mardi 11 août 2015

Du démontage d'un spectacle...

Peut-être est-ce le trauma répété sur lequel le théâtre est bâti  - à chaque dernière, les spectacles disparaissent corps et biens pour hanter un temps les mémoires fragiles des spectateurs puis reposer dans les cimetières froids de l'histoire du théâtre -, peut-être est-ce cette perte inéluctable qui entraîne ce rapport compensatoire ou dénégateur au Tout du théâtre. Il n'y a qu'à assister, à peine éteints les applaudissements de la «dernière», au démontage d'un décor, souvent pratiqué de nuit par une équipe de technique fatiguée et pressée d'en finir, pour mesurer ce à quoi s'exposent ceux qui font le théâtre. On manipule désormais sans précaution superflue un objet qui ne vivra plus, et lorsque les machinistes séparent les éléments les uns des autres, le bruit de ces chocs amortis m'a toujours paru avoir quelque chose de macabre. Ultima necat.

Ce petit passage du bouquin Dramatugies de plateau (de Anne-Françoise Benhamou, publié aux Solitaires intempestifs) est très beau parce qu'il parle de ce moment précis où le théâtre prend fin. De ce moment précis que peu de gens vivent. Ce moment où on voit l'ensemble du travail intensif des derniers mois (tant l'ensemble architecturale que le jeu et la mise en scène) se déconstruire en quelques petites heures en laissant un vide immense, une nostalgie et une lancinante réflexion: tout ça pour ça?

Il n'y aura pas définitivement pas d'autres représentations.

Ce contraste entre l'entrée en salle fébrile, nerveuse et pourtant attentive, et cette sortie rapide sans trop d'états d'âmes surprend toujours... laisse pantois. D'autant qu'il ne s'agit que d'un passage de quelques jours, quelques semaines... Mais quelle intensité! 

lundi 10 août 2015

Où est le théâtre?




Le théâtre est un faire-semblant et il doit commencer par délimiter dans le monde bien réel où il se manifeste les quelques pieds carrés qui vont être réservés à la fiction. Mais à cette clôture de la scène répond l'ouverture du spectacle. On ne joue pas dans un cloître, sur une place que l'on ferme par des «échafauds», on joue au milieu de la foire en train de se dérouler, comme dans la peinture de Balten, sur la place envahie par la fête de la guilde, comme dans les gravures de Bruegel, on joue dans la rue qui n'arrête pas pour autant son activité; et si la farce est représentée à l'intérieur, c'est comme à Rouen en 1556, dans une taverne. La farce ne se joue que dans les lieux qui appartiennent en propre au public populaire, là où il vit, là où il se réjouit, là où il règne en maître, là où les «gens biens» ne se sentent pas vraiment chez eux; de ce spectacle pourtant, nul n'est exclu.
Michel Rousse, La scène et les tréteaux, p.245

Le théâtre est un art éminemment populaire... même dans ses circonvolutions élitaires et performatives: sans spectateur, peut-il seulement exister? Le théâtre est un art de rencontre(s)s. Le théâtre ne doit pas attirer le public à lui mais aller vers le public. Le théâtre doit s'inscrire dans un quotidien bien réel, bien vivant pour s'ancrer et atteindre l'intérêt de celui qui le regarde. 

Les modes de production actuels se sont-ils trop éloignés de ces principes? Le théâtre, comme art de la scène et de la noirceur de la salle s'est-il trop refermé sur lui-même?

Où est le public?

samedi 8 août 2015

Nouvelles acquisitions

Même si je n'ai pas écrit beaucoup ici depuis le mois d'octobre dernier, il n'en demeure pas moins que j'ai continué à enrichir ma bibliothèque théâtrale qui, par ailleurs, est passée entre-temps de Laterrière à Arvida!

Mon nouveau bureau à domicile ressemble donc à ça (et non, il n'est pas sur un plan incliné):


Donc, comme je le mentionnais en début de billet, j'ai continué à recueillir de nombreux ouvrages sur le théâtre (incluant de nombreuses pièces) dont...


... cette Histoire du Théâtre d'André Degaine, illustrée à la main et qui représente une fort bonne initiation à cet art...


