vendredi 27 décembre 2024
Teichoscopie!?
jeudi 25 juillet 2024
Du rapport aux pièces classiques
mardi 4 juin 2024
De la «réplique» à l'«implique»
mercredi 22 mai 2024
De la sanctification par le sacrilège
samedi 14 mai 2022
De la réécriture d'après Goldoni!
samedi 2 avril 2022
Du texte comme d'une matière
mercredi 11 août 2021
Les lois de la composition théâtrale... selon Tchekhov (le neveu!)
Plusieurs auteurs dramatiques, plusieurs théoriciens, plusieurs sémiologues ont tenté, au fil du temps, de définir ce qui faisait une bonne pièce, ce qui pourrait constituer la mécanique théâtrale idéale.
Voici, de façon synthétique (après les avoir détaillées tout au long d'un chapitre complet), quelles sont les lois de la composition du théâtre selon Mikhaïl Tchekhov:
Une pièce comporte trois phases; les phases extrêmes s'opposent; la phase intermédiaire marque une transformation; chacune des phases peut se subdiviser en plusieurs séquences; chaque phase est dominée par un temps fort principal, chaque séquence par un temps fort secondaire; dans la tension dramatique, il faut ménager des paliers; les phénomènes de répétition créent un rythme; l'alternance des actions intérieures et extérieures crée un rythme ondulatoire; les caractères des personnages doivent s'opposer et se compléter.
Il est évident que toutes les pièces, qu'elles soient modernes ou classiques, n'offrent pas toujours, l'occasion d'appliquer tous les principes mentionnés ici. Mais leur application, même partielle, confère à un spectacle une vie, un relief et une beauté particulière, en permettant d'en approfondir le contenu tout en lui donnant une forme plus harmonieuse.
C'est un peu abstrait, je l'admets. N'empêche que dans la pratique, cette description peut facilement être validée et utilisée.
dimanche 18 juillet 2021
Du travail des représentations!
samedi 10 juillet 2021
Du rapport à la tradition
Il est parfois difficile de sortir des ornières de la tradition théâtrale... d'autant plus quand nous nous confrontons au répertoire, à ces textes dont les personnages sont archi-connus et dont de nombreuses productions, au fil du temps, en ont donné des versions marquantes, des modèles difficiles à oublier, à laisser de côté lors des répétitions.
Ainsi, de nombreuses œuvres sont tellement inscrites dans l'imaginaire collectif, qu'il semble impossible d'en proposer une nouvelle version scénique.
C'est notamment ce que pensait Meyerhold, lorsqu'il a monté, en 1924, La Forêt d'Ostrovski (qui est l'un des chef-d'oeuvre de la littérature dramatique russe). Voici son inspirante réflexion sur le sujet (tirée du tome II de ses Écrits sur le théâtre, p. 173, éditions L'Âge d'Homme)
Il est utile de toujours commencer contre la tradition établie, cela éclaircit la scène et le personnage, conduit à une remise en cause, une réévaluation, cela rafraîchit et actualise la pièce, puisque le travail est mené sur un terrain mis à nu. Si au bout du compte nous arrivons quand même à une interprétation traditionnelle, une couleur nouvelle, fraîche, aura cependant été introduite dans cette réinterprétation. Et la tradition elle-même aura été perçue comme une substance essentielle et non pas comme une forme avec un contenu usé, vieilli. [...] Il faut savoir lancer des pétards sous les jambes des spectateurs, alors il ne s'ennuiera pas.
Si le metteur en scène ne parvient pas à se libérer du carcan de la tradition, il y a un risque de tomber dans le cliché... ce à quoi Meyerhold - qui a toujours le bon mot pour tout - répondra que, justement, le cliché est une tradition vidée de son sens.
samedi 15 mai 2021
Du jeu formel...
mardi 13 avril 2021
Ce que je comprends des principes meyerholdiens ou comment je les applique
- le mot, la phrase, la sonorité;
- le rythme sur lequel s'élaborera la dynamique des personnages;
- les silences et les envolées;
- les points et les contrepoints... de même que les ruptures;
- le volume et le débit vocal.
- par sa posture, sa tenue, il donne un corps, une forme au personnage qu'il moule sur lui-même;
- par son déploiement dans l'espace, il est élément rythmique qu'il est possible de moduler à l'infini;
- par son geste et son mouvement, il précède la réplique dans une variation dynamique qui l'accentue;
- par son utilisation de l'objet, de l'accessoire, il se prolonge dans l'espace et augmente le potentiel scénique de celui-ci;
- par sa recherche de précision, de maîtrise, de virtuosité, il se surpasse.
- dès la première rencontre (après une première lecture), je commence à ébaucher une première mise en place brute, avec une découpe rapide du personnage pour en arriver rapidement, dans le premier tiers des répétitions, à un premier enchaînement complet qui donnera une idée générale de l'énergie demandée et de l'utilisation faite de la scène et de ces composantes;
- les répétitions reprennent du début, scène par scène, avec en tête l'ensemble général de la mise en scène, pour préciser, ajuster, refaire, peaufiner, corriger le rythme, etc. jusqu'à faire un autre enchaînement complet pour cibler les passages qui traînent encore;
- le processus est alors repris, avec une concentration sur les scènes qui demandent d'autres efforts;
- puis vient la série d'enchaînements (il y en aura quatre, six, huit... selon le temps restant) qui précède les générales et la première représentation.
mercredi 21 octobre 2020
Du rapport aux textes...
Une oeuvre dramatique, même celle d'un génie comme Shakespeare, n'est pas encore une oeuvre théâtrale.
dimanche 16 août 2020
Mise au point sur la création collective
Le travail collectif n'est pas la censure collective. Quand on discute d'une idée, il faut éviter qu'elle soit combattue par trois ou quatre avant même d'être totalement exprimée. Cela, nous avons appris à ne pas le faire. On essaie les idées les plus folles de certains. On ne les écrase jamais dans l'oeuf.
Ensuite, il faut laisser avancer ceux qui avancent, c'est-à-dire laisser apparaître les éclaireurs, ceux que j'appelle les «locomotives». Le travail collectif est tout sauf un travail égalitariste. Il y a ceux qui mènent, qui inventent, à tous points de vue, et ceux qui sont moins expérimentés, ou moins en forme, et qui suivent, mais qui sont aussi indispensables.
[...] Du coup, l'émulation s'accroît, et l'exigence. Il s'agit pour chacun de placer chaque jour la barre plus haut.
Chacun apporte ce qu'il est capable d'apporter. Le beaucoup de certains, et le petit peu des autres.
C'est là une mise au point essentielle, d'Ariane Mnouchkine (dans le bouquin dont je parlais hier) sur ce qu'est, un véritable fonctionnement d'une création collective. Je trouve intéressant sa distinction entre collectif et égalitariste, sa vision du collectif porté par des leaders, sans renier l'apport de chacun des participants.
dimanche 12 juillet 2020
Les fondements des grandes dramaturgies
vendredi 24 avril 2020
Ma conception du théâtre... retour dans le temps?
jeudi 23 avril 2020
Du rapport au répertoire et aux classiques...
dimanche 12 avril 2020
Une cause qui fera jurisprudence...
jeudi 26 mars 2020
Texte en cours!
mercredi 19 février 2020
Les enjeux de l'actualisation d'une pièce de théâtre
dimanche 19 janvier 2020
B comme Brochure
où cohabitent dessins, indications de mise en scène, cue technique et inondation de café!


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