mardi 25 mars 2014

La grande quête...

Émile Zola par Moloch

Chaque fois qu'on voudra 
vous enfermer dans un code déclarant: 
«Ceci est du théâtre, ceci n'est pas du théâtre», 
répondez clairement: 
«Le théâtre n'existe pas,
il y a des théâtres, 
et je cherche le mien».

Quelle belle phrase d'Émile Zola... tirée de son article Le Naturalisme au théâtre. Bon. Bien que je ne sois pas particulièrement friand de ce type de théâtre, je reconnais quand même l'importance de ce texte dans la révolution scénique de la fin du XIXième siècle.

lundi 24 mars 2014

«Au Champ de Mars»... [Carnet de mise en scène]


Il ne reste plus qu'une fin de semaine de répétitions à venir. Deux jours entiers d'approfondissements et d'enchaînements avant de se lancer dans les générales. Deux jours pour consolider l'intégration de la lumière à ce rythme scénique plutôt échevelé. Deux jours pour finaliser les derniers détails.

Si la production amène encore une fois tout un lot de questionnements et de doutes, elle ne cède rien au plaisir et à la franche camaraderie que nous avons sur le plateau. 

Tout est en place présentement pour que lève ce spectacle.

En attendant, voici quelques photographies prises en répétition par Christian Roberge:

 En plein travail... Gervais Arcand (Marco), moi (bien sûr, je ne joue pas...) et Stéphane Doré (Éric)

Céline Gagnon (Rachel) 

Denis Lavoie (Sergent) et Stéphane Doré (Éric) 

Céline Gagnon (Rachel) et Stéphane Doré (Éric) 

France Donaldson (Annabel) et Céline Gagnon (Rachel) 

Gervais Arcand (Marco) et Stéphane Doré (Éric) 

Stéphane Doré (Éric) et Denis Lavoie (Sergent)


vendredi 21 mars 2014

De l'art de se grimer...

S'il est un élément qui peut fasciner celui qui n'est pas du milieu, c'est bien l'esthétique du personnage... ce qui implique notamment l'art du maquillage (ou de grimage), la transformation du visage (ou, comme ici, tiré de L'Envers du Théâtre de J. Moynet, son rajeunissement) au gré des coups de pinceaux et des couleurs...


«Au champ de Mars»... [Carnet de mise en scène]


Il reste deux weekends de répétition pour Au Champ de Mars. Quatre grandes journées qui, si elles sont semblables aux deux dernières, seront assurément chargées mais ô combien bénéfiques!

Au fil des enchaînements, nous pouvons entrevoir un spectacle surprenant. Par son rythme déchaîné, essoufflant… telle une machine qui s’emballe et qui devient incontrôlable. Par son ton ambigu qui tangue constamment entre le drame, l’horreur et oui, le comique qui provoquera plus de sourires que de rires. Par une esthétique résolument contemporaine, presque une installation... construite sur une grisaille spectaculaire.

Ce sera un kaléidoscope scénique. Un rapiéçage. Une courtepointe… qui loin de réconforter, déstabilisera.

Les cinq personnages sont présentés non pas en une longue évolution de chacun d’eux mais plutôt en une succession de flashs… d’où peut-être une impression syncopée qui me plaît de plus en plus. Au fond, chacune des scènes se présente comme une variation sur le même thèmes que les scènes précédentes et suivantes. 

En d'autres termes, il faut voir Au Champ de Mars comme étant une construction ryhtmique, dynamique. Un mouvement. Et ce mouvement demande une maîtrise du corps, de la voix, des gestes, des déplacements, des positions. Cette construction ne supporte ni les hésitations, ni les «à peu près». Le défi est grand.

mercredi 19 mars 2014

Le résultat de la première Carte Blanche...

Au printemps dernier, lors des premières auditions publiques, la première Carte Blanche pour la relève (destinée à un artiste et mise en forme par le groupe de compétence en théâtre du CRC) a été attribuée à Guillaume Ouellet.  Voici qu'il y aura bientôt une présentation (en cliquant sur l'image, ça devrait être plus facile à lire):


Soir de première!


Ce soir, c'est soir de grande première alors que le Théâtre La Rubrique - en collaboration avec le Théâtre du Trillium (d'Ottawa) - présente le premier texte dramatique de Jean-François Caron (ancien rédacteur en chef du Voir Saguenay-Alma qui a aussi fait un passage au sein de la compagnie jonquiéroise au poste des communications), Les mains de Jonathan

Jonathan a les mains longues. C'est ce que les gens disent de lui. Il a surtout de longs doigts, pour toucher, apprendre et connaître. Des doigts suffisamment longs pour qu'on le remarque: Jonathan est différent.

