mercredi 9 mai 2012

Le devenir du théâtre...


Petit détour, ce matin, par la Critique du théâtre - de l'utopie au désenchantement de Jean-Pierre Sarrazac (exactement au dernier paragraphe de la page 25), pour avoir un aperçu - subjectif à l'homme, bien sûr... mais quel homme! - du devenir du théâtre...

Il ne suffit pas, pour que le théâtre retrouve sa place dans la société, de décréter quel est son «devoir». Ni de poser, politiquement, la bonne question. Ni même de vouloir religitimer [...] le spectateur authentique [...]. Tant que cette idée nouvelle du théâtre ne s'incarnera pas dans une poétique plurielle, rien, en fait, ne pourra bouger. Prôner aujourd'hui la renaissance, au choix, de la tragédie ou de la comédie, c'est aller à l'encontre de cette poétique plurielle au nom d'une politique des genres parfaitement périmée. Sous l'apparence d'une motion esthétique, nous refaire le vieux coup de la conscription de l'art. Or l'art du théâtre ne saurait être - comme aux années dogmatiques - un champ de manœuvre. Il se présente au contraire, pour citer une fois encore Jean-Christophe Bailly comme un «chantier ouvert» où «les formes, loin d'être prises dans un moule qui les façonne, sont en train de se chercher».

J'aime bien les deux ou trois première lignes de cet extrait où la question du devenir théâtral se pose sans qu'une réponse autre que devenir une poétique plurielle survient. Quelle réponse! C'est là une ouverture infinie un peu vertigineuse. Une mise en abyme qui peut essouffler...

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