samedi 10 décembre 2011

«On se casse les noisettes» [Carnet de mise en scène]


La première représentation d'On se casse les noisettes! est chose du passé.

Une représentation fébrile, mais somme toute assez bien rendue.

Il est possible, maintenant, après une première confrontation avec le public, de faire les ajustements nécessaires à un rehaussement de la dynamique scénique, en faisant «nettoyant» les numéros et les entre-scènes des parasites qui se sont installés en cours de répétitions.

Car la présence du public permet deux choses: d'abord insuffler de l'énergie aux comédiens par leurs réactions et surtout, cette présence permet au metteur en scène d'aborder le spectacle avec des yeux neufs. Une expérience quasi mystique. Une transsubstantiation. Tout à coup, la production prend comme un nouvelle figure.

Alors, ce qui attend les comédiens, ce soir, avant la représentation: revérifier la calibration (?) du son (la musique et les micros), resserrer quelques liens. Couper un peu par-ci, un peu par-là, retranchant des répliques qui tombent finalement à plat.

Plus que n'importe quel autre spectacle, ce type de production se doit d'être en chantier jusqu'à la dernière minute des représentations et de rester ouverte à tout changement qui peut se présenter (dont les références à des personnes dans la salle qui doivent être revues systématiquement, à tous les soirs...). Et c'est là le plus grisant de ce projet. Rester à l'affût de ce qui pourrait améliorer et se lancer dans de nouvelles avenues à quelques minutes de monter en scène.
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Pour vous donner une (ou plutôt deux idées de ce à quoi peut ressembler ce spectacle), il faut lire Noël Destroy par Joël Martel (Voir Saguenay-Alma) et Antidote redoutablement efficace en page 6 du Quotidien d'aujourd'hui, par Daniel Côté.

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