mercredi 1 septembre 2010

De la liberté de la mise en scène...


Suite (et réponse) au billet précédent... par un extrait (tiré de la même référence que le dernier billet) de Schechner, cette fois, qui correspond - je dirais - assez bien à ma propre vision de la fonction du metteur en scène:

Le travail de mise en scène consiste à redonner une vision scénique à la pièce, non pas en essayant de retrouver celle de l'auteur, mais en cherchant en quoi les circonstances immédiates révèlent le texte. Il est de toute façon généralement impossible de retrouver la vision de l'auteur de la pièce. Cette vision peut être inconnue, comme c'est le cas de la plupart des écrivains prémodernes; ou alors la pièce est montée dans un contexte culturel différent de celui d'origine, ou encore les conventions de l'architecture du théâtre rendent cet objectif impossible. Redonner une vision scénique à la pièce est un processus incontournable, car la matrice socio-culturelle de la vision originelle change rapidement. La vision originelle est liée à la matrice originelle et se perd en même temps qu'elle. À mon avis, même la première mise en scène d'un drame n'a pas une position privilégiée à cet égard, à moins que l'auteur lui-même soit aussi le metteur en scène, et ce privilège disparaît avec l'auteur.

C'est assez clair... un peu radical... mais j'y crois profondément... et c'est en ce sens que, pour ma part, je réclame une liberté (respectueuse) du metteur en scène.

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