lundi 27 octobre 2008

Le choc des générations


Courriel d'un lecteur - ma foi! - assidu que je me permets de placer ici pour l'intérêt du sujet qui me préoccupe beaucoup.

En commentaire aux dernières interventions sur ton blog concernant le colloque et la non-présence ou la quasi-absence des étudiants.

Les événements artistiques ou critiques n'existent que pour ceux que le sujet intéresse; il ne faut pas être naïf.

L'absence d'étudiants ne se justifiera jamais car cela est impossible à justifier... on ne peut forcer l'intérêt; tout au plus peut-on, dans les limites des libertés humaines "fortement conseiller" ou encore créer des événements de groupe où chacun se retrouve "mis en évidence", donc présent par obligation morale.

Deux ou trois étudiants s'intéressent à Tchekhov ?!! Bravo !! Tant mieux !!! Que certains n'aient aucun intérêt dans quoi que ce soit ? Là se trouve la véritable inquiétude, car sans une once d'intérêt on n'a pas un soupçon de culture ou de ce qu'elle représente.


Et puis la relève ? Elle est là, elle arrive, sans doute à mon goût trop polie, et calme, mais sans véritable goût semble-t-il (je peux me tromper) de vraiment foncer dans le tas. Mais il ne faut pas être aveugle, plusieurs travaillent déjà fort et prennent peu-à-peu la place qui leur revient... certaines choses de la vie demandent du temps; c'est comme ça.

Combien y avait-il de jeunes professionnels du théâtre présents vendredi ? Plusieurs parce qu'ils y jouaient un rôle, "celui d'être du colloque" ou de participer à une action artistique... on leur avait appris à comprendre et à apprécier.

Peut-être faudrait commencer à former des spectateurs plutôt que des artistes ? Un baccalauréat en voyeurisme artistique... je sais, trop ironique.

Faut que jeunesse se passe, disait-on à une autre époque pas si lointaine... mais la jeunesse passe vite, très vite, on le sait quand elle est passée et ne survivent dans ces métiers des arts et de la culture que ceux/celles qui déjà apprennent à brûler la chandelle par les deux bouts... c'est déjà bien il me semble.


Merci.

D'un côté, oui, il faut avoir confiance envers ceux qui arrivent... et pourtant, en même temps, il devient si désespérant et/ou décourageant et/ou démobilisant de tenter de les secouer...

 

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