samedi 6 juin 2020

Destin tragique... les suites meyerholdiennes

Je continue un peu dans la même veine que le billet d'hier et je reste dans l'histoire meyerholdienne pour continuer à dérouler ce récit tragique. 

Meyerhold et Zinaïda Reich

En 1922, Vsevolod Meyerhold se sépare de son épouse, Olga Mundt, pour aller vivre avec une une jeune femme qui suit des cours avec lui depuis quelques temps, Zinaïda Reich (épouse du poète Sergueï Essenine). D'elle, il fera l'une des têtes d'affiche de sa troupe (avec, il est vrai, toutes les tensions que cela peut apporter avec les autres actrices vedettes telle que Maria Babanova... même si tous les contemporains s'accordent sur son talent) et elle participera à ses plus grandes créations:

Aksinia, La Forêt, d'Alexandre Ostrovski, 1923

Anna la femme du Gouverneur, Le Revizor, de Nicolas Gogol, 1926

La Femme Phosporescente, Les Bains Publics, de Vladimir Maïakovski, 1929

Marguerite, La Dame aux Camélias, d'Alexandre Dumas, 1934

Quelques jours après l'arrestation de Meyerhold, Zinaïda Reich est - les circonstances resteront toujours nébuleuses - aspirée dans la chute violente du metteur en scène... comme en fait foi ce petit article publié dans Le Soleil, le 19 juillet 1939 (qui décrit aussi les tristes derniers mois de leur histoire conjugale, soumise aux tribulations des procès d'intentions):


Coïncidence? Difficile d'y croire quand on connaît le contexte arbitraire des grandes purges dans l'Union Soviétique de cette fin des années '30...

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