lundi 6 février 2012

Le trio infernal

 
Autre petit passage de François-Éric Valentin tiré de son Lumière pour le spectacle, en page 186 et 187 qui décrit assez bien les relations entre les différents concepteurs (et qui, du coup, complète assez bien mon billet du 2 février)...

L'éclairagiste ne travaille pas seulement sur l'«extérieur»; il doit aussi être conscient des rapports dans le triangle - metteur en scène, décorateur, éclairagiste -, et savoir ce qu'il peut demander, et obtenir, comme modifications dans ce que les deux autres ont réglé [...].

Cela dépend des rapports de confiance existant dans le trio. Si l'éclairagiste dit que tel élément de costume empêche la réalisation de tel effet, lui faudra-t-il passer de longues heures à le prouver ou sera-t-il cru sur parole, à cause de son savoir-faire et de son expérience reconnue?

Quelle que soit l'attitude du metteur en scène, la première compétence nécessaire à l'éclairagiste est de sentir les problèmes, de les cerner et de les exposer clairement aux yeux des deux autres, même s'il ne leur trouve pas une réponse immédiate. Cela permet de ne pas partir sur une fausse piste. [...]

Il est aussi possible de relire en interchangeant les titres...

Et c'est dans ces relations que je suis présentement... pour tenter de rendre compte qui fait quoi et comment le fait-il (ou doit-il le faire). Établir, finalement, un modus operandi efficace et dynamique qui laisse la place à chacun des concepteurs tout en ayant, en tête, une ligne directrice stimulante...

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