mardi 20 avril 2010

Un instrument théâtral


J'ai assisté, dimanche dernier, à l'«inauguration» de l'orgue Casavent qui a voyagé de l'éclise Ste-Cécile de Kénogami vers l'église St-Matthieu auparavant nommée Ste-Famille. C'est un peu complexe, mais de toute façon, là n'est pas mon propos.

L'orgue est peut-être l'instrument de musique le plus théâtral que je connaisse. Un instrument du souffle; un instrument qui respire. Un instrument scénographique. Un instrument d'atmosphère et de mélodies.

Bien sûr, à l'écoute de cette puissance évocatrice de l'orgue, de nombreuses références peuvent affluer à l'esprit notamment Le fantôme de l'opéra, les films expressionnistes, les films muets, les célébrations religieuses et j'en passe!

Mais plus intéressant encore, l'orgue est un instrument de l'investissement de son interprète.

Dans ce cas-ci, il fallait voir l'organiste, Martin Boucher, y aller de tout son corps, de faire preuve de précision et d'une maîtrise sans faille dans l'exécution de ses partitions sur deux claviers et un pédalier. Un bel exemple de conscience de soi, de ses gestes.

Pour le programme, d'autres savent mieux en parler que moi (voir le billet Un autre orgue déménage sur le blogue Spécial du Jour)!

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