dimanche 17 juillet 2011

Trop long???


Je voulais y revenir quelques minutes... parce que ça me faisait sourire. Je parle de la chronique de Roger Blackburn de la semaine dernière (Progrès-Dimanche,10 juillet 2011) intitulée Début trop long, consacrée au longueurs des débuts de spectacle:

Grosse semaine de spectacles à Saguenay. La légende d'Arthur Villeneuve au théâtre d'été de la Pulperie, Ecce Mundo au Pavillon sportif de l'UQAC et La Fabuleuse histoire d'un Royaume à La Baie. J'ai vu les trois spectacles et les trois spectacles ont le même défaut: ça commence lentement avec des longueurs.

[L'auteur parle alors du début de la Fabuleuse.] Il me semble qu'on n'est pas obligé, dans une mise en scène, de réaliser un crescendo avec un début lent. Pourrait-on commencer fort? [...]

Le même phénomène se produit avec la pièce de théâtre d'été «La légende d'Arthur Villeneuve». Les auteurs nous font endurer un gros 15 minutes de mise en situation des anciens propriétaires de la maison du peintre avant que le couple Villeneuve entre en scène. Là aussi on oublie, à la fin, qu'on s'ennuyait au début, car l'histoire du peintre naïf qui peint sa maison est très réussie quand on entre dans le vif de l'action. Là aussi quelques longueurs, entre autres choses lors de la parabole sur les talents qui a inspiré le peintre. Une messe radiophonique aurait pu suffire pour nous mettre en situation.

Cette lenteur des débuts qui est décriée ici (en admettant aussi qu'il ne faut pas tomber dans les longueurs) est oui, un mal nécessaire, le temps de bien camper personnages et situations, notamment dans la comédie. Il faut bien commencer quelque part.

Les débuts posent toujours problème... quand on commence les répétitions... quand on met en place les premiers éclairages... quand on jour pour la première fois devant un public.


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