... cette autre histoire du théâtre, Le Théâtre des origines à nos jours qui comportent de nombreuses illustrations fabuleuses...


... et Cent ans de Music-Hall... pour aborder un genre tout en frou-frou et en paillettes.

vendredi 7 août 2015

«Triple Sec»... du théâtre d'été à Roberval


Je suis allé voir, hier soir, l'une des dernières représentations de Triple Sec présenté par le Théâtre du 2X4 (qui en est à sa seconde saison à Roberval). Un (bon) texte de Maxime Champagne, mis en scène par Jean Belzil-Gascon. 

D'emblée, il faut saluer la volonté de cette troupe, menée par Benoît Arcand, originaire de la place (et fils de Gervais Arcand, comédien bien connu du Théâtre Mic Mac... troupe qui soutient aussi la venue de ces jeunes) de repartir une tradition de théâtre d'été dans ce coin de la région. Parce que oui, il s'agit de théâtre d'été, dans la plus pure tradition de ce qui se fait dans le genre (sans pour autant que ce soit convenu). 

Une histoire rocambolesque, truffée de quiproquos, jetant en scène des personnages névrosés aux prises avec des questionnements existentiels minés qui par leur ego, qui par celui des autres, qui par les situations. Une intrigue bien ficelée, en deux parties (bon... une comparaison entre les deux parties sera inévitable... même si, en général, elles se valent l'une l'autre), qui évite généralement les mièvreries pour dresser un univers décapant mêlant dialogues acerbes et apartés. 

Mais la véritable force de ce spectacle reste la distribution. Cette fable moderne sur les relations inter-familiales laisse toute la place au talent des comédiens. Aux côtés des Christian Ouellet  et Jérémie Desbiens déjà connus dans la région, les spectateurs peuvent découvrir trois autres comédiens à l'avenir fort prometteur: Benoît Arcand, Caroline Bélanger et Marion Barot (tous trois - de même que Desbiens - finissants à l'École Nationale de Théâtre). Du jeu solide, bien maîtrisé. Du jeu nuancé malgré la caricature. 

La réserve viendra plutôt de l'esthétique globale (scénographie et costumes) qui ne parviendra jamais tout à fait à se hisser au même niveau de qualité... oscillant entre le kitsch des années '80 et la contemporanéité, la suggestion et le réalisme carton-pâte du genre. 

Il n'en demeure pas moins que l'ensemble de cette production fait passer un bon moment de théâtre!

Il ne reste que trois représentations seulement, ce soir, demain et dimanche, à 20h, à la Salle Lionel-Villeneuve de Roberval (là où joue toujours le Théâtre Mic Mac).

jeudi 16 octobre 2014

«Un long temps.»


La décision est prise: je prends un temps de recul avec ce blogue qui a occupé beaucoup de mon temps au cours des sept dernières années. Il fut un temps (un long temps) où les billets étaient quotidiens. Depuis quelques mois, la régularité de ceux-ci est plutôt déficiente. Par manque de temps, d'une part... mais aussi  - et surtout! - par manque de motivation, manque de sources d'inspirations, manque de matériel (après 2 197 billets sur cette plateforme... sans compter les billets de la première année, sur la première version de ce blogue, disparue avec tout son contenu en 2008).

Je ne l'abandonne pas... je m'en libère le temps de repenser la formule, les objectifs, la portée. 

mercredi 24 septembre 2014

«Sous le regard des mouches» [Carnet de mise en scène]

Christian Roberge (président du Mic Mac), moi, Michel-Marc Bouchard et Céline Gagnon (présidente du comité du 50ième)

Les photographies sont de Chantal Langlais (Théâtre Mic Mac)

Cette année, je signerai ma huitième mise en scène au Théâtre Mic Mac de Roberval (depuis 2004) avec Sous le regard des mouches de Michel-Marc Bouchard. C'est donc une histoire d'amour qui continue avec cette troupe qui célébrera, l'an prochain, son cinquantième anniversaire! Ce qui n'est pas rien!

D'ailleurs, hier était dévoilée la programmation de ce cinquantième, sous la présidence d'honneur artistique de Michel-Marc Bouchard.

