité ou des Industrie LD. Devant cet archaïsme, il y a de quoi se sentir loin des Outils Écono Québec ou du Centre de réalisation d’Outils Innovateurs! On n'avait donc qu'à tirer sur les cordes pour que ces derniers dégringolent. Dès lors, crier «corde» au mauvais moment entraînait des chutes d'eau pour le moins malvenues. La Coopérative de travail Maintenance DEL et les Produits sanitaires Lépine y auraient eu beau jeu. Il eût mieux valu, à l’époque, porter des vêtements de protection de chez Équipement Saguenay ou de crier Gescobec! ou Hydromec!

Le théâtre… Lieu de coutumes, de légendes… et de mauvais œil…

Sachez encore, que bien qu’aucune affichette de chez Métal Identification ne l’indique, il ne faut jamais siffler sur scène ou en coulisse et qu’il faut, le plus possible y bannir le vert.

On connaît mal l'origine du malaise des comédiens à jouer dans un décor où le vert est dominant. On ne peut pourtant pas toujours faire affaire avec les palettes châtoyantes du Centre de rénovation FDS Home Hardware ou de Réno-Tapis Plus ou de Rénovaction Ceramiko.
Peut-être est-ce parce que des comédiens ont trouvé la mort parce qu’ils portaient un costume vert à même la peau, teint avec de l’oxyde de cuivre. Peut-être aussi est-ce parce qu’ils s’enduisaient, pour incarner des personnages infernaux, de vert-de-gris mortel. Personne ne pouvait se fournir chez les spécialistes du matériau, Les entreprises GIVESCO. Mais s’ils l’avaient connu, ils se seraient sûrement parfumés de l’essence des Pétroles Aubry!

Le théâtre… Lieu de magie prêt à vous recevoir…

Mais auparavant, si vous voulez porter malheur à un comédien avant une représentation, vous n’avez qu’à lui souhaiter «Bonne chance!» Vite, vous serez remorquez illico par Remorquage SOS Saguenay bien loin de lui! Pour éviter un désastre, l'expression la plus utilisée est Merde! Cette expression – et des photos réimprimées chez Justin Maltais le prouveraient! - daterait de ces temps où les spectateurs se faisaient déposer en calèche devant l'entrée des théâtres, halte au cours de laquelle les chevaux ne manquaient pas de garnir de leur crottin les dalles de béton de chez Eudore Boivin Ltée à défaut de faire affaire avec les Cabinets Larouche, locateurs de toilettes mobiles. Cette "garniture" étant directement proportionnelle au nombre de spectateurs, c'était faire preuve de bienveillance que de souhaiter "beaucoup de merdes" aux artistes. Bien que l’anecdote soit charmante, remercions tout de même le ciel d’avoir aujourd’hui des véhicules de chez Équipements Villeneuve, ou d’autres munis d’éléments moins salissant du Centre alternateur et démarreur LT, d’EM Frein Ltée et de Lebeau Vitre d’auto.

Oh! Voici que j’entends, au loin, résonner l’écho du brigadier, de ce long bâton de bois avec lequel on frappe les trois coups… comme le claquement des trois lettres des Industries GRC. Pour résonner mieux, il faudrait peut-être le faire en métal. Évolution oblige! Qu’on passe le mot aux ateliers de soudure et d’usinage des Industries PLD ou de Soudure RG.

Mais vite, maintenant entrons!

vendredi 22 juillet 2011

«L'Affaire de la rue Lourcine» [Carnet de mise en scène]


Cette production a quelque chose de maudit... peut-être parce qu'on a voulu défier le sort en y foulant au pied nombre de superstitions et de traditions! Toujours est-il qu'il arrive beaucoup de choses:

premier pot de tabac en métal écrasé;
second pot de tabac en poterie éclaté;
comédienne prise sur sa chaise;
comédienne (la même) en quasi évanouissement en coulisse;
comédienne (une autre) dont le costume s'accroche dans le décor;
comédienne (une autre) qui perd la voix;
oubli d'attacher une chemise en preset;
oubli de ramener un veston sur scène;
oubli de faire le lavage;
violent orage en cours de représentation;
baisse d'énergie dans l'éclairage;
ventilation détraquée;
salle tellement humide que le plancher décolle;
téléphones qui sonnent;
manquements de cues techniques;
serviette glissée par mégarde sous le banc qui est amené sur scène;
vase qui vole en éclat très lentement;

et j'en oublient sûrement. Pleins de petits moments cocasses qui entravent la concentration des comédiens. Il y en a dans toute production... mais il me semble qu'ils se multiplient! Vite! Les porte-bonheurs!

lundi 21 avril 2008

Superstitions théâtrales... 2



Pour enrichir le premier tableau des superstitions brossé le 24 juillet 2007 (en un autre lieu), en voici quelqu'autres (?) (tirées, celles-là, du Dictionnaire de la langue du Théâtre par Agnès Pierron:

Chapeau sur un lit: Il n'est pas recommandé de poser un chapeau sur un lit (il y avait systématiquement un lit dans les couchonnerires), que ce soit sur la scène ou dans une loge d'artiste. En effet, il y a encore quelques années, les hommes portaient des chapeaux lors des enterrements, et on le retirait dans la chambre mortuaire pendant les derniers hommages au mort. Poser son chapeau sur son lit signifie donc que la mort n'est pas loin.

Faire les ciseaux: Se croiser sur une scène pour des acteurs; c'est un interdit dans une mise en scène. De même que le fait de croiser des couverts sur une table est considéré comme portant malheur, se croiser sur une scène est à éviter.

Dire «Lapin» en scène est aussi néfaste que dire «Corde»: L'interdit est le même sur un bateau: la lapin est un rongeur qui s'en prend aux cordages... Ah bon!

En voici une petite dernière (qui est sans explication pour le moment...):

Ne pas proposer trois sources lumineuses dans un décor.