Protégé par une mère qui encadre tout ses contacts avec un monde qu'elle garde à distance. Jonathan découvre l'univers à sa façon: tout existe enfin grâce à la curieuse chorégraphie de ses doigts. En touchant, il perçoit, s'exprime et… transgresse bien malgré lui ces règles auxquelles d'autres s'agrippent à pleines mains.

La vie de Jonathan est une longue caresse. De celles qui peuvent faire mal.

Pour cette raison, à toute l'équipe d'ici et de là-bas (Lyne, Benoit, Sara, François Edouard, Nathaly, Pierre Antoine et tous les autres), je souhaite un tonitruant

MERDE!!!

lundi 10 mars 2014

«Au Champ de Mars»... [Carnet de mise en scène]

Plan d'éclairages d'Alexandre Nadeau (en cliquant dessus, il apparaîtra plus grand...)


Hier, la production Au Champ de Mars du Théâtre Mic Mac a franchi une nouvelle étape alors que le concepteur Alexandre Nadeau a mis en place les différentes lampes qui illumineront la scène. 

Le résultat (sans même les différentes intensités) augure bien. Simple mais efficace. 

Maintenant, je pose un défi de taille: je veux de la lumière grise. Comme une photo en noir et blanc. Comme un ciel orageux. Lourd. Dense. Comme si l'ardoise du plancher devenait aussi l'air que les personnages respirent. 

Le Théâtre Mic Mac en lice...

Le Théâtre Mic Mac vient d'annoncer sa mise en nomination pour le Prix Image-In. Une autre reconnaissance que la troupe accumule sur celles obtenues au cours des dernières années. Voici le vidéo de présentation de ce prix (de même que les autres candidats... et pas des moindres!):

mardi 4 mars 2014

«Au Champ de Mars»... [Carnet de mise en scène]

France Donaldson, Céline Gagnon, Gervais Arcand... et moi (Photographie: Christian Roberge... je pense)

Nous avons terminé le premier des deux blocs intensifs de répétition de cette nouvelle production du Théâtre Mic Mac par un enchaînement complet.

Les choses s'installent peu à peu... parce que derrière l'apparente simplicité de ce texte se cachent de bons personnages fort complexes, torturés et insaisissables. Parce que c'est un peu de cela qu'il s'agit: une succession d'esquives et de fuites... concrètes et métaphoriques. Comment peuvent-ils se positionner alors qu'ils n'ont que bien peu de prises sur leur propre réalité? La mégalomanie, la paranoïa, l'idéalisme exacerbé, le réalisme insupportable, la musique klezmer... tout est prétexte à chercher une voie parallèle pour contourner l'incontournable. Chaque personnage devient, en quelques sortes, l'écueil de l'autre. 

Ceci étant dit, Au Champ de Mars se conjugue sur mode comique. Satyrique? Je ne sais trop...

vendredi 28 février 2014

Un auteur sanglant


À chacun sa mort! Facebook réussit toujours à dénicher des trucs amusants... comme ce tableau synthèse des différentes morts qui émaillent l'oeuvre de Shakespeare. L'imagination est au rendez-vous quand vient le temps d'invoquer la Grande Faucheuse!

Les crédits de ce tableau se retrouvent en-haut à droite et en-bas à gauche (et il a été trouvé sur ce site). 

De l'équilibre d'une pièce


L'équilibre d'une pièce 
ne se trouve 
qu'à la cinquième représentation, 
lorsque les salles ont obligé les interprètes 
à mettre de l'air dans le jeu 
et que leur angoisse se dénoue.

C'est là l'opinion émise par Jean Cocteau qui sera publiée en 1947 dans un recueil d'articles divers: Le Foyer des artistes

Une opinion que je partage assez... et qui pourrait aller plus loin encore. Meyerhold disait qu'il était inconcevable de recevoir des journalistes à une première alors que ceux-ci ne devraient pas venir avant la vingtième représentations...

Un spectacle (surtout une comédie!), tout prêt soit-il quand se lève le premier rideau, aura toujours besoin de quelques soirées pour bien se roder et apprivoiser les réactions du public.