Cette année, donc, mise en scène de ce texte (qui à ma connaissance n'a été monté qu'une fois, au début des années 2000, par l'auteur lui-même chez Duceppe) qui fera aussi l'objet d'une réalisation de capsules documentaires pour la Fabrique Culturelle, des auditions à la première... pour diffusion au début de 2016. 

Une pièce stimulante parce qu'étrange. Noire. Cynique. Tordue. Deux cousins élevés au milieu des porcheries confrontent leur vision de la condition humaine en faisant subir à leur entourage des jeux aussi cruels que ceux qu'ils ont déjà fait subir aux animaux.

Je reviendrai plus amplement sur cette production au fil des prochains mois.

En 2016, ce sera au tour d'Émilie Gilbert-Gagnon de prendre les commandes de la production Les manuscrits du déluge... toujours du même auteur. 

mardi 23 septembre 2014

«Trou noir» [Carnet de mise en scène]

Au fondement même de ce projet (sur papier) réside le désir, le souhait de rencontrer et de parler aux spectateurs. C'est pourquoi il est prévu, après chaque représentation de Trou noir, de tenir une petite discussion avec ceux-ci. Pour recevoir, à chaud, les commentaires. Prendre les critiques. Répondre aux questions. 

Bien que cet exercice soit souvent un peu ardu (et que les spectateurs n'aiment pas toujours se prévaloir de ce rôle), il (me et nous) permet de donner un sens à ce que les gens auront vu, auront perçu. 

Le théâtre est un échange, un dialogue. Un vrai. Alors parlons.

dimanche 21 septembre 2014

Au théâtre, cette semaine! [Du 21 au 27 septembre 2014]


C'est Tadeusz Kantor devant sa Classe Morte (la photo date de 1975) qui prend la peine, cette semaine, d'annoncer ce qui s'en vient, dans le merveilleux monde du théâtre... 

23 septembre 2014 (mardi)
Salle Lionel-Villeneuve (Roberval), 11h

Le Théâtre Mic Mac donne une grande conférence de presse pour annoncer toutes les activités (sur deux ans!) entourant le cinquantième anniversaire de la troupe, l'une des plus vieilles au Québec!

24 septembre 2014 (mercredi)
Salle Lionel-Villeneuve (Roberval), 19h 
Entrée: libre

Le Théâtre Mic Mac reprend ses lectures publiques (il y en aura 4 cet automne) qui font découvrir des textes du répertoire québécois. Pour cette première, place à La chair et autres fragments de l'amour d'Évelyne de la Chenelière. Pour plus d'informations, mieux vaut consulter le site de la troupe, ici ou la page Facebook de l'événement, .

24 septembre 2014 (mercredi)
Studio-Théâtre (UQAC), à compter de 16h
Informations via ce lien Facebook

La Chaire de recherche du Canada pour une dramaturgie sonore au théâtre s'active! Lancement de la revue aparté | arts vivants no. 3. Nommé « Doute et inventivité : récits de recherche-création pour une scène indéterminée », ce dossier thématique dirigé par Jean-Paul Quéinnec aborde la résistance que rencontre la recherche-création dans le domaine des arts vivants. Puis lancement du livre En situation, du son à l’écriture/de Chicoutimi à Bogotá. Édité par SAGAMIE édition d’art. Sous la direction de Jean-Paul Quéinnec en co-direction artistique avec Andrée-Anne Giguère et Elaine Juteau. Dans ce livre de création, on découvre des images, des écrits et des sons (sur CD). Des artistes québécois, français et colombiens se sont immergés, le temps de deux résidences : une, en nature, au Québec, l’autre, en milieu urbain, dans le centre de la mégapole Bogotá, en Colombie. 16h15 Table Ronde. C’est autour du sujet «chercher pour créer» que se déroulera un débat-discussion. Autour de la table, praticiens, théoriciens et artisans du milieu culturel. Animée par Véronique Hudon, codirectrice générale d’aparté et Jean-Paul Quéinnec (professeur et titulaire de la CRC Dramaturgie sonore), les intervenants seront : Patrick Moisan (revue zone occupée, centre Bang), Chantale Boulianne (artiste et chargée de cours), Diane Laurier (professeure-chercheure), Sara Moisan (artiste de la Tortue Noire). 18h15 Performances. Des collaborateurs de la chaire nous présentent de courtes performances sonores pour clore la soirée : Valérie Essiambre et Luis Ortega, le CEM (Centre d’expérimentation Musicale) et Denis Bouchard et Chantale Boulianne.
24 septembre 2014 (mercredi)
Et tous les mercredis qui suivent...
La Tour à Bière (Chicoutimi), 20h
Entrées: 3$

C'est le retour de la LISE (Ligue d'improvisation de Saguenay et des environs) et de ses meilleurs joueurs (il y a du bon potentiel). 

