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dimanche 11 décembre 2011

«On se casse les noisettes!» [Carnet de mise en scène]

Dessin pris sur ce site... mais comme c'est en néerlandais, je ne trouve pas les infos...

Une assez bonne deuxième représentation... un peu moins fébrile, plus précise, et avec une belle variété de bogues techniques: perruques qui arraches, micros qui tombent, musique qui part toute seule, pancartes qui tombent, etc.

Le rythme se resserre un peu. Les comédiens acquièrent de plus en plus d'assurance dans l'exécution des petits scénarios. Tout est plus en contrôle.

Les chorégraphies et les chansons représentent de bons défis pour ces interprètes qui (à quelques exceptions près) ne sont ni danseurs, ni chanteurs... Bien que cet élément soit pris en compte (et sert le plus souvent de point de départ à la construction de ceux-ci), il n'en demeure pas moins qu'il doit tout de même y avoir un travail de maîtrise personnelle pour rendre le «message» sans s'essouffler.

Toutefois - et c'est là l'écueil! - il faut faire doublement attention à ce que l'ensemble du spectacle soit pris pour acquis, à attendre les rires, à tomber dans un jeu mécanique sans âme. Il faut accentuer la rigueur. Augmenter le tonus et l'énergie. Investir la scène avec détermination et un plaisir accru... et cela paraît plus simple que la réalité.

Là où nous pourrions vraiment travailler si nous avions du temps devant nous (une plus longue série de représentations!), maintenant que les numéros ont été éprouvés devant public, il nous faut déjà entamer le dernier rendez-vous.

samedi 10 décembre 2011

«On se casse les noisettes» [Carnet de mise en scène]


La première représentation d'On se casse les noisettes! est chose du passé.

Une représentation fébrile, mais somme toute assez bien rendue.

Il est possible, maintenant, après une première confrontation avec le public, de faire les ajustements nécessaires à un rehaussement de la dynamique scénique, en faisant «nettoyant» les numéros et les entre-scènes des parasites qui se sont installés en cours de répétitions.

Car la présence du public permet deux choses: d'abord insuffler de l'énergie aux comédiens par leurs réactions et surtout, cette présence permet au metteur en scène d'aborder le spectacle avec des yeux neufs. Une expérience quasi mystique. Une transsubstantiation. Tout à coup, la production prend comme un nouvelle figure.

Alors, ce qui attend les comédiens, ce soir, avant la représentation: revérifier la calibration (?) du son (la musique et les micros), resserrer quelques liens. Couper un peu par-ci, un peu par-là, retranchant des répliques qui tombent finalement à plat.

Plus que n'importe quel autre spectacle, ce type de production se doit d'être en chantier jusqu'à la dernière minute des représentations et de rester ouverte à tout changement qui peut se présenter (dont les références à des personnes dans la salle qui doivent être revues systématiquement, à tous les soirs...). Et c'est là le plus grisant de ce projet. Rester à l'affût de ce qui pourrait améliorer et se lancer dans de nouvelles avenues à quelques minutes de monter en scène.
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Pour vous donner une (ou plutôt deux idées de ce à quoi peut ressembler ce spectacle), il faut lire Noël Destroy par Joël Martel (Voir Saguenay-Alma) et Antidote redoutablement efficace en page 6 du Quotidien d'aujourd'hui, par Daniel Côté.

vendredi 9 décembre 2011

«On se casse les noisettes! » [Carnet de mise en scène]


Si la nuit porte conseil, celui-ci, quand il se multiplie, empêche de dormir. Alors voici donc quelques points directement issus d'une insomnie chronique.

Pour On se casse les noisettes!, les points importants (voire nécessaires!) pour les comédiens, alors qu'ils monteront en scène dans quelques heures pour la première:
  • Engagement de tout le corps et de tout l'esprit dans ce spectacle.
  • Engagement de tout le corps et de tout l'esprit dans le collectif. Ce ne sont pas des solos. Il doit y avoir une réelle symbiose sur la scène.
  • Conscience de son corps, de ses actions et surtout, de ce qu'il provoque chez le spectateur.
  • Confiance en ses capacités.
  • Contrôle de l'ensemble de celles-ci.
  • Confiance dans l'efficacité des numéros.
  • Précision.
  • Plaisir dans l'exécution de tout les numéros.
  • Commencer doucement en mettant de plus en plus d'intensité et de folie au cours des numéros (finalement le contraire de ce qu'ils font, soit de commencer très fort et de s’essouffler en cours de route...).
  • Importance accrue, vue le contexte de création et d’exécution (semi-canevas), de l'écoute du partenaire et des réactions de la salle.
  • Aisance et calme (deux éléments essentiels pour se lancer dans les numéros comiques).
  • Re-plaisir dans l'action.
  • Enfin, le principal à mon avis: garder à l'esprit que le partenaire le plus important demeure le public. En ce sens, il est primordial de lui ménager une ouverture, de le prendre comme complice, de jouer avec lui.

