samedi 18 août 2012

«Orphée aux enfers» [Carnet de mise en scène]


Nathalie Dessay et Yann Beuron, dans le Duo du concerto, Opéra de Lyon.

Il y a quelque chose de libérateur, de fondateur, quand après plusieurs lectures du livret d'Orphée aux enfers, quand après plusieurs écoutes du coffret à ma disposition (la même production que dans la vidéo ci-haut, dirigée par Mark Minkovski), quand après des rencontres avec la direction et surtout, avec mes collaborateurs se profile une ligne directrice, le grand principe scénique sur laquelle pourraient s'édifier les jeux de scène et tout l'ensemble esthétique.

Et si nous partions donc du ton général de la pièce (où l'exaspération règne chez tous les personnages) pour l'étendre, par le biais du théâtre dans le théâtre, au contexte même de son énonciation (où l'exaspération règnera tout aussi bien chez les solistes et les choristes)?

Du coup, le potentiel événementiel serait énorme. Les perspectives s'ouvriraient. L'interprétation pourrait prendre différentes couleurs et pourrait s'étendre à de multiples rapports conflictuels avec la lumière, les costumes, la scénographie. La magie théâtrale serait, en quelques sortes, abordée par son absence ou, du moins, par son sabordement...

Cette mise en scène comporterait risque, oui. L'équilibre devrait nécessairement être trouvé afin que toute la construction dramaturgique et scénique soit, d'une certaine façon, un dispositif de mise en valeur du talent des chanteurs et de la beauté de la musique... Mais je crois que le jeu en vaudrait la chandelle...

Bon. C'est bien beau d'avoir les idées... Maintenant, il faut passer des paroles (écrites!) aux actes...

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