lundi 30 mars 2020

Il faudrait souhaiter que le théâtre disparut...


Monseigneur Bruchési - archevêque de Montréal de 1897 à 1939 -  n'aime pas le théâtre. Sur un petite biographie (qu'on peut lire ici), il est dit:


Les historiens connaissent beaucoup plus les interventions de Mgr Bruchési dans la sphère publique. On fera en effet grand cas de ses activités de censure, qu’elles concernent le théâtre, la presse ou le cinéma. C’est un fait que, de 1903 à la Première Guerre mondiale, il intervient fréquemment dans le débat public pour faire prévaloir sa conception de l’ordre et des bonnes mœurs. Les plaisirs mondains, le théâtre immoral, et particulièrement Sarah Bernhardt, sont l’objet de ses condamnations. Il sévit particulièrement lors de ses visites de 1905 et 1911. En 1905, les semonces préventives de l’archevêque restent pratiquement sans effet ; en 1911, il proteste contre deux des pièces annoncées et la comédienne change de pièces.


Rien de mieux, pour bien saisir ce qu'on entend par faire prévaloir sa conception de l'ordre et des bonne moeurs, que de lire ce petit article publié le samedi 20 novembre 1909 dans le journal La Vérité, ayant pignon sur rue à Québec.


De quels malheureux incidents des années dernières, évoqués dans le 4ième paragraphe, est-il question? Pour un autre exemple de ce combat  acharné qu'il mène sous son règne, vous pouvez allez lire cet autre billet fait en janvier dernier, qui porte sur l'instauration de la censure théâtrale. 

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