samedi 4 janvier 2020

Quand il est trop tard pour prévenir le mal...

Oui, décidément... ce que le théâtre a pu, au cours des XIXe et XXe siècle, fait couler d'encre sur les turpitudes qu'on lui reprochait, sur les moeurs dissolues qu'on y rencontrait, sur le Mal qui se montrait sur scène. La moralité était, à tout coup, menacée. 

J'ai publié, sur ce blogue, de très nombreux articles et mandements venus principalement de l'Église qui s'élevaient contre la tenues de spectacles ou la venues de troupes. (Les billets se retrouvent et .)

Or, voici ce matin - oh... la nuance sera minime, mais quand même! - un article laïc (publié le 11 décembre 1923 dans Le Bien Public - Journal des Trois-Rivières) qui prêche les mêmes vertus et qui justifie, en quelques sortes, les difficultés de la presse de bien mettre en garde sur les dangers qui guettent dans les salles sombres et permettent ainsi aux parents d'aiguiser leurs objections et de sauver l'éducation de leurs enfants. Car c'est à eux que vient, ultimement, la responsabilité de prévenir le mal.

 Conclusion: suivons la ligne édictée par l'Église!

(Un des éléments intéressants de ce petit papier est qu'il relate, par ailleurs, ce qui semble être une tournée d'une troupe spécialisée dans le Grand Guignol, ce théâtre de l'horreur et de l'extrême - avec moult assassinats, violences, cris, sang, etc - dont j'ai déjà parlé ici et ici ).


Après tous ces articles, il est encore surprenant de constater que le théâtre québécois ait pu se développer au Québec...

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