jeudi 28 mai 2009

Loïe, Isadora et Joséphine

Voici trois petites vidéos sorties d'un passé pourtant pas si lointain et qui, en même temps, remonte au début d'une véritable réforme de la scène dramatique européenne...

La première serait une série d'images captées en 1896 (par Edison?) et met en vedette Loïe Fuller (1862-1928) dansant la serpentine... Par ses danses hypnotiques, ses jeux de voiles et de lumières, elle devint l’égérie des symbolistes. Elle fascina Toulouse-Lautrec, Nadar, Méliès, Rodin, Mallarmé ou les frères Lumière. Cette Aladine occidentale, adulée aux quatre coins du monde, fut aussi une féministe avant l’heure. Elle afficha son homosexualité tout en revendiquant pleinement son rôle d’artiste. Dirigeant son propre théâtre, productrice, imprésario, elle fit venir en France les premières troupes d’acteurs japonais, écrivit des ballets et des tragédies et s’essaya comme réalisatrice au cinématographe. Mais surtout, sa danse Serpentine, en jouant sur la lumière, la couleur, la forme abstraite et le merveilleux, a fondé tout un pan de la danse contemporaine. (Réf.)



La seconde, Isadora Duncan (1877-1927), inspire les plus grands artistes peintres fascinés par son art du mouvement. Féministe, provocatrice inspirée, adulée ou critiquée, elle s'inspire du modèle des figures de la Grèce antique pour façonner l'expressivité particulière des danseurs qui se traduit dans une grande liberté d'expression, spontanéité et naturel du corps. L'artiste n'hésite pas à ne se couvrir que d'un voile et à danser nus pieds pour se rapprocher de la mode grecque ; elle pose ainsi les bases de la danse contemporaine. (Réf.)
Cette grande artiste a connu une fin tragique: alors qu'elle roulait sur une route de la France (elle était, par ailleurs, américaine...), son châle se prit dans la roue de son carosse et elle mourut étranglée...



La dernière, Joséphine Baker (1906-1975) devient l'égérie des cubistes qui vénèrent son style et ses formes, et suscite l'enthousiasme des Parisiens pour le jazz et les musiques noires. Elle fait figure aujourd'hui de « grande dame » et d'exemple de tolérance et d'intégration. (Réf.)


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