mercredi 15 juin 2011

La culture sous le PQ

Aujourd'hui était lancé le programme 2011 du PQ, programme qu'il défendra lors des prochaines élections... Prenons un peu d'avance et voyons un peu ce que ça donne (enfin...) en matières culturelles... Je me permettrai même des commentaires (en jaune) dans ce texte...

3.2 Le rayonnement de la culture québécoise

La culture constitue le véhicule identitaire privilégié de la nation québécoise qui permet aux Québécois de s’affirmer et de s’épanouir ainsi qu’au Québec de se faire connaître dans le monde entier. Plus que jamais, le Québec doit faire du développement culturel, sur l’ensemble de son territoire, un objectif national. (Ici, c'est un beau et bon vœu pieu... qui ne s'est jamais manifesté dans les gouvernements successifs depuis la création du Ministères des affaires culturelles en 1961 - voir le lien ici - qui fut bien en-deça de ce qu'il devait être.)

Pour atteindre cet objectif, la nation québécoise a besoin de pouvoirs et des budgets actuellement contrôlés par Ottawa (de même que d'une très grande conviction en la matière!) et qu’une nation ne peut pas confier à une autre nation, puisqu’il en va de son identité, de l’expression artistique de sa culture et des véhicules qui la portent et la diffusent. Un gouvernement souverainiste :

a) Se donnera une véritable politique nationale de développement culturel qui :

1. reconnaîtra le rôle de l’école et du monde de l’éducation pour la démocratisation de la culture;

2. favorisera la vitalité des arts et de la culture – de la création à la diffusion – dans toutes les régions du Québec, tout en reconnaissant le rôle spécifique de Montréal et de Québec en matière culturelle (ici, la dernière partie de l'énoncé me donne de sérieux frissons régionalistes... je l'ai déjà dit, je le réitère... en tant que travailleur culturel ici, en région, j'ai là une impression de hiérarchisation de la culture... avec la bonne et branchée (urbaine de surcroît) et la bonne enfant, un peu paysanne, artisanale (et éloignée). Une aberration à mon sens... );

3. renforcera le réseau des bibliothèques publiques;

4. renforcera de toutes les manières possibles le statut des créateurs et le processus créatif (bien hâte de voir le budget dévolu au CALQ au cours d'un éventuel premier mandat... et des nombreuses études qui démontrent, chiffre à l'appui, son sous-financement);

5. stimulera la plus large participation des Québécois aux activités artistiques et culturelles;

6. appuiera les organismes et entreprises impliqués dans le développement de la culture numérique (pour ça, je suis juste tanné);

7. fera des arts et de la culture un vecteur majeur du rayonnement du Québec dans le monde;

b) Reprendra l’ensemble des pouvoirs et des budgets en matière de culture et de communications actuellement contrôlés par le gouvernement fédéral en :

1. entamant des négociations avec Ottawa afin d’obtenir la compétence sur le droit d’auteur, un pouvoir que le Québec doit maîtriser pour protéger ses créateurs et contrôler le levier économique que représente la propriété intellectuelle;

2. garantissant, après le transfert des budgets fédéraux, un financement global de la culture au moins équivalent à celui qui est disponible actuellement;

3. adoptant une politique de la radiodiffusion et des télécommunications pour assurer un contenu québécois et francophone significatif dans les médias traditionnels et numériques et favoriser une présence régionale des médias électroniques (radio et télévision);

4. assurant l’accès à la téléphonie sans fil et à Internet haute vitesse sur l’ensemble du territoire québécois;

5. créant, dans Internet, un nom de domaine québécois;

c) Fera de Télé-Québec un véritable réseau national de télédiffusion en :

1. dotant Télé-Québec d’une mission d’information d’intérêt public visant à garantir la diversité des sources d’information, la présence de contenu culturel québécois et la représentativité des régions du Québec;

2. dotant Télé-Québec d’une salle de nouvelles avec des antennes régionales, notamment en développant des partenariats avec les différentes chaînes télécommunautaires locales;

3. dotant Télé-Québec de véritables moyens financiers afin d’assurer un développement culturel autonome.

Pour le reste, les points B et C me semblent intéressants... un brin utopistes, mais quand même. Bref, peut-être cette vision culturelle se tient-elle... mais encore?

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