jeudi 8 avril 2010

De la p'tite musique dans les oreilles...



Un peu écœuré de la mode théâtrale actuelle, sous-produit venu tout droit du sud de notre frontière, de Broadway:

Belles-soeurs en comédie musicale (je dois être plus conservateur que je ne le crois!);
Les filles de Caleb en comédie musicale (ici, c'est un non-sens et quasiment un sacrilège!);
Le Blues d'la métropole, comédie musicale! (un concept appauvri par le n'importe-quoi-isme!);

et tous les autres ABBA, Dracula, Notre-Dame de Paris, Les 10 commandements, Le petit Prince, Roméo et Juliette, Don Juan et j'en passe!

Des trames narratives pauvres, textes mièvres, trop souvent des chanteurs qui ne savent pas jouer... Bon, c'est un coup de gueule un peu gratuit, mais il fait du bien.

7 commentaires:

  1. Tu seras peut-être surpris Dario, mais je suis un peu d'accord. Oui, je pense que c'est une bonne chose qu'il y ait des comédies musicales au Québec, mais pourquoi ne pas en écrire des nouvelles, des vraies, pour des comédiens qui savent chanter et surtout avec autre chose que des adaptations de roman qui sont déjà trop connus ou mélanger de vieilles chansons pour qu'elles donnent une histoire (excusez l'expressio, mais on a déjà vu que ça marchait pas...). Je n'ai pas vu Belles-soeurs, mais comme c'est déjà un texte dramaturgique et qu'il est joué pas de comédiennes, ça devrait être moins pire... Tout ça m'amène à un commentaire général sur les nouveaux textes qui nous sont présentés (et surtout à Montréal), on dirait qu'on ne veut pas avancer, qu'on se complait dans notre passé et que nous n'osons pas aller vers le futur.

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  2. "on dirait qu'on ne veut pas avancer, qu'on se complait dans notre passé et que nous n'osons pas aller vers le futur."

    Cette citation résume bien des choses, dans bien des domaines, en commençant par celui du cinéma...

    Triste.

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  3. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  4. Mauvaise tournure de phrase, je voulais dire que ça résumait la situation dans bien des domaines.

    Enfin, vous avez compris. ;-)

    On regarde beaucoup trop en arrière, on répète, on emprunte, on refait, on recycle, etc.

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  5. 100 % d'accord avec votre coup de gueule, Dario: une vraie contagion toutes ces insipides comédies musicales, des reprises de sit-com en fait pour chanteurs pourris comme acteurs ou pour acteurs pourris comme chanteurs. C'est à se demander s'il y a encore de la place pour des textes originaux au Québec. Le surchauffé, ça finit par être indigeste. C’est navrant. On doit pas être loin d’assister à un opéra en lipsynch ! Et QUI vient voir ces supposés comédiens ? Mon avis personnel à propos de la prolifération de ces bactéries mangeuses de futur est que ces reliquats de pièces sont recréés pour une « certaine » génération, celle qui remplit les salles de spectacle qui sans leur présence grise seraient à moitié vides, le pouvoir gris comme on l'appelle, le public payant, cette génération qu’il faut absolument faire sortir de son salon pour qu’elle vienne se retremper de la nostalgie bouffonne de ses 20 ans, ce même public qui va s’asseoir au grand théâtre juste pour …être assis au grand théâtre, celui qui à la fin d’une pièce n’a pas rit une seule fois et qui y va de son petit commentaire insignifiant : « bah, c’était spécial », le public qui est allé voir BROUE au moins 6 fois depuis sa création. Oui, c'est vrai que ça fait pas avancer ces affaires-là. Le temps des has-been est bel et bien revenu et pas seulement au Québec, on n’a qu’à regarder le petit écran de temps en temps pour se rendre compte que nous sommes encore comme en 1970…Mais attention, Octobre s’en vient …C’est vrai que ça fait du bien…

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  6. Pour ma part je pense que c'est un peu comme les poèmes mis en musique.
    Les poèmes n'en ont pas besoin mais parfois cela sert à les faire connaître à ceux et celles qui ne les connaissent pas et ne les auraient pas connus s'ils étaient restés simplement poèmes.
    Cela leur donne d'improbables nouveaux lecteurs.
    En ce qui concerne les œuvres passées qui sont ainsi «rajeunies», je crois que les auteurs de l'opération peuvent être des créateurs.
    On peut produire et mettre en scène un texte d'il y a plus de deux mille ans (ou de trois ou quatre cents ans) sans nuire aux textes modernes.
    Au contraire, cela permet parfois aux auteurs modernes de perfectionner leur art.
    Le nouveau sort de l'ancien, comme les enfants sortent des parents.

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  7. D'accord, d'accord. Mais les Belles-Sœurs, c'est EXTRAORDINAIRE d'un bout à l'autre et dans tous ses éléments!

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