vendredi 28 mars 2008

Les Immondes [états d'une solidarité]

Photographie: Le Quotidien (Sylvain Dufour)

Les Immondes, de Vicky Côté, sont des êtres dépendants poussés par un sentiment à s'accorder une immoralité ignoble, voire répugnante (dixit le programme). D'autre part, il s'agit d'un spectacle, inspiré, si j'ai bien saisi, d'une collaboration entre des artistes et l'organismes L.A.S.T.U.C.E.

De prime abord, il faut reconnaître dans ce spectacle la marque fidèle de Vicky (travail corporel soutenu, succession de tableaux, thème souvent repris de la communication interpersonnelle, monochromie des accessoires et du décors) qui nous avait déjà donné 10 vies sur tapis rouge et Sonô.

Les Immondes met en scène 3 personnages (fort bien campés d'ailleurs par une Sara Moisan aux membres tout aussi mobiles qu'expressifs, un Patrick Simard au visage étalant une infinie gamme de grimaces et une Carolyne Tremblay présente tant physiquement que vocalement) dans des situations de solidarité qui veut dire tant, parce que nous vivons finalement en équipe. Ces situations s'enchaînent donc dans une frénésie collective : l'orange, le baseball, l'anniversaire, les hots-dogs, etc.

L'ingéniosité est au rendez-vous. Le talent aussi. Vicky sait développer des moments précis où l'individu ne peut que se révéler. Souvent négativement. Toutefois, il est difficile de faire un lien entre les tableaux, de dégager un propos clair et significatif... Les rires surgissent à plusieurs endroits. D'où la question suivante: Les Immondes servent-ils le rire ou la réflexion? Probablement me répondra-t-on, les deux... j'en conviens. Seulement voilà, parfois, il semble que la tentation de performer passe avant la nécessité de passer un message...

C'est bref, je sais. Je manque un peu de temps... j'essaierai d'y revenir un peu plus tard...

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