Du 24 au 27 septembre 2014 (du mercredi au samedi)
Représentations jusqu'au 4 octobre 2014
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonquière), 20h
Entrées: 31$ / 18$ étudiants
Réservations: 418-542-5521 ou via leur site internet

Le Théâtre La Rubrique présente sa nouvelles création, Peroxyde, du prolifique Simon Boulerice, dans une mise en scène de Christian Fortin. Julie Rochon, jeune patineuse artistique au sourire singulier, nous raconte la vie en février 2010 : Joannie Rochette vient de remporter une médaille aux Jeux de Vancouver quelques jours après le décès de sa mère, alors qu’à Montréal, Linda Rouleau, 54 ans, employée de Caisse populaire, vient elle aussi de perdre sa maman. Au vertige de son deuil s’ajoute le fait que son mari, Alain, s’intéresse de moins en moins à elle à mesure que le culturisme prend de la place dans son horaire. C’est sans doute pourquoi Linda fréquente de plus en plus son coiffeur, Pierre-Luc, changeant la couleur de ses cheveux – et quelles couleurs! – à un rythme ahurissant. Mais derrière tous ces effondrements, la vie se réorganise de façon inattendue. (À noter que cette année, comme projet pilote, pour ceux qui se promènent en autobus, il y aura une navette qui gravira la montagne!)

Du 25 au 27 septembre 2014 (du jeudi au samedi)
Représentations jusqu'au 27 septembre 2014
Atrium (150 rue Racine E, Chicoutimi), 19h30
Entrées: 20$ / 15$ étudiants
Réservations: 418-376-2887 ou via lien Facebook

La Maison des Artistes (j'en ai parlé ) présente Le Voisin de (texte et mise en scène) Marilyn Bouchard. De jeunes gens soumis à la loi de l'attraction se retrouvent pris-au-piège de leur environnement. À travers leurs fabulations et leurs névroses, ils sont à la recherche de l'amour mais prennent tous les mauvais moyens pour y arriver. Cette comédie déjantée joue sur les limites entre l'imagination et la réalité, entre les mondes qu'on se crée et ceux qui existent, et ne manque pas d'interpeller le public face aux questions sur les relations, le contact humain et l'isolement où notre individualisme nous enferme. Une comédie dramatique de situation, d'incommunicabilité, mais surtout d'amour qui ne manquera pas de faire rire, réfléchir et soupirer. J'ai vu... et j'ai bien l'intention d'écrire quelque chose sur ce spectacle... un jour...

26 septembre 2014 (vendredi)
Cafétéria de l'UQAC (Chicoutimi), entre 11h et 13h
Entrée: gratuite

Diffusion Saguenay (en collaboration avec l'UQAC) présente, dans le cadre des Journées de la Culture (décidément, cet événement n'a plus la visibilité qu'il a déjà eu!), un spectacle de danse, Les installations mouvantes de la Compagnie Hybride Mandoline. Plus de détails

Les 26 et 27 septembre 2014 (vendredi et samedi)
Représentations jusqu'au 29 septembre 2014
Salle Murdock (Chicouimi), 20h
Entrées: 10$
Informations via lien Facebook

Je (Dario Larouche) présente Trou noir, dont je signe et le texte et la mise en scène, avec Erika Brisson comme interprète. Les dates sont un peu étranges (nous jouons jusqu'à lundi!) mais permettront, je l'espère, à plusieurs personnes de venir nous voir. Pour plus de détails (en long et en large), il est possible de suivre tous les billets écrits sur le sujet, ici

Ça fait pas mal le tour de ce qui se passera sur nos scènes cette semaine... à quoi il faut ajouter - difficile de passer à côté! - la tenue du Salon du Livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui réunira, à Jonquière, de nombreux auteurs! Si j'oublie des trucs, on peut me le faire savoir par courriel!

samedi 20 septembre 2014

Nouvelle acquisition... sous fausse représentation...

