mercredi 19 août 2009

Du théâtre au musée...


J'ai visité, quelque part dans les dernières semaines, le Musée Louis-Hémon de Péribonka... monument élevé pour la gloire de l'oeuvre magistrale de ce dernier: Maria Chapdelaine.

On y trouve de tout: toutes les éditions dans toutes les langues de ce roman du terroir, des lettres et des objets appartenant à l'écrivain, des séquences vidéos des oeuvres filmiques (dont le film français avec Madeleine Renaud ou celui avec Carole Laure) et divers artefacts directement issus de l'époque, du lieu et de l'entourage de Hémon, auteur breton, lors de son passage en terre jeannoise.

Mais outre l'intérêt pour cette femme du Lac et son coureur des bois (de même que pour sa famille et les Bédard, source de l'inspiration du poète) cette exposition permanente vaut le détour pour sa conception et sa mise en espace qui sont l'oeuvre du dramaturge Michel-Marc Bouchard... qui voue un quasi culte à l'héroïne au point d'en faire le sujet d'une de ses premières pièces: Le retour inattendu de François Paradis... La salle se théâtralise autour de Maria Chapdeleine: vérités et mensonges (le titre de l'exposition). Plus que les seuls objets, l'emplacement de ceux-ci signifie quelque chose. L'espace y est pensé de façon dramatique.

Il semble, par ailleurs, que ce soit de plus en plus la norme, pour les musées et salles d'expositions, de faire appel aux artisans du théâtre (je rappelle que la nouvelle exposition permanente de la Pulperie, La main à la pâte, a été éclairée par Alexandre Nadeau). Peut-être ceux-ci sont-ils plus sensibles à la présentation et à la réception des oeuvres? À leur mise en valeur? À la conception en trois dimensions? Qui sait... Il faudrait s'attarder plus longuement sur le sujet...

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