lundi 28 mars 2011

La Visite [Carnet de mise en scène]

Ce billet aurait pu se titrer autrement: le paradoxe du metteur en scène... parce qu'avec la première de La Visite qui approche à grands pas (alors que les répétitions à proprement dites sont terminées!), les sentiments sont tout aussi intenses que contradictoires.

D'une part, il y a la satisfaction d'avoir fait cette création avec cette équipe. De beaux moments de plaisir. De belles journées de travail. Des idées pleins la tête. Des ambitions. Le plaisir. La chance. Un bon travail esquissé, porté par des comédiens talentueux...

D'autre part, il y a la déception... ou la contrariété parce qu'avec cette création et cette équipe, je n'ai pas pu aller plus loin. Toujours plus loin. Par manque de temps. Par contraintes d'horaire. (un fléau dans le contexte de cette année!). Par envergure de la pièce (qui dure près de deux heures). L'impression d'inachevé, de laisser un travail en plan. J'en aurais pris plus... Bien sûr, me rétorquera-t-on, on en prendrait toujours plus... Oui, je sais. Mais tout de même.

Au cours des deux derniers jours, nous avons fait quatre enchaînements, chacun avec leurs forces et leurs faiblesses. Quatre enchaînements pour quatre séries de notes. Quatre enchaînements dont un devant un petit public... Ce dernier droit est épuisant parce qu'à partir de ce moment, il y a de la redite. Des notes assimilées et pourtant oubliées. Des indications dites maintes et maintes fois. Des trouvailles, aussi, de dernière minute... dont l'intégration des lumières...

Ce soir, nous faisons la générale technique (précédée d'un «cue to cue» nécessaire pour le jeune régisseur) et demain, nous passons à la générale. Habituellement, au Théâtre Mic Mac, nous laissons une journée de répit entre celle-ci et la première. Cette année, l'option est prise de garder le mercredi sur le calendrier pour un ultime enchaînement...

Une fin essoufflante.

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