jeudi 23 juin 2011

«L'Affaire de la rue Lourcine» [Carnet de mise en scène]


Devant cette production, que je vois, ces temps-ci, à travers les yeux de (peu nombreux!) spectateurs, une chose frappe: son ton qui la rapproche étonnamment, cent ans avant le temps, de l'absurde qui fera rage dans la seconde moitié du XXième siècle.

Dans les encyclopédies (et j'en ai déjà fait mention ), Labiche passe souvent pour être, en quelque sorte, un précurseur du genre. Et avec L'Affaire de la rue Lourcine, on le sent bien: une trame dramatique fort ténue sur laquelle s'échaffaude une construction scénique complexe qui s'amuse à tordre la réalité; une série de quiproquos qui hypertophie à l'extrême une absence de réelle tension; des personnages qui sont projetés dans un quotidien distendu... et le tout par un jeu de langage, d'apartes et de mot d'esprit. L'absurde côtoie le ridicule qui lui-même est aux prises avec le saugrenu et l'extravagant.

Une matière toute aussi amusante que dense... pleine d'écueils et de défis! Un ton qui frappe oui... et qui grince et grince encore!

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