samedi 4 juin 2011

L'Affaire de la rue Lourcine [Carnet de mise en scène]


Les scènes de la production se peaufinent. Les personnages suivent.

Bon. Demeure toujours l'écueil d'un jeu psychologisé qui entrave plus le comédien qu'il ne l'aide dans ce type de théâtralité. Le sentiment, dans le style de jeu que je privilégie, n'est pas une émotion mais une forme. Une forme assumée avec fermeté. Force. Puissance. Et complicité avec le public.

Ce que je cherche: la virtuosité d'un acteur-acrobate-cabotin-technicien du verbe et du geste.

Le rythme se consolide. Le théâtre en général - et le vaudeville en particulier! - est une question de tempo. Comment être rythmé (que beaucoup confondent avec rapide) sans être précipité? Comment prendre le temps de montrer et de faire sans tomber dans une lenteur lourde? Comment se donner, en scène, les moyen de dynamiser son jeu par la mise en espace et les relations créées de la sorte? Ce sont là quelques questions qui guident le travail en cours.

Du coup, la première ébauche de mise en place est revue de fond en comble. Les détails et les nuances sont nombreux. Les ajustements sont multiples. Les modifications s'amoncellent. C'est d'ailleurs l'une des difficultés rencontrées pour le moment: réintégré des nouveaux paramètres scéniques (d'autant plus que le mobilier entre chaque jour davantage) dans une routine déjà (trop vite...) installée.

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