C'est ce matin que commencent les répétitions pour le Cabaret des péchés capiteux, ultime (j'y reviendrai un autre jour) production estivale du Théâtre 100 Masques.
À chaque fois, il y a cette petite fébrilité de retrouver les collègues comédiens. De repartir la machine. De jeter les bases du ou des systèmes de conventions du projet à venir. De naviguer entre l'idée précise de départ et le flou toujours plus riche de ce que la répétition donnera par l'action conjuguée des diverses propositions et de l'impulsivité.
Mais avec ce cabaret, il y a ce plaisir (le même qui anime le travail sur les spectacles de Noël) d'y aller avec un jeu particulièrement frontal, un rapport impliquant fortement le spectateur. Un rapport de complicité. Un rapport de partenariat tacite entre la salle et la scène. Un rapport concret de réactivité de chaque côté. Parce que cette forme théâtrale commande cette porosité. Cet échange dynamique.
Au point où, en d'autres termes, le public doit intrinsèquement faire partie du spectacle. Chaque texte choisi, chaque saynète, chaque numéro sera conditionné par ce fait: il faut faire rire, faire réagir. Tout en restant ouvert à tout ce qui peut survenir pendant la représentation!
