dimanche 12 septembre 2010

Questions à 1000$

À trop lire Schechner, par les temps qui courent, j'en viens à me poser de nombreuses questions sur le théâtre... en particulier sur le nôtre.

Quelle est l'identité du théâtre saguenéen? En a-t-il une? Est-il possible de tracer son portrait? Oui, sans aucun doute. Mais est-il possible de tracer les liens qui l'unit à son creuset. Et ce dernier a-t-il une influence quelconque sur l'esthétique (si tant est qu'il y en a une!), le jeu, la façon de voir cet art éphémère?

Notre théâtre est-il vivant ou n'est-il pas entrain de se scléroser? Une tradition est vivante lorsque ses racines et ses branches touchent le peuple. On peut l'étudier à l'université, mais c'est dans la rue seulement qu'on peut la maintenir en vie.

Question encore pire: quel est l'utilité de notre théâtre? Nous pourrions presque reprendre mot pour mot cette autre sentence de Schechner: La scène théâtrale n'a plus l'importance qu'elle avait: quand il s'agit de repenser la société, elle n'est ni impliquée ni convoquée.

Lire Schechner, c'est se poser de sérieuses questions sur l'intérêt de poursuivre.

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