mardi 1 septembre 2009

Passage de mon mémoire...


Le mot latin corpus, déjà définit la dimension physique du
corps humain, en opposition avec l'âme, principe vital: le
corps est donc d'abord matière.
M. Corvin, Dictionnaire encyclopédique du théâtre

Si tous les éléments constituant le théâtre servent la théâtralité, il en est un, pourtant, qui lui est fondamental...

Le théâtre se veut un art vivant. Qui dit vivant dit homme (utilisé ici, bien sûr, à titre épicène) et qui dit homme finit inéluctablement par dire corps. Sans corps (acteur ou marionnette), il ne reste qu'une scène, une installation.

Le corps instaure le souffle et le dynamisme qui font vivre le monde engendré par les divers éléments scéniques. Il est, comme l'affirme Patrice Pavis, au centre de la mise en scène et il tend à ramener à lui le reste de la représentation (L'Analyse du spectacle, p.53). C'est lui qui devra assumer, qui devra porter l'esthétique choisie; c'est lui qui prendra en main l'essor de la mise en scène et sa cohérence. C'est dire aussi qu'il devra s'y soumettre, se théâtraliser lui-même, quitter le quotidien pour entrer dans le champ de l'Art.

D'où mon intérêt pour le corps marqué, le corps chorégraphié, le corps mécanique.

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