mercredi 27 février 2013

Une biographie de Ti-Mousse...


J'ai commencé à lire, hier soir, cette biographie de Denyse Émond, alias Ti-Mousse (du célèbre duo Ti-Gus et Ti-Mousse), écrite par le Félicinois David Lavallée et publiée aux Éditions JCL.

L'intérêt de cette lecture (moyenne...) réside surtout dans la plongée dans le milieu des arts de la scène, du burlesque et de la variété, du Québec des années 30, 40 et 50. L'époque des grandes troupes de tournée (comme celle de Jean Grimaldi). L'époque des théâtres privés (comme celui de La Poune). L'époque des cabarets.





Toute une génération de comédiens y passera et y apprendra son métier: acteurs comiques, humoristes... Tout un monde culturel en ébullition. Mais sincèrement, est-ce que je me rendrai jusqu'à la quatrième de couverture? La vie de cette artiste et l'écriture du biographe ne sauront peut-être pas m'attaché aux pages qui restent...

mardi 26 février 2013

Les bases du dialogue théâtral entre la salle et la scène...


... et l'un conditionne nécessairement l'autre... dans un rapport de complémentarité ou un rapport de contradiction...

Mettre en scène... par Louis Jouvet


Il me faudra bientôt cesser de dire que je ne suis pas un fan de Louis Jouvet... après toutes les citations de lui que j'ai publiées sur ce blogue (les voici)! Si je ne partage pas l'ensemble de ses vues théâtrales, il a - je dois l'admettre - la capacité de susciter de nombreuses réflexions. Il faut dire aussi que la passion qu'il éprouve pour son métier transparaît dans chacune de ses phrases. Comme cette définition de tâches du metteur en scène écrite en 1948 dans Réflexions d'un comédien:

Mettre en scène, c'est gérer les biens spirituels de l'auteur, en tenant compte des nécessités temporelles du théâtre.

C'est se placer du point de vue d'un soir et du point de vue de l'éternité.

Il y a deux sortes de metteurs en scène: ceux qui attendent tout de la pièce, pour qui l'oeuvre est essentielle, et ceux qui n'attendent rien que d'eux-mêmes et pour qui l'oeuvre est une occasion [...].

Mettre en scène, c'est, avec patience, avec modestie, avec respect, avec angoisse et délectation, aimer et solliciter tous les éléments animés ou inanimés, êtres et choses, qui composeront le spectacle, les incliner vers un certain état. C'est provoquer et attendre le mystère de leur efficacité interne, de leur présence ou de leur incarnation dramatique.

Jusque là, ça va. J'adhère assez bien à ces descriptions. Il a rajouté, en 1951, dans Témoignages sur le théâtre:

Mettre en scène, c'est retrouver l'état d'esprit de l'auteur, l'humeur ou le ton de l'auteur au moment de l'écriture, son inspiration. Nul ne peut décrire, expliquer cet instant, majeur, capital, pendant lequel l'auteur se commente lui-même, écrit ce commentaire souverain de sensations, de sentiments et d'idées: une pièce.

Cette dernière partie est la philosophie jouvetienne que j'abhorre. C'est la sacro-sainte voix de l'auteur que je trouve parfois encombrante... et c'est, en quelque sorte, une soumission au mot qui m'indispose un peu... 

lundi 25 février 2013

«Les maladies du costume de théâtre»


Petit extrait d'un texte de Roland Barthes, Les maladies du costume de théâtre... qui décrit une autre de ses vérités théâtrales:

D'une manière générale, le costume de théâtre ne doit être à aucun prix un alibi, c'est-à-dire un ailleurs ou une justification: le costume ne doit pas constituer un lieu visuel brillant et dense vers lequel l'attention s'évaderait, fuyant la réalité essentielle du spectacle, ce qu'on pourrait appeler sa responsabilité; et puis le costume ne doit pas être non plus une sorte d'excuse, d'élément de compensation dont la réussite rachèterait par exemple le silence ou l'indigence de l'oeuvre. Le costume doit toujours garder sa valeur de pure fonction, il ne doit ni étouffer ni gonfler la pièce, il doit se garder de substituer à la signification de l'acte théâtral des valeurs indépendantes. C'est donc lorsque le costume devient une fin en soi, qu'il commence à devenir condamnable.

