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mardi 11 février 2014

Après «La Fille du Tambour Major»...

Je reviens à ce blogue après près d'un mois d'arrêt... Un mois intense qui s'est passé principalement dans le sous-sol de l'église où niche la SALR et au Théâtre Banque Nationale. Un mois intense et pourtant fantastique qui m'a permis de faire de nouvelles rencontres artistiques mémorables.

(photographie: Rocket Lavoie, Le Quotidien)

Il est de ces productions où, tout à coup, tout semble être réuni pour cheminer vers un projet amusant, drôle... et terriblement facile dans le travail! Si des regrets subsistent, c'est beaucoup plus sur le peu de temps mis à ma disposition pour mener à bien ce projet et pousser encore plus loin les réalisations scéniques...

Le retour à la réalité se passe bien... d'autant plus que d'autres projets sont présentement en attente et/ou débuteront dans quelques jours!  De retour au  boulot!
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Voici quelques commentaires sur cette production...
Avec tambours et trompettes (Denise Pelletier, Spécial du jour)
La fille du Tambour-Major, pur délice! (Christiane Laforge, Orage sur océan)
On s'amourache dès la première note (Roger Blackburn... et non Daniel Côté, Le Quotidien)

vendredi 17 janvier 2014

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]


Voici, tiré de cette éclectique vidéothèque qu'est Youtube, une version longue (mais pas la meilleure!) de La Fille du Tambour Major d'Offenbach... Des airs que j'apprends à apprécier de plus en plus! Il faut dire qu'il y a une grande différence entre les écouter par le biais d'un média et les voir chanter...

D'ailleurs, je serai plongé, dans les prochains jours (et pour les semaines à venir!), du soir au matin, dans cette oeuvre... alors que s'amorcent les répétitions intensives.

Ce soir, ce sera la première rencontre avec tous les solistes et demain, le début de ce sprint qui nous mènera à la première du 7 février!

jeudi 21 novembre 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Le choeur de la Société d'art lyrique du Royaume répète déjà depuis la mi-septembre sous la direction de Céline Perreault. Mais depuis la semaine dernière, je m'intègre à cette gang pour entamer la mise en scène des parties de groupe. 

Un travail qui s'avère un peu plus complexe que celui de l'an dernier... ne serait-ce que, contrairement aux choeurs d'Orphée aux enfers qui avaient des numéros exclusifs, les choeurs de La Fille du Tambour-Major sont tissés à même les dialogues et les scènes des solistes (qui eux, n'arriveront qu'à la mi-janvier). Rarement - voire jamais! - le choeur est seul en scène. Toujours il est en interaction avec l'un des personnages principaux. Bref, le travail scénique en cours ne peut se faire que par fragments (et ceux-ci, en l'absence des interprètes, ne peuvent qu'être incomplets).

Ce sont donc des morceaux de casse-tête... des scènes qui devront être prêtes à accueillir les différents personnages...

Derrière ce défi se cache pourtant déjà une évidence: ce sera très drôle!

Mais ce n'est pas tout... parce que si les choeurs sont définitivement en chantier, un autre (gigantesque) chantier ouvrira d'ici quelques jours: le décor (conçu par Christian Roberge et réalisé par Yves Whissel). Après un réajustement des devis (sans qu'il y ait trop de compromis esthétiques), les commandes ont été passées et le matériel devrait arriver sous peu.

C'est donc dire que le train est lancé; il faut maintenant bien le prendre!

mardi 5 novembre 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Voici un aperçu de la proposition scénographique de Christian Roberge (le même qui a signé les décors d'Orphée aux enfers, l'an dernier... et avec qui j'en suis à la huitième collaboration) pour La Fille du Tambour-Major présentée par la Société d'arts lyrique du Royaume.

Je dis aperçu parce que depuis le dépôt de cette proposition, au début du mois de septembre, les choses ont évolué, se sont précisées... mais dans l'ensemble, les présentes images sont tout de même significatives et assez près de ce que nous recherchons.

