jeudi 25 septembre 2008

Résonnances...


Je n'ai jamais particulièrement idôlatré le metteur en scène André Brassard... en fait, je connais fort peu le milieu théâtral montréalais... Pourtant, à la lecture de Je suis le méchant!, entretiens entre lui et Wajdi Mouawad parus chez Léméac en 2004, je dois avouer que ses propos me sont assez familiers:

Au début des répétitions, je me dis toujours que je n'aurai pas besoin de musique, que je n'aurai pas besoin d'éclairages parce que les acteurs vont être assez bons. Je crois profondément que si on répétait assez, les acteurs seraient en mesure de faire entendre la musique et de jouer sans effet de lumière, avec le focus d'énergie. [...] C'est la magie du théâtre. Ça ne tient qu'à un fil, c'est-à-dire la bonne volonté du spectateur, ce que les Anglais appellent suspension of disbelief. Quand une actrice connue entre en scène en disant: "Je suis la femme de ménage", quelqu'un pourrait très bien dire: "Ben non! Je t'ai vue à la TV hier!". C'est très fragile. [Prenons, par exemple] une tasse, même si elle ne représente pas une tasse, ça reste une tasse dans les mains du comédien. Elle a une réalité. Alors que la lumière est faite d'une autre matière. C'est moins ancré, plus volatil. Je ne sais pas exactement ce qu'elle représente.

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