mardi 28 octobre 2008

La morale de cette histoire...


La plus belle humilité théâtrale survient lorsque nous devons animer un atelier devant et pour un groupe d'enfants.

Ils sont parfois curieux, spontanés, prêts à tout, enthousiastes... Le travail avance rondement, avec efficacité, dynamisme et plaisir. De véritables petites merveilles surgissent.

Ils sont aussi parfois turbulents et indifférents... et probablement fort influençables par la température. Il arrive que le contact ne peut se faire entre l'animateur et les participants. La période allouée pour l'atelier devient alors pénible et prend les allures d'un combat incessant entre discipline et explications. Le plan de travail devient inutile et rien ne semble accrocher les enfants qui n'en font qu'à leur tête.

Ces jours-là (ou ces soirs, comme hier avec mon groupe du 100 Masques!), nous nous demandons, avec une pointe de découragement et de regret, ce que vaut notre connaissance et questionnons notre capacité à enseigner quelque chose de cohérent.

Puis reviennent les mots de Genêt que je paraphrase ici ne trouvant plus la note originale: on ne peut enseigner le théâtre aux enfants, on ne peut que les enflammer! Et cette maxime résonne alors comme un défi permanent qui permet de poursuivre avec conviction et intérêt cette vocation de transmission.

Que mes petits monstres se le tiennent pour dit!

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