jeudi 22 janvier 2009

Grandeur et misère d'un petit milieu


Le premier Rendez-vous théâtre a été des plus stimulants!

Que résulte-t-il de la rencontre d'hier soir - où, je le souligne, tout le milieu théâtral institutionnel était assis à la même table - à laquelle ont assisté une 60aine de personnes? Outre la présentation (nécessaire) de chacune des compagnies (et de l'auto-congratulation inhérente à ce genre d'exercice...), de quoi fût-il question?

De la diversité et des causes de celle-ci... Y fût salué le travail des défricheurs, des pionniers comme Ghyslain Bouchard, Rodrigue Villeneuve, Pauline Tremblay de même que tous les autres acteurs des années 50, 60 et 70 qui ont dynamisé l'art de la scène et qui ont ouvert les portes à une plus grande professionnalisation. Y fût également mentionné le travail de tous ceux qui font le théâtre et qui s'activent depuis une 15aine d'années. La contribution de l'UQAC, passage effectué par la plupart des nouveaux venus (depuis plusieurs années) dans la pérennité de cette dite professionnalisation a été souligné.

De la relève... Des étudiants, serait plus juste. Ces étudiants ont été d'ailleurs sollicités par plus d'un... cette relève composée d'une multitude d'étudiants que l'on dit parfois absents, parfois paresseux, parfois désintéressés... et quelque fois, curieux!

Du peu de diffusion des spectacles... que ce soit hors de la région ou, plus scandaleux encore, dans la région elle-même! Bon. La lourdeur des structures ne permet pas ce genre de voyage... d'accord. Toutefois, en ce qui a trait aux personnes (régionales!) elle-même, il est inconcevable qu'il y est si peu de spectateurs qui se déplacent, par exemple, de Chicoutimi à Roberval, de Jonquière à Chicoutimi et vice versa...

La reconnaissance des grands centres... Saguenay parent pauvre? Peut-être. Mais pas dans la qualité des projets présentés... Gêne? Peut-être... par manque de techniques, de visibilité, etc...

L'avenir. Quelle est la relève? Y a-t-il trop d'offres? Reste-t-il de la place pour les nouveaux venus qui, plutôt que de s'intégrer à des structures déjà existantes, préfèrent partir leur propre compagnie? D'aucuns disent oui. Pourtant, quel public nous partageons-nous? Y a-t-il des publics ou un seul public? L'avenir existe-t-il?

Bref, la rencontre a abordé principalement le théâtre régional en général et non dans ses spécificités. De la perception que l'on porte (nous et les autres) sur ce dernier. De l'argent et/ou plutôt de sa rareté. De la persévérance. De nos aspirations... Pour faire suite, il faudrait une nouvelle rencontr de ce type pour se lancer dans de véritables débats sur les choix artistiques, les diverses façon de faire, etc...

Parce que oui, si de prime abord ce type de rencontre donne une solide impression d'unité et de meilleur des mondes, restent que cette façade cache de nombreux problèmes dont la gravité varient en fonction de la grosseur de la compagnie, de ceux qui la dirigent, de ses missions, des demandes de plus en plus exigentes des subventionnaires, de l'indifférence parfois crasse du milieu des affaires, de la difficulté de vivre d'un art qui demande un profond engagement personnel.

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