lundi 22 novembre 2010

Dans sa tête, oui... mais dans la salle?


Ai assisté, hier soir, à la dernière représentation de Pendant ce temps, dans la tête de Grossomodo, le quatrième solo présenté par le Théâtre du Faux Coffre.

En toute ingéniosité, Pierre-Grossomodo a construit une machine escamotable, démontable, rétractable, transformable... une véritable machine à jouer. Comme il le dit lui-même, un contenant fort intéressant. Une machine propre à créer de nombreux effets de scène...

Mais pour que les effets de scènes frappent l'imaginaire, il faudrait qu'on quitte la simple démonstration pour entrer de plein pied dans le théâtral avec une véritable interaction entre la machine et le personnage (qui n'arrive, en réalité, qu'une seule fois lors de la dictée...).

Car ce qui manque à se spectacle (nonobstant le talent et la grande agilité de l'interprète), c'est, encore une fois aux dires même du personnage en ouverture, la matière... Enfin... la matière originale... (et peut-être un oeil extérieur?)

Pour mettre en valeur cet objet encombrant, l'alter ego du Clown noir a conçu un cours de théâtre enlignant, avec des accessoires ingénieux, les matières pédagogiques: histoires (entendre ici farces), musique, mathématique magique...Une idée avec un potentiel véritablement intéressant. Toutefois, les textes utilisés, malgré (reconnaissons-le...) leur efficacité, manquent un peu de mordant (celui-ci étant donné principalement par les répliques lancées aléatoirement par ses acolytes assis dans le public), de profondeur ironique, par rapport à ce que ce personnage et son statut de Clown noir nous a habitué...

Il sera intéressant de voir l'évolution de ce solo... parce que l'engin promet (et on a vite hâte de revoir le petit robot qui déclame l'hilarante dictée et qui, plus tard, sous une chevelure blonde, chante le Comic Strip de Gainsbourg)!

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