samedi 1 novembre 2008

De l'amour et des griffes [journal d'une mise en scène]


Le spectacle De l'amour et des griffes est enfin mis en place, avec ses forces qui le rendent amusant et fascinant à regarder... de même qu'avec ses faiblesses qui demandent encore de l'implication de la part de tout un chacun.

Les cinq comédiens portent un style théâtral exigeant. Tout en demeurant amateur, le Théâtre Mine de Rien doit, selon moi (et c'est ce que je tente de faire depuis le début de cette fondation), créer avec rigueur et discipline, dans un contexte professionnel... faire du théâtre comme loisir artistique.

La première partie (Le Défunt de René de Obaldia) se fige dans une langueur contrôlée, où l'horreur narratif prend tout le discours. Simplicité et immobilisme en sont les leitmotivs. Les deux comédiennes ont besoin de tout leur petit change pour rester en pleine possession et du texte et de cette gestuelle qui, sous ses apparences de facilité, requiert une force de concentration et de maîtrise du discours essentielles à sa représentation.

La seconde partie (Les Boulingrin de Courteline) prends le contrepied de la précédente et se lance dans une folle chorégraphie où la parole laisse place aux corps. Calcul, méthode, capacité de se voir extérieurement, telles sont les qualités recherchées.

Parmi cette distribution, une surprise artistique: Mélissa Valiquette... issue du profil Arts et Lettres - profil interprétation de Saint-Laurent... wow!

Plus que trois semaines avant la première...

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