mardi 24 avril 2012

Une définition par trois lettres...


Toujours dans une tentative (à long terme!) de circonscription d'une définition nette et précise de la théâtralité, voici celle énoncée par Michel Corvin dans son Dictionnaire encyclopédique du théâtre: La théâtralité se définit par trois faits: elle est présence (l'adresse); elle ne vit que d'absence (ce qu'elle figure n'existe pas); et pourtant elle fait que cette absence soit présence; elle est à la fois une marque, un manque et un masque.

Par ailleurs, sous la même entrée apparaît cette mise en garde de Jean-Marie Piemme: Dans l'histoire du théâtre occidental, la théâtralité est à la fois une valeur qu'il faut désirer et un écueil qu'il faut craindre. [...] L'usage positif de la notion est manifeste chaque fois que le théâtre est menacé d'être confondu avec la «vie»: il est alors judicieux de rappeler que toute représentation est un simulacre, une forme, et que la théâtralité n'est pas le privilège de la chose représentée mais de mouvement d'écriture par lequel on représente; l'usage négatif de la notion apparaît, au contraire, chaque fois que le théâtre oublie le réel, qu'il se complaît dans la célébration de ses propres codes, qu'il s'enferme dans ses propres conventions: alors la théâtralité n'est plus que la marque irrécusable du mensonge et de l'aveuglement.

Et du coup, on revient à un billet publié plus tôt cette semaine (celui-ci) qui distingue théâtralité de théâtralisme...

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