mardi 22 septembre 2009

Qu'on se le tienne pour dit!

Némirovitch-Dantchenko et Stanislawski

Tout ce qui trouble la vie créatrice du théâtre est un crime.

Retard, paresse, caprice, crise de nerfs, mauvais caractère, rôle mal su, obligation de répéter deux fois la même chose: tout cela nuit au travail et doit être banni.


Ces mots (tirés du Protocole du Théâtre d'Art accessible à tous) sont de Stanislawski et de Némirovitch-Dantchenko et datent de 1898. C'est en ces termes qu'ils décrivent l'exigence du théâtre, la rigueur de l'interprète, l'investissement de tous...

Les choses n'ont guère changées depuis... et ce qui était vrai à l'époque l'est encore aujourd'hui.. et, personnellement, je les endosse totalement.

En début de répétition, j'exige un certain nombre de choses: ponctualité, curiosité, capacité de propositions et, surtout, l'apprentissage rapide (souvent avant même de commencer le travail concrètement) du texte. Sur ce dernier point, Meyerhold (encore...) affirmait - et je le paraphrase parce que je n'ai pas le temps de chercher la référence exacte... - que faire répéter un texte à la main était aussi risqué que de faire marcher un funambuliste aveugle sur un fil de fer mouvant...

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