mardi 7 avril 2020

Quand on regrettait la censure...

Je ne le dirai jamais assez: le contexte socio-religieux dans lequel notre théâtre a pris naissance (à de très nombreuses reprises!) était difficile. Cette belle histoire s'est déployée tant bien que mal entre les interdictions du haut clergé, ses mandements, ses condamnations. Entre les sermons contre l'indécence de la scène, son immoralité. Entre les règlements municipaux et les bureaux de censure.

Et les échos de ce combat quasi épique ont perduré (mon blogue s'en fait presque une spécialité!)... et perdurent toujours, d'une certaine façon, se métamorphosant sous les assauts de la bien-pensance.

En 1947, le 27 mars, le Devoir  y allait d'un article de Jacques de Grandpré sur la moralité de nos scènes... un texte qui aurait aussi bien pu être écrit en 1847...


Oui. Ces débats de (im)moralité et de censure auront encore de beaux jours et ressurgiront notamment (en bien ou en mal?)... en 1967 (avec l'histoire d'Équation pour un homme actuel es Saltimbanques)... en 1976 (avec l'histoire des Fées ont soif)... en 1996 (avec l'histoire de Nudité, un spectacle de Grand Théâtre Émotif dont je parlerai assurément bientôt!)... en 2011 (avec l'histoire du Cycle des femmes du TNM... avec Bertrand Cantat)... à la limite, on peut penser aux spectacles SLAV et Kanata de Robert Lepage...

À chaque fois la question fondamentale reste la même: où trace-t'on la ligne?

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