mercredi 29 décembre 2010

Sur nos scènes (et dans le milieu!) en 2010...

Belle photographie d'une servante (ou ghostlight),
de cette lumière qui, entre les représentations, sert à préserver l'esprit du théâtre!


Je poursuis donc aujourd'hui (après le billet d'hier qui fait la nomenclature de toutes les productions produites ici dans la région) avec les événements marquants (ou du moins, qui m'ont marqué!) pour 2010, année de Saguenay Capitale Culturelle du Canada... rien de moins!

D'emblée, c'est le nombre de productions qui surprend. Des productions de tous les styles. De toutes les formes. Avec des équipes diversifiées. Des artistes qu'on s'arrache, qu'on se partage! Un milieu en effervescence, certes!

Alors qu’en décembre 2009, suite aux représentations du Clown noir au masque de fer, le Théâtre du Faux Coffre annonçait la fin des Clowns noirs, en début d’année la nouvelle tombe: ceux-ci reviennent pour quatre spectacles solo (la fin de l’année annoncera la tenue d’un cinquième solo) qui feront salle comble tout au cours de l’année.

Le début d’année marque également le début de la fin pour le Théâtre du Saguenay… organisme solide pendant tant d’années qui meurt dans des circonstances troublantes… pour faire place à Diffusion Saguenay. Du lot de contestataires se démarque Patrice Leblanc.

Durant ces mois troubles, le Conseil des Arts de Saguenay éprouve quelques problèmes et n'arrivent pas à fournir les subventions au fonctionnement aux différents organismes culturels. Le statut quo sera adopté et aucun ne verra d'augmentation.

Cet hiver, Vicky Côté présente Rage et promènera, dans les mois qui suivent, ce spectacle un peu partout, remportant les honneurs et les distinctions.

En avril, le Théâtre Mic Mac fait preuve d'audace et présente La Défonce, un texte dur de Pascal Chevarie… un spectacle étrange et troublant qui mènera (à moins d’avis contraire) la petite équipe de création en France quelque part à l’automne 2011… et peut-être ailleurs au Québec.

C'est au cours de ce printemps que la Tortue Noire (à moins que je ne me trompe!) revient d'un festival en République Tchèque avec, dans ses bagages, un prestigieux prix.

En juin, l’UQAC devient l’hôte d’une nouvelle chaire de recherche en théâtre, l’une des seules au pays consacrée à la création... et réunit une équipe interdisciplinaire autour d'elle et de Jean-Paul Quéinnec.

C’est aussi le mois (principalement au début) où se bousculent les événements disons municipaux : spectacle bénéfice pour le comité de survie du Théâtre du Saguenay et le vote populaire sur la nouvelle salle (avec une question biaisée) qui résultera par le rejet d'un projet stimulant d'envergure pour une rénovation de l'Auditorium-Dufour (qualifiée par un éditorialiste de Carnegie Hall de seconde main!).

Les aventures d’un Flo entreprennent ce qui, vraisemblablement, sera la dernière saison de ce spectacle qui ne prend pas son envol malgré les ajustements pour rendre ce spectacle moins artistique (!) et malgré la baisse des coûts d’entrée. La ville débranche, en décembre (mais l'information reste à confirmer), ce produit d'appel et songerait à redonner vie à La Fabuleuse histoire d'un Royaume (ça aussi, ça reste à confirmer!)...

Suite à une représentation -disons houleuse- de L’Assemblée des femmes par le Théâtre 100 Masques, une plainte est vraisemblablement logée au bureau du maire… mais l’affaire reste lettre morte.

En juillet, les Têtes Heureuses reçoivent la réponse à leur évaluation pluriannuelle qui fera parler beaucoup: le CALQ se retire du fonctionnement de cet organisme qui devra revenir à un financement au projet.

En août, je deviens, à l’invitation de Jean-François Caron, pigiste pour le Voir Saguenay-Alma… rattaché aux arts de la scène.

Presque au même moment –surprise !- Jean-François Caron annonce son départ du poste de rédacteur en chef du même journal (remplacé quelques semaines plus tard par Joël Martel) pour joindre l’équipe du Théâtre La Rubrique.

L’automne commence sur les chapeaux de roues avec la tenue de la dixième (ou onzième ?) édition du Festival International des arts de la marionnette par ManiganSes.

Et le rythme endiablé donné par cette grande manifestation se poursuivra pour plusieurs semaines. Cet automne surprend alors par le nombre de productions qui s’enfilent les unes après les autres… alors que toutes les compagnies (Têtes Heureuses, C.R.I., À Bout Portant, Faux Coffre, 100 Masques, Amis de Chiffon, Tortue Noire et sa maison hantée, Côté-Cour... ne manque que La Rubrique qui arrive dans quelques jours!) donnent coup sur coup leur production annuelle ou un événement important! Une saison essoufflante.

Cet automne est aussi marqué par le fait d’une série de petites premières : Marie-Christine Bernard en dramaturge et Émilie Gilbert-Gagnon à sa première mise en scène professionnelle pour les Petites histoires avec une mère et une fille dedans; Marilyne Renaud à la mise en scène et Marc-André Perrier à l’écriture pour Traces ; Maude Cournoyer comme interprète dans Soudain l’été dernier.

Cette dernière production voit aussi le retour sur les planches de Lucille Perron qui a fait les beaux jours des Têtes Heureuses dans les années 80 et au début de 90 après quelques vingt ans d'absence. Un retour remarqué.

D’autres événements seraient sûrement dignes de figurer à ce palmarès… mais je les ai peut-être oubliés. Qu’on me le fasse savoir et je les ajoute !

Que conclure alors de 2010 ? Ce fut, à mon sens, une année fort dynamique, oui, sur fond de morosité, de précarité et d'un malaise de plus en plus palpable (relation avec la ville, relation entre les compagnies, partage des locaux, etc.) qui mériterait, en 2011, un temps d'arrêt et de réflexions.

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