Sûrement y aura-t-il d'autres points qui s'ajouteront durant cette longue journée qui commence. Mais le reste sera transmis directement aux comédiens.

jeudi 8 décembre 2011

«On se casse les noisettes!» [Carnet de mise en scène]


La générale est faite.

Après un contrariant contretemps cet avant-midi (où nous avons dû partager la salle avec les organisatrices d'un dîner dans le même lieu), les comédiens ont pu enfin monter en scène pour faire un dernier filage... le pire de tous.

Le pire parce que maintenant, il manque le principal ingrédient inhérent à ce type de spectacles: les spectateurs. Ce qui donne un enchaînement toujours un peu plat, terne et avec une folie qui, jour après jour, a laissé sa place à un certain mécanisme qui ne demande que des rires venus de l'extérieur pour bien s'enflammer.

Dans l'ensemble, ça marche. Ce spectacle de Noël reste proche du cabaret festif (avec un côté bric-à-brac bien assumé!), avec ses numéros éclatés et ses personnages loufoques (personnages différents d'un numéro à l'autre). Les liens fonctionnent et nous continuons à trouver des manières d'ajouter des répliques, de préciser des actions, d'établir concrètement les scénarios.

Compte tenu du contexte de création, c'est la gestion de la technique (le son et les micros) qui pose toujours un peu de problème. Demain, le montage final de la salle viendra corriger le tout.

vendredi 2 décembre 2011

«On se casse les noisettes! » [Carnet de mise en scène]


La journée de répétitions (de 9h à 11h et de 13h à 16h) fut plus difficile que celle d'hier.

D'abord parce que je suis fatigué. J'ai le cerveau plus lent... qui demande plus d'attention. Et la fatigue se conjugue dès lors si facilement avec l'impatience. Créer dans ce contexte devient ardu. Parce que le plaisir fond avec l'usage. Parce que le focus n'est plus au bon endroit. Parce que l'ouverture et la diplomatie sont inversement proportionnels.

C'est le jour où la création devient «la création de trop». Jusqu'à la prochaine répétition.

Toujours est-il que présentement, l'ensemble du spectacle de Noël est placé. Ne manque plus que la finale... pour un présent total de 52 minutes.

Les numéros sont des ébauches qui demandent encore de s'y arrêter. De les peaufiner. De les nuancer.

jeudi 1 décembre 2011

«On se casse les noisettes!» [Carnet de mise en scène]

Nous sommes entrés dans la phase intensive de répétitions. Les filages succèdent aux sketchs à faire qui eux mêmes s'intègrent dans des enchaînements parfois cahoteux, mais toujours très drôles. Le plaisir de la création en directe!

Je sors de ces heures de travail complètement brûlé... car il faut dire que je me lance tout entier sur la scène, dans les coulisses, écrivant répliques sur le tas et coordonnant la mise en place, les chorégraphies et le rythme de l'ensemble.

Toujours est-il que ça prend forme... comme en témoigne cette photo prise tout à l'heure, en début de travail...


Devant, on peut reconnaître Marilyne Renaud (qui en est à sa quatrième participation dans la production de Noël du 100 Masques), Marie-Noëlle Lapointe, Mélanie Potvin (qui revient après l'an dernier). Derrière, on retrouve Marc-André Perrier (qui était de la seconde édition) et Frédéric Jean.

Et n'ayez crainte, d'ici la première, j'aurai repassé tous ces costumes qui se ressentent encore d'avoir été tirés dans une boîte à la fin de l'an passé!

mardi 29 novembre 2011

«On se casse les noisettes!» [Carnet de mise en scène]


La cinquième production de Noël du Théâtre 100 Masques - On se casse les noisettes! - commence à prendre forme. Bien qu'aucun enchaînement n'ait encore eu lieu, il est possible de se faire une bonne idée du ton et même de la durée de ce spectacle.

Présentement, il reste à l'équipe deux numéros à mettre en place. À partir du 1er décembre, ce projet entre enfin dans sa phase intensive alors que de nombreuses périodes y seront consacrées. Les enchaînements se succéderont et permettront de développer et de bonifier et le rythme scénique et la rigueur du jeu.

