jeudi 5 mai 2011

Le texte comme une série de figures


Le texte théâtral (et son énonciation) se compose, si l'on se colle à la matière brute, à la partition, d'une série de figure (apparemment limitée) qui, s'agençant entre elles, créent le rythme, le sens et, au final, l'interprétation. Une série de figures comme un coffre à outils, un vocabulaire formel à maîtriser pour faire des combinaisons nouvelles, des complémentarités, des ruptures.

Dans un cadre de recherche sur la théâtralité et la performativité, il m'apparaît essentiel de les aborder l'une après l'autre, de les définir et leur donner un contour précis.

En voici une liste (qui n'est peut-être pas exhaustive) établie par Michel Vinaver dans son ouvrage Écritures dramatiques, essais d'études de textes de théâtre paru en 1993 (pp. 901-903) aux éditions Acte-Sud:

La parole théâtrale se compose d'un nombre limité de figures textuelles répartit en quatre catégories:

1) FIGURES TEXTUELLES FONDAMENTALES S'APPLIQUANT À UNE RÉPLIQUE OU UNE PARTIE DE RÉPLIQUE: attaque, défense, riposte, esquive, mouvement-vers

2) AUTRES FIGURES TEXTUELLES S'APPLIQUANT À UNE RÉPLIQUE OU À UNE PARTIE DE RÉPLIQUE : monologue, récit, plaidoyer, profession de foi, annonce, citation, soliloque, adresse, discours composites

3) FIGURES TEXTUELLES S'APPLIQUANT À UN ENSEMBLE DE RÉPLIQUES: duel, duo, chœur, polyphonie

4) FIGURES TEXTUELLES RELATIONNELLES S’APPLIQUANT À UNE RÉPLIQUE DANS SA RELATION AVEC LE MATÉRIAU TEXTUEL QUI PRÉCÈDE : bouclage, effet-miroir ou écho, répétition-variation, fulgurance.


Ces figures participent à refonder le rapport au texte non pas sur la fable, l'intrigue mais sur sa forme, sa construction.

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