mercredi 20 janvier 2010

De la présence... !


S'il est un terme générique au théâtre, un terme aux allures hermétiques et métaphysiques, un terme difficile à saisir, c'est bien celui de la présence. Que dire alors de l'étrange énergie? En cette ère (post-)contemporaine, ces notions deviennent, avec celle de la figure qui remplace le personnage, l'apanage des acteurs en scène.

À l'encontre de ces termes qui se galvaudent facilement, j'aime bien ce discours tenu par Jean Asselin (directeur artistique de Omnibus) relaté par Josette Féral dans son recueil Mise en scène et jeu de l'acteur(tome 2): Le corps en scène (p. 83):

[...] Je préconise donc l'infinité des rapports de vitesse, de force et de temps plutôt que cette notion d'énergie qui n'est qu'un palliatif à tout ce qu'on est incapable de nommer; parce que cela nous arrange de ne pas nommer, parce que c'est moins fatiguant de ne pas savoir. Cela donne plus de champ à la fumisterie et au charlatanisme.

Quant à la «présence», je dirais qu'elle se définit par son contraire: la répression de l'ego, l'absence du soi. Le personnage est un sursoi, un soi collectif aussi. C'est quand ce jeu est graphique et abstrait que tous s'y retrouvent. Je dirais que l'interprète est présent lorsque je peux m'y projeter comme sur un écran. Il est potentiellement mon corps et virtuellement mon esprit.


Et dans ce recueil cité plus haut, d'autres metteurs en scène font état de leur(s) idée(s) sur la question dont Eugenio Barba, Dario Fo, Georges Lavaudant, Robert Lepage, Gilles Maheu, Peter et Sellars et Robert Wilson...

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