En tout, ce seront, en fait, sans compter la narration principale sur le modèle du conte original de Casse-noisette, près d'une quinzaine de numéros qui seront regroupés en 10 sections. Pour donner un premier aperçu de la teneur de chacune des parties (certains numéros vont assez loin dans l'ironie et la causticité...), voici les titres de celles-ci:

Ouverture sur pointe
Un Noël en blagues et en boisson
Projection maternelle sur fond de comédie-ballet
Charité bien ordonnée
Hé! Arrête de tricher mon sale!
Ces cadeaux qui m'emballent
La dinde n'est pas seulement qu'une volaille
La visite ou surtout, etc.
De maman à papa
Un spectacle qui n'en finit plus

Tout le travail esthétique (espace, costumes, accessoires, musique) est encore à venir... m'offrant, du coup, de nombreuses heures de bricolage... de même qu'il reste encore des commandites à aller chercher, dont le chocolat chaud et les biscuits!

En attendant, les réservations sont maintenant ouvertes!

jeudi 17 novembre 2011

«On se casse les noisettes!» [Carnet de mise en scène]

Voici l'affiche de la production de Noël 2011 du Théâtre 100 Masques, On se casse les noisettes!. Elle a été conçue et réalisée par moi-même... petit budget oblige. N'empêche qu'elle me plaît assez bien... bien que je ne sois absolument pas objectif!

Sinon, pour le moment, les répétitions vont bon train. Les numéros prennent forme (il y en a même quelques uns que je n'ai pas encore vus!) et l'ensemble acquiert peu à peu le ton recherché... le plus difficile, l'écueil, étant toujours de bien faire comprendre sans trop dire ou expliquer, amener le numéro à un haut niveau d'ironie (s'adressant à un public adulte) sans escamoter d'étapes. Trop en mettre est si rassurant... 

Toujours un bon exercice de création en style libre!





samedi 29 octobre 2011

«On se casse les noisettes!» [Carnet de mise en scène]


Et c'est parti (enfin presque!) pour la cinquième production de Noël du Théâtre 100 Masques (il y a eu La Noël de Gruntilda, La Noël de Gruntilda II - La Nativité, Le Singulier noël de Mme Weiss - Quand viennent les boules et les grelots et Boules en stock!). Aussitôt que les décorations arrivent sur les tablettes des magasins, nous reprenons nos crayons!

Comme toutes les éditions précédentes, celle de cette année reprendra quelques numéros déjà montés qui seront remis en scène. Du recyclage, quoi...

D'autres s'ajouteront... dont le contexte général du spectacle.

Encore une fois, la formule cabaret, avec un jeu très centré sur les réactions du public, sera privilégié. Et la ligne directrice demeure encore le passage à la moulinette de différentes traditions des Fêtes... encore et toujours sous le couvert de l'ironie, de la causticité, de l'humour noir.

Cette année, donc, le spectacle portera le titre On se casse les noisettes! Après les cantiques (qui reviendront tout de même), le ballet... et tout ce qui peut contrarier le soir du réveillon...

Le canevas a été conçu il y a quelques jours.

Les répétitions débutent mardi qui vient... après l'Halloween... par principe! Celles-ci ont toujours quelque chose de fort stimulant parce que nous partons de rien pour créer chacune des parties. L'écriture textuelle se conjugue donc en même temps que l'écriture scénique, laissant, du coup, une très large part aux propositions des comédiens. Le plus surprenant est que cette extrême liberté peut quand même devenir castrante et contraignante...

L'édition de 2011, avec, je l'espère, son lot habituel de fous rires, de chocolat chaud et de biscuits, pourra compter avec des vétérans Marilyne Renaud (qui en sera à sa quatrième participation déjà), Mélanie Potvin et Marc-André Perrier (qui l'ont fait chacun deux fois) et deux nouveaux venus dans le genre, Frédéric Jean et Marie-Noëlle Lapointe. Sophie Larouche partagera avec moi la mise en scène pour des raisons d'ordre techniques (je pars...) et artistiques (redonner un nouvel élan).

Petite forme qui ferme la saison, ce spectacle demeure, année après année, un fort bon exercice pour les participants: susciter les rires sans trop en faire, sans cabotiner; être capable de juger de la situation et d'improviser; dialoguer avec la salle et ses spectateurs; faire abnégation de ses gênes et se lancer avec entièreté dans le côté irrévérencieux de la chose.