Le 31 juillet dernier, je faisais état d'une commande de livres que je venais de passer (ici)... et bien, j'ai reçu, cette semaine, le plus volumineux des deux... soit Le Grand Livre du Théâtre de Luc Fritsch (paru en 2014 aux éditions Eyrolles). 


Une petite surprise attend le lecteur de ce livre, présenté comme étant  universel. Et je cite la quatrième de couverture (qui compose généralement les principales notices bibliographiques que j'avais consultées): Complet, cet ouvrage propose un panorama de l'histoire du théâtre, de l'Antiquité à l'époque contemporaine. Organisé par siècle, il propose pour chacun un parcours original, clair et vivant: un déroulé chronologique; une description des genres théâtraux, de la farce au théâtre d'idées; des focus sur les auteurs, les metteurs en scène et les comédiens; des clés pour comprendre le contexte social, économique et politique; des encadrés sur l'évolution de la dramaturgie et les techniques de représentation 

Le hic - et c'est là un hic majeur pour ce type de bouquin... du moins tel qu'annoncé! - c'est que lorsqu'on feuillette les quelques 500 pages, une évidence saute aux yeux: ce parcours historique ne se fait que dans le seul et unique cadre français (l'Antiquité y étant abordé comme source du théâtre en France). 

Rien sur le théâtre japonais et oriental. Rien sur le théâtre anglais. Rien sur le théâtre espagnol. Rien sur le théâtre russe. Rien sur le théâtre italien (sinon quelques lignes sur le passage à Paris d'une troupe italienne à l'époque classique). 

Bien sûr, l'intérêt demeure et oui, ce Grand Livre du Théâtre (et on devrait lire encore «en France») est bien fait, bien écrit... mais tellement circonscrit à un seul point mondial que c'en plutôt décevant. 

vendredi 19 septembre 2014

«Trou noir» [Carnet de mise en scène]


Et les répétitions se poursuivent... (Les représentations sont prévues, je le rappelle, du vendredi au lundi, du 26 au 29 septembre, à 20h, à la salle Murdock... le jeudi 16 octobre, à 20h, au Collège d'Alma... et le jeudi 30 octobre, à 20h, à la salle Lionel-Villeneuve de Roberval.) 

Ce projet est maintenant dans sa phase de consolidation. 

Consolidation du texte... De son débit. De son rythme. De sa respiration. Cette consolidation puise nécessairement dans l'assurance de la comédienne, dans sa précision et dans la netteté de ses actions. Reste aussi à bien maîtriser le ton général de l'ensemble. Le ton du manifeste... sans pour autant mettre de côté le ton du dialogue avec le spectateur.

Consolidation de l'espace sonore. Parce qu'à partir de ce monologue, éminemment statique, il y a réalisation d'une partition sonore cohérente (sans qu'elle ne tombe pourtant dans l'illustration) et efficace, qui établit, en parallèle, ses propres codes et conventions. Il y a là tout un travail d'équilibriste entre le trop peu et le trop plein, entre les essais et les erreurs. 

Consolidation de l'esthétique. À nouvelle (re)création, nouvelle esthétique... le but n'étant pas de seulement reprendre mais bien d'aller ailleurs. De la première version (voir les images ici), je ne garde, finalement, que la structure d'accrochage pour la lumière. Le reste (en fait, la valise) disparaît pour laisser une place concrète au son (par contre, ici, je pose le fait que la voix et la comédienne doivent demeurer au centre sans jamais se subordonner à cet élément scénique). Quant aux vêtements, retour à la simplicité et la neutralité du noir. Un point demeure: la simplicité et la facilité de transport en vue des sorties prévues et autres à venir.

mercredi 17 septembre 2014

«Splendeurs et misères d'un directeur de théâtre»

Voici un petit site plutôt amusant, Splendeurs et misère d'un directeur de théâtre (ici)... où sont illustrées, en quelques photos (petits extraits tirés de films), les grandes et petites vérités du théâtre!