C'est bien, je trouve, que cette mise en garde... qui vaut, au fond, pour tous les autres secteurs scéniques, des décors aux éclairages, en passant par les accessoires et la musique. Mais il est parfois si facile (et si tentant!) de sombrer dans cette maladie qu'est l'esthétisme!

dimanche 24 février 2013

Le vrai 3-D...



Calendrier théâtral [du 24 février au 2 mars 2013]


J'ai un peu abandonné cette section Calendriers hebdomadaires au cours des dernières semaines, des derniers mois. Mais voici que je m'y remets. Avec un certain entrain...

Donc...

Aujourd'hui, 24 février 2013
Salle Marguerite-Tellier (Chicoutimi), 14h

Le Théâtre 100 Masques donne la neuvième et avant-dernière rencontre de L'Heure du théâtre (son projet de lectures des grands textes de l'histoire dramatique) consacrée, cette fois, à Eugène Ionesco, à La Cantatrice Chauve et au théâtre de l'absurde. Il en coûte 10$ par personne (notamment pour le texte, le thé et les biscuits). Il est possible de s'inscrire en laissant un message sur la boîte vocale de la compagnie au 418-698-3895.

Aujourd'hui, 24 février 2013
Salle Lionel-Villeneuve (Roberval), 15h

Le Théâtre Mic Mac reçoit le Théâtre À Bout Portant et son tout récent spectacle, Strict Minimum. Strict-Minimum est une création alliant théâtre gestuel et marionnette. Un spectacle solo établissant un dialogue entre la marionnette, le corps devenant scénographie mouvante et le manipulateur. Il en coûte 5$ par personne pour assister à la représentation.

Mardi, 26 février 2013
Théâtre Banque Nationale (Chicoutimi), 20h

Diffusion Saguenay reçoit Variations énigmatiques. Personnage arrogant et amer vivant en ermite sur une île de la côte nord de la Norvège, Abel Znorko, prix Nobel de littérature, reçoit peu. Une fois n'est pas coutume, il accepte ce jour là de rencontrer un journaliste d'un obscur quotidien d'une ville située à 300 km au sud, sous motif inavoué que le scribe habite la même ville que la femme qu'il a aimée et avec qui il a entretenu une longue correspondance. Mais la rencontre, qui débute bien mal, va prendre des allures de confrontations idéologiques puis, les deux hommes provoqueront un étrange jeu de mensonges-vérités ponctué de revirements inattendus. Et puis, toute cette vérité éclatée fera-t-elle un gagnant et un perdant ou, tout simplement, deux écorchés? La question est posée…


Samedi, 2 mars 2013
Théâtre Banque Nationale (Chicoutimi), 14h

Diffusion Saguenay reçoit Patinoire, une création de la troupe Les 7 doigts de la main. Entre le cirque et le théâtre, entre la danse et la musique, Patinoire joue dans les sables mouvants de la fragilité, du joyeux désespoir qui nous habite. Fanfare pour homme seul, cirque d’infortune, usine à blagues, jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour aimer et être aimé ?

Voilà. C'est ce que je sais. Peut-être est-ce que j'oublie quelques trucs... en quel cas, il est possible des faire rajouter par le biais des commentaires!

samedi 23 février 2013

Demande du Collectif Les Poulpes et du Théâtre C.R.I.!

Le Collectif Les Poulpes (le plus jeune des regroupements théâtraux professionnels du Saguenay dont le site est ici) - composé des Andrée-Anne Giguère, Elaine Juteau, Anick Martel et Maud Cournoyer - et le Théâtre C.R.I., publient, ces jours-ci, sur Facebook, une demande précise dans le cadre de leur prochaine (co-)production, Avoir 15 ans:


Une chance pour toi de tous les âges de participer et d’avoir UNE VIDÉO DE TOI DANS UNE PRODUCTION THÉÂTRALE !

