mercredi 27 octobre 2010

Théâtre expressionniste


Mes deux «grandes» mises en scène de l'année en cours (la production du Mic Mac et le prochain théâtre d'été du 100 Masques) seront faites à l'aune de l'expressionnisme... du moins d'après ce que j'en comprends et selon ce que je le conçois. L'expressionnisme peut, en fait, être en ligne directe avec le grotesque (meyerholdien!) qu'on peut, à l'occasion (pour ne pas dire souvent!) retrouver dans mon travail...

Le mouvement expressionniste, qui s’affirme en Allemagne, dans les années 1910-1920, explore les aspects les plus extrêmes et les plus grotesques de l’âme humaine, allant jusqu’à recréer un univers de cauchemar. Il se caractérise par la distorsion et l’exagération des formes, et par un usage suggestif de l’ombre et de la lumière.

Les metteurs en scène les plus représentatifs de ce mouvement sont Leopold Jessner et Max Reinhardt. Les pièces de Georg Kaiser ou d’Ernst Toller sont quant à elles structurées en épisodes écrits dans un langage syncopé, nourris d’un imaginaire intense. Les personnages sont ramenés au stade de types à peine ébauchés ou de figures allégoriques, et les intrigues à une réflexion sur la condition humaine. (http://www.theatrons.com/theatre-xx.php)

Michel Corvin, directeur de l'importante encyclopédie du théâtre définit cet expressionnisme, au théâtre, de la façon suivante:

Avec lui, la subjectivité se projette violemment sur le monde, en recréant de l’intérieur les objets qu’elle extrait de celui-ci : symbole, vision, abstraction – destinés à traduire la plus intense vibration de l’âme-, telle sont les catégories principales d’une esthétique étroitement liées à une énergétique de la liberté, tendue pour sa part entre deux états antithétiques où elle paraît s’annuler : l’angoisse et l’extase.

Comment cela se traduira-t-il? Ça reste à voir... mais les pistes sont nombreuses et les défis stimulants!

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