lundi 20 avril 2026

Quand Fréchette pue l'immoralité!

 


Les morceaux journalistiques les plus savoureux, dans les archives, se rapportent souvent aux visites de Sarah Bernhardt au Québec. Lors de ses venues (1880, 1891, 1892, 1896, 1905, 1911 1916, 1917), le clergé et l'intelligentsia vertueuse se partagent la palme des menaces et des insultes. La Divine représente, pour eux, la quintessence de l'indécence, de l'immoralité.

De l'autre côté, il y a le peuple qui accourt aux spectacles, qui acclame l'actrice, qui l'accueille comme la personnification même de la grande Culture française. Parmi eux, le poète Louis Fréchette, qui lui écrit des panégyriques, qui la défend dans les publications. 

Et le voilà, le pauvre, qui se retrouve conspué par les foudres de ceux qui veillent à la pureté des âmes. Comme dans ce passage d'un article paru dans La Vérité, le samedi 13 janvier 1894:





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