mercredi 29 septembre 2010

Point zéro...?!


Le rôle du mouvement scénique est plus important
que celui des autres éléments du théâtre.
Même si l'on ôte au théâtre la parole, le costume,
la rampe, les coulisses, l'édifice théâtral enfin,
tant qu'il reste l'acteur et ses mouvements plein de maîtrise,
le théâtre demeure théâtre.


Cette sentence de Meyerhold m'a, je l'avoue, un peu bousculé même si je suis, après coup, assez d'accord (bien que je crois qu'il a un peu écarté la nécessité du spectateur dans sa conclusion... mais après tout, il ne peut pas être toujours parfait!).

Je me suis toujours dit que le point zéro du théâtre (et c'est là que se fonde, finalement, mon propre credo) était un texte, un comédien, un spectateur. Bon. Le texte peut partir, je le concède... même si, personnellement, j'y tiens et j'y vois là une véritable caractéristique de la chose théâtrale - et par texte, j'entends aussi bien canevas qu'écrit. Mais pour le comédien...

Dans ma tête, la parole a toujours été une part importante... mais il est vrai, à la réflexion (et je crois que ça se retrouve dans mon travail généralement), que la véritable écriture (et donc le véritable texte) personnelle à l'acteur (en y excluant tout apport extérieur... donc tout auteur autre que lui) demeure son geste et son mouvement...

Le point zéro du théâtre est-il muet? Pourquoi pas.

Pourquoi est-ce que je me préoccupe du point zéro du théâtre? Parce que, sans entrer trop dans l'hermétisme, c'est le point d'origine des deux grands principes du théâtre: la théâtralité et la performativité... Ce point zéro devient donc le big bang du théâtre...

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