lundi 19 octobre 2009

Des pleurs et des pleutres


À lire... l'édito de Daniel Côté dans le Progrès-Dimanche dans lequel il se demande où sont les artistes, leurs prises de position, dans la campagne municipale (et tous les autres événements électifs)... notamment après la sortie de Pierre Demers de la semaine dernière et sa vente de poupées vaudou à l'effigie de notre bon Maire.

Si je me souviens bien, ce n'est pas la première fois que Côté écrit ce genre de choses, exprime un besoin de voir le milieu culturel en action...

L'ART DE SE TAIRE

[...] Cela étant dit [nda: petit historique des manifestations culturelles versus le pouvoir dans le monde et dans le temps], on doit constater que l'une des qualités prêtées aux artistes, le goût de la transgression, fait défaut à Saguenay. Ce ne serait pas si grave si ce silence quai absolu reflétait un profond acquiescement aux vues de l'administration Tremblay.

Or, comme la signalé Pierre Demers dans les pages du Quotidien, mercredi, les créateurs comme les institutions chargées d'animer la vie culturelle sont loin d'adhérer aux politiques du maire. Ce serait plutôt le contraire. [...]

Pierre Demers attribue ce décalage entre le discours privé et le non-discours public à la crainte de perdre des subventions. C'est sans doute vrai dans une certaine mesure, mais comment interpréter le silence de ceux qui ne reçoivent rien de la ville, ou qui sont trop pauvres pour faire l'objet d'hypothétiques représailles (après tout, que peut-on enlever à quelqu'un qui n'a rien?)?

Serait-ce que les artistes sont plus peureux qu'avant? Ou qu'ils ont moins le réflexe collectif? Peut-être aussi qu'ils sont devenus défaitistes, qu'ils croient la société figée à l'os et préfèrent se cantonner dans leur pratique personnelle. Si tel est le cas, la perte est autant pour eux que pour nous.

Et vlan.

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