mardi 15 janvier 2013

Éloge d'une voix...

Hier, je parlais, sur ce blogue, de la voix de Maria Casarès... qui malgré tout, n'a rien à voir avec celle de Sarah Bernhardt... 

Sa voix [celle de Sarah Bernhardt, 1844-1923] semblait flotter autour d'elle et ses yeux semblaient la suivre parfois. Selon le texte, elle chantait, elle martelait, elle précipitait la cadence comme un galop qui roulait, montait, frappait, s'arrêtait dans un silence que crevait soudain un sanglot répété. Puis une sorte de mélopée volontairement monotone qui se terminait dans un émoi d'une candeur infinie ou un éclat de rage, de révolte ou de souffrance qu'elle ne lâchait plus jusqu'au bout de la période. Jamais de raté dans ce crépitement de mots, de cris, de pleurs: une fusée.

Ainsi Louis Jouvet décrivait-il en 1921 la voix de ce monstre sacré qu'est la Grande Sarah dans son Comédien Désincarné. Et qui sait... peut-être écrivit-il celà en écoutant ceci:

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