D'abord, le cadre de scène sera abaissé, laissant de l'espace (dans la partie noire) pour des sur-titres. 

Ensuite, l'espace - constitué à chaque fois par la redondance esthétique de panneaux et de paravents - sera étroit... sur toute la largeur de la scène, très près du public. Un espace parfait pour travailler les groupes scéniques sur un mode de fresque, de bas-relief.

Enfin, les éléments scéniques seront réalistes.

Ces ensembles scénographiques seront à même, je crois, de rendre dynamique la mise en scène.




vendredi 1 novembre 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Voici l'affiche de la prochaine production de la Société d'Art Lyrique, La Fille du Tambour-Major d'Offenbach, que je mettrai en scène (et dont les représentations se feront les 7, 8 et 9 février prochains).

L'exercice de conception de l'affiche est toujours un peu ardu... surtout dans un contexte où la mise en scène n'est encore qu'esquissée que dans ses grandes lignes. Comment alors rendre visuellement compte d'un spectacle?

Deux choix ont motivé cette proposition (signée par Alexandre Girard).

D'abord, le souhait exprimé (par moi, notamment) d'avoir une certaine continuité avec l'affiche de l'an dernier (qu'on peut retrouver ici), tant par la configuration que par l'esprit avec proéminence du titre sur une image somme toute neutre reléguant les informations sur une bande noire.

Par ailleurs, l'image - le drapeau français qui est l'espoir de cette pièce - a été choisie parce qu'elle avait un certain mouvement. Et qu'on avait le drapeau sans trop avoir l'imposition de l'objet... Je souhaitais (et souhaite encore) avoir une image d'époque parce que c'est aussi la ligne esthétique qu'on s'est donné de faire dans l'historique sans pourtant tomber dans l'archéologique. Les costumes et les décors devraient avoir ce côté un peu suranné et sera aussi dans ces mêmes teintes...
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Voici, en lien, l'article qui est paru dans le journal de jeudi matin, suite a la conférence de presse.

mardi 15 octobre 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Le ton général de La Fille du Tambour-Major me plaît beaucoup. Un ton dans lequel je me retrouve avec enthousiasme... et aussi, avec naturel!
Un ton mélodramatique... alors que cette histoire réunit les plus grands thèmes du genre avec les amours contrariées, les amants séparées, les enfants abandonnés...

Un ton de vaudevillesque... avec un récit à la limite de l'invraisemblance, des personnages tout aussi grandiloquents que bêtes, des revirements de situation (tous plus prévisibles les uns que les autres!)...

Un ton caricatural... parce qu'au fond, avec cette pièce, nous nous trouvons à un carrefour intéressant où nous pourrions convoquer les absurdités des grandes séries américaines comme Dallas ou mieux, encore, Dynastie... de même que les dégoulinantes histoires des soaps comme Aimer ou mieux encore, Les Feux de l'Amour. 

Lentement pourrait se profiler un univers proche de celui élaboré par Marc Labrèche et son complice dans Le Coeur a ses raisons. Voici une histoire légère... et terriblement pompeuse! Drôle... parce qu'affreusement sérieuse! Hyper-dynamique... avec du mouvement, de l'ampleur dans le geste. Un mot pour décrire le spectacle à venir: TROP!

mercredi 18 septembre 2013

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]


Ce matin, il faut s'astreindre à établir le calendrier de répétitions pour La Fille du Tambour Major, la prochaine production de la Société d'art lyrique du Royaume. Un exercice fastidieux alors que quelques rencontres avec le chœur se feront avant Noël et au retour des Fêtes avant que d'entreprendre, à compter de la mi-janvier, des répétitions très intensives, sur trois semaines, pour l'ensemble du spectacle. 

Faire cet exercice sur papier est un peu audacieux, car il suppose que nous estimions très bien le temps nécessaire pour chaque scène pour maximiser la présence des solistes et des choristes. Si ça va trop vite (ça arrivait l'an dernier...), nous devons parfois attendre l'arrivée des prochains interprètes... Si ça va trop lentement, nous sommes soudain en retard et il faut mettre les bouchées doubles...