Ça t’intéresse, c’est simple tu te filmes avec ton cellulaire, ton ordi, une caméra, peu importe, c’est un court vidéo.

On veut voir ton visage, tu te filmes en train de nous dire : Bonjour, j’ai 15 ans et je viens de la région de ________ (ne pas donner ton adresse).

Ensuite, tu nous envoies le tout par email à l’adresse suivante: videoavoir15ans@gmail.com

Tu n'as pas 15 ans, ça n'a pas d'importance on veut des gens de tous les âges et de partout, il faut par contre tous dire le même texte.

C’est tout simple et tu pourras ensuite voir ton visage dans la production du THÉÂTRE CRI et du Collectif LES POULPES, «Avoir 15 ans», au mois d’avril prochain au Mont Jacob à Jonquière et en tournée au Saguenay-Lac-St-Jean et tout le Québec l’an prochain.

On attend les vidéo AVANT le 10 MARS 2013.

L'envoi par courriel de cette vidéo signifie que toi et tes parents acceptez et donnez votre autorisation et votre consentement pour que cette vidéo soit utilisée sur la scène théâtrale pour le projet Avoir 15 ans exclusivement.

Voilà. Le message est passé! Pour plus de détails sur ce projet, il est possible de consulter le blogue  (sur Wordpress) constitué pour l'occasion.

Des projets, des projets

Le milieu théâtral continue de se développer, de se concerter... et poursuit encore les mêmes objectifs qu'il s'était donné il y a quelques années par le biais du Groupe de compétence en théâtre du CRC (objectifs qui ont été renouvelés par le premier Forum et qu'on peut retrouver ici). 

Outre la tenue de rencontres régulières de ce groupe et la tenue, depuis 2011, des Forums annuels, plusieurs actions se sont succédées... notamment la vidéo promotionnelle commune, le dépliant Zone de jeux et de création, la carte privilège... en plus de tous les autres comités mis en place avec chacun un dossier précis à faire avancer (cachets de publicité, organisme de services, etc.). 

Dans la même veine, il y a quelque jours, je publiais également l'appel de projet pour la première carte blanche (voir ). 

Mais ce n'est pas tout. Le CRC a envoyé de nouveaux communiqués annonçant la mise en place des premières auditions publiques en théâtre:  Le Groupe de compétence Théâtre , soucieux de toujours améliorer les liens de communication entre producteurs et artistes, convie également les artistes de théâtre à se produire à la toute première des Auditions publiques régionales. Les comédiens connus - et moins connus du SLSJ pourront ainsi faire valoir leur talent à un nombre significatif de producteurs en théâtre, cinéma, vidéo et télévision, qui n’ont pas souvent accès à ces artistes désireux de se joindre à leurs multiples projets.

Les candidats intéressés doivent préparer une scène théâtrale d’une durée maximale de cinq minutes. À noter que cette période d’auditions, qui se déroulera le 2 mai prochain entre 14 h 00 et 18 h 00, n’est pas un concours. Il s’agît plutôt d’une vitrine pour se faire connaître et reconnaître, pour se mettre au défi ou simplement pour vivre une nouvelle expérience, et qui sait, pour pouvoir travailler dans son domaine. Pour plus de détails, pour connaître les critères d’admissibilité ou pour s’inscrire - avant le 5 avril à 16 h 00, communiquez avec Véronique Villeneuve à : liaison@crc02.qc.ca.

D'autres évènements viendront sans doute. 

Entretemps, je suis à mettre à jour la liste de noms de gens qui font le théâtre au SLSJ. Cette liste se retrouve maintenant dans la bande noire dans le haut de ce blogue, sous l'onglet Ceux qui font le théâtre d'ici. Plus de gens la liront et la valideront et le plus elle sera complète. 


vendredi 22 février 2013

L'évolution du théâtre entre 1960 et les années 2000... en deux petites lignes!

Jean-Pierre Ryngaert est un professeur en théâtre, un théoricien français qui a écrit nombre de bouquins sur le théâtre contemporain, son évolution. Il a une capacité de synthétiser ses (les!) idées, de les illustrer... bref, de les vulgariser.

