dimanche 12 avril 2026
Le Cabaret des péchés capiteux [Carnet de mise en scène]
samedi 21 décembre 2024
Un bilan personnel
vendredi 17 mai 2024
Quand «George Dandin» jouait dans la région
jeudi 16 mai 2024
Pourquoi «George Dandin» d'après Molière?
- D'abord pour rapprocher ce texte de notre réalité orale.
- Pour accentuer l'identification.
- Puis pour retrouver une certaine vigueur de la langue dans cette comédie qui est particulièrement acerbe (et comme toute bonne comédie, le rythme est essentiel).
- Pour rehausser les effets comiques de certaines répliques.
- Pour prendre Molière à bras-le-corps et l'entraîner sur notre scène, aujourd'hui, en 2024.
- Parce qu'enfin, d'un point de vue vaguement idéologique, cette langue moliéresque, en 1668, ne sonnait pas comme le classicisme la fait entendre aujourd'hui (voir cet extrait d'une production du Bourgeois Gentilhomme montée comme à l'époque). Elle fut d'abord et avant tout puissamment scénique, pour des comédiens de leur époque, avant que les couches de vernis s'accumulent.
lundi 13 mai 2024
«George Dandin» aujourd'hui...
vendredi 22 décembre 2023
Me revoici!
samedi 5 novembre 2022
[Carnet de mise en scène] De l'espace scénique...
mardi 18 octobre 2022
[Carnet de mise en scène] Une nouvelle version scénique...
lundi 3 octobre 2022
[Carnet de mise en scène] Un texte de base...
samedi 24 septembre 2022
[Carnet de mise en scène] Un autre projet sur la table...
mercredi 7 septembre 2022
Une année théâtrale chargée...
samedi 14 mai 2022
De la réécriture d'après Goldoni!
mardi 5 avril 2022
Et un nouveau projet débute!
La commedia dell'arte doit avoir une approche dynamique. Complètement investie dans le corps (masqué!) et dans la bouche du comédien. Complètement présente et construite sur des échanges - verbaux et physiques - vifs et agiles, spontanés et pétillants. Improvisée? Non pas tant. Élaborée dans une langue - quand même écrite en un sens - proche de l'oralité, avec un corps lui aussi vivant mais ses codes scéniques bien ancrés.
Ce sont là les points essentiels de ce vers quoi je tends dans la prochaine production du Théâtre 100 Masques à partir d'une oeuvre de Goldoni, Un curioso accidente.
Une prise de texte qui change la littérature classicisée en une orature bien québécoise... bien que toujours collée à sa source. Une prise de corps qui s'inspire des canons de la commedia sans s'y empêtrer. Une prise de plaisir des planches et de la complicité avec le spectateur.
Ce sont là les cadres que nous nous donnons.
dimanche 13 mars 2022
Au théâtre, cette semaine! [Du 13 au 19 mars 2022]
vendredi 7 janvier 2022
Les morts sacrilèges - genèse du projet
- l’usage d’accessoires (objets, vêtements, mobilier);
- l’usage de lumières de différentes origines (chandelles, torches, lampes, spots, blacklights, etc.);
- l’usage de projections (que ce soient des images filmées spécifiquement pour ce spectacle, ou d’extraits de films, ou de créations numériques);
- la création d’espaces sonores par la conception ou l’usage de micros et de programmes de transformations vocales.
mercredi 5 janvier 2022
Les prochains mois au Théâtre 100 Masques
Semaine 1 – Dans l’univers de…Groupe 7-8 ans – … Calderon (La vie est un songe)!Groupe 9-10 ans – … Shakespeare (Richard III)!Groupe 11-12 ans – … Maïakovski (La Punaise)!Groupe 13-15 ans – … Cocteau (La voix humaine)!
Semaine 2 – Explorons…Groupe 7-8 ans – … le mime! (avec son corps comme matériau)Groupe 9-10 ans – … la revue théâtrale! (avec ses numéros sur l’actualité)Groupe 11-12 ans – … la tragédie classique! (avec les vers et les mythes)Groupe 13-15 ans – … les contes urbains! (les récits un peu étranges)
mercredi 29 décembre 2021
Une commedia dell'arte revisitée!
samedi 2 octobre 2021
Et c'est reparti pour un nouveau spectacle de Noël!
C'est hier que s'est mise en marche la quinzième création de Noël du Théâtre 100 Masques. Une tradition instaurée en 2007... qui l'eût cru!
vendredi 2 juillet 2021
Autocritique de «La Cantatrice Chauve»
mercredi 23 juin 2021
Pourquoi La Cantatrice Chauve?
Pourquoi avoir choisi ce texte, comme théâtre d'été en 2021 (bon... il faut savoir que nous devions déjà la présenter l'an dernier... mais la suite pandémique nous a empêché d'entreprendre les répétitions!)?
La raison principale est toute simple: parce que c'est La Cantatrice Chauve! C'est une pièce que j'affectionne beaucoup depuis le cégep... que je trouve fort intéressante tant du point de vue littéraire que du point de vue scénique... que je connais aussi de l'intérieur pour l'avoir déjà travaillé, dans un autre contexte, en 2006.
Mais plusieurs autres raisons ont consolidé ce choix.
D'abord, parce qu'il s'agit de l'un des plus grands chefs-d'œuvre dramatiques du XXième siècle. Une pièce phare dans l'histoire universelle du théâtre avec son histoire rocambolesque (processus d'écriture d'après la méthode Assimil, incompréhension du public lors de la création, présentation sans discontinuer depuis 1952 au Théâtre de la Huchette).
Son épithète de chef-d'oeuvre, La Cantatrice le tient aussi du fait que plusieurs productions se sont enchaînées (dont ici au SLSJ) que plusieurs cohortes d'étudiants l'ont vue en classe... et que du coup, de nombreuses scènes et répliques sont connues: «Tiens, il est neuf heures» et l'omniprésence de la pendule, les Bobby Watson, les anecdotes dont celle du rhume, «comme c'est étrange, curieux et quelle coïncidence», «prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux» etc... au point de vouloir tout remettre dans son contexte, d'en donner notre propre version de l'intégral!
Puis parce que c'est la première pièce d'Eugène Ionesco, immense dramaturge - et théoricien à son heure - qui donnera de nombreuses autres pièces marquantes: La leçon, Les chaises, Rhinocéros, Délire à deux (dont nous présenterons un bref extrait en prologue), Le roi se meurt et plusieurs autres. Pièce fondatrice, donc... comme un retour aux sources!
Qui plus est, elle est souvent considérée comme l'une des pièces majeures de ce théâtre de l'absurde qui se cristallise après la Seconde Guerre, qui met en scène l'existentielle angoisse liée à l'absurdité de la vie humaine dans un monde détraqué.
Pour toutes ces raisons, il allait de soit que ma compagnie, dédiée à l'exploration du répertoire et des différentes formes de théâtre, s'y frotterait un jour!
Bien sûr, nous l'abordons sous l'angle comique. Car bien que profondément minée de l'intérieur par le vide du langage qui pourrait fort bien la faire basculer dans un univers aliénant et obsédant, il n'en demeure pas moins que cette pièce recèle aussi une puissante charge ludique dont la vacuité assumée des discours peut faire échos, pour certains, à l'œuvre d'un Claude Meunier, par exemple!
Enfin.
Voici les raisons qui m'ont poussé à faire le saut avec toute mon équipe.

