Idéalement, il faudrait réussir à planifier une première mise en place complète dans la première semaine... Un ou deux enchaînements... Puis une révision de l'ensemble au cours de la seconde semaine. Les deux ou trois derniers jours avant l'entrée en salle, il nous faudrait encore là un ou deux enchaînements. 

À voir.




samedi 14 septembre 2013

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]


Ce matin a lieu la première véritable réunion de production de La Fille du Tambour Major de la Société d'Arts Lyriques du Royaume. Tous y seront: le président du conseil d'administration, la directrice générale (qui fait aussi office de directrice de production), la directrice artistique, la chef de chœur, le scénographe, la costumière, l'éclairagiste... et moi.

Ce sera l'occasion de mettre à jour les différents dossiers... ce qui permettra à tous les concepteurs d'avoir une bonne idée des demandes qui ont été faites. Ce sera, en quelque sorte, la réunion d'unification... le moment de consolider les grandes orientations que je veux prendre dans la mise en scène avec les différents éléments scéniques. 

Cette production doit se construire sur un ton particulier... donnant un jeu à mi-chemin entre un réalisme outrancier et une caricature quotidienne.

À histoire extravagante, esthétique extravagante!

mercredi 4 septembre 2013

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]

Le sacre de Napoléon par Jacques-Louis David, 1807

En cette fin d'été, le travail de conception pour La Fille du Tambour Major continue de se faire... et mes collaborateurs (la même équipe que l'an dernier, pour Orphée aux enfers) m'ont déjà fait des propositions , m'ont montré les premières esquisses des différents éléments à venir... et ça augure bien!

La grande ligne esthétique est assez simple: on se la joue historique... et de là, il faudra, pour éviter de tomber dans l'archéologie, trouver un ancrage pour rendre cette histoire  (qui se déroule en 1800, en Italie... avec des Français et, bien sûr, des Italiens) moderne et contemporaine (la mise en scène étant le catalyseur).

Jacynthe Dallaire fait des recherches pour trouver des formes de costumes appropriés qui permettront, d'une certaine façon, d'identifier l'époque et les nations. J'ai aussi manifesté le désir de voir ces costumes être confectionnés avec des tissus lourds. Lors de la dernière rencontre, la semaine dernière, nous validé les choix et définit quelques paramètres.

Pendant ce temps, Christian Roberge réfléchit à la scène. La demande est assez précise: j'aimerais travailler les tableaux comme des bas-reliefs... sur une scène large mais très peu profonde. Il faut un espace différents pour chacun des actes. Les premières propositions (stimulantes!) vont en ce sens. 

Pour établir les couleurs de l'ensemble, la référence sera le tableau qui illustre ce billet... Des couleurs vives mais marquées par le temps. Une patine comme une brume, un souvenir. Il y a là ce qu'il faut, je pense, pour inspirer Alexandre Nadeau qui fera de nouveau l'éclairage. 

vendredi 23 août 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Parmi les nombreux projets qui m'occuperont au cours de la présente année, il y a cette seconde expérience de mise en scène au sein de la Société d'Art Lyrique du Royaume qui proposera, en février prochain, La Fille du Tambour-Major d'Offenbach, une opérette historique (franco-italienne!) fort intéressante... heureux mélange d'invraisemblances et d'imbroglios dignes des romans Harlequin et des soaps américains! Mais j'y reviendrai subséquemment.

Pour le moment, nous en sommes (l'équipe de direction qui accueille sa nouvelle directrice artistique - présentée dans cet article du Progrès-Dimanche - et l'équipe de création) encore à définir les grandes lignes esthétiques de cette production à venir. 

Et c'est la raison pour laquelle, ce matin, je me rends à Roberval pour rencontrer Christian Roberge qui reprendra, lui aussi pour la seconde fois, le rôle de scénographe pour la compagnie!