Dans Théâtres du XXIième siècle: commencements (le plus récent ouvrage que je me suis procuré), en page 51, il y va d'une description - d'une remarquable concision! - d'un changement de paradigme majeur, d'un recentrement de la pratique du texte à la scène:

Dans les années 1960-1970, le mot clé était lecture ou la relecture des textes par les metteurs en scène. Celui des années 2000 pourrait bien être l'écriture ou la réécriture par ceux-ci, ou par leurs dramaturges, ou par des auteurs simultanément metteurs en scène que je nommerai «auteurs en scène» [...]

En fait, ces quelques lignes me rappellent une vision particulière... celle de Meyerhold! Déjà, dans les premières décennies du XXième siècle, il réclamait le titre d'«auteur du spectacle».

Alors... changement?

jeudi 21 février 2013

Julie en vitrine...

Photographie de Mariane L. Saint-Gelais, Le Quotidien

Comme projet de fin de bacc. interdisciplinaire (mais avec un profil théâtre), Julie Bernier a choisi de se mettre elle-même en scène, dans un contexte hyper-urbain: une vitrine.

Jusqu'à demain midi (encore 28h30!), elle vit littéralement dans la vitrine de Séquence, sur la rue Racine. Prête à l'écoute grâce à un dispositif simple mais efficace. Du coup, qui est le sujet?

Un projet intéressant.... dont il est possible de lire les tenants et aboutissants dans cette partie d'article de Daniel Côté paru ce matin dans Le Quotidien

mercredi 20 février 2013

La critique... selon Ionesco


Eugène Ionesco, avant de devenir un monument du théâtre universel, a été, à maintes reprises, l'objet de critiques partagées à savoir s'il était d'avant-garde ou anti-théâtral... Des critiques parfois enthousiastes... et parfois acerbes. Et, plus souvent qu'autrement, contradictoires! 

D'où son opinion sur la critique en général (tirée de la page XXX de ses Notes et contre-notes publiées en 1962 chez Gallimard... que je me plais de retranscrire ici pour faire suite à toute une série de billets sur le sujet!):

[...] La critique est pratiquement un mélange de tout, elle souvent tout, sauf de la critique; partant de sa subjectivité, exprimant sa subjectivité, le créateur s'objective; sortie de lui, extériorisée, l'oeuvre acquiert une existence en soi. L'auteur croyant se tenir se débarrasse de lui-même. Par contre, les critiques prétendant à l'objectivité ou à une certaine objectivité n'expriment le plus souvent que leur subjectivité. [...] Le critique reste prisonnier de lui-même, il exprime ses sentiments, sa mentalité, la mentalité de son époque dont il est tributaire, ses passions, son parti pris. [...] Il ne veut voir dans l'oeuvre que l'illustration de ses désirs ou de ses idées, il approuve ou réprouve l'oeuvre dans la mesure où celle-ci est conforme à ses désirs, à ses idées. [...] La critique, étant ainsi l'expression d'un parti pris, ou involontairement subjective, est, par cela même, faussée.

C'est là une intéressante (et sévère) vision de la critique. Toutefois, cette conception serait encore plus intéressante s'il était possible d'y adjoindre ce que Ionesco considère comme le rôle, la fonction de cette dite critique... Je cherche.

mardi 19 février 2013

Vers le troisième «Forum sur le théâtre au Saguenay-Lac-Saint-Jean»


Ce matin, lors de la rencontre du groupe de compétence en théâtre (piloté par le Conseil régional de la culture), le comité d'organisation du troisième Forum sur le théâtre au Saguenay-Lac-Saint-Jean a été formé. Il s'agit de mesdames Lyne L'Italien, Guylaine Rivard, Véronique Villeneuve (d'office sur tous les comités) et de moi-même (en plus, éventuellement, de Réjean Gauthier qui était avec nous l'an dernier). 

Ce comité se réunira bientôt, pour faire un premier état de la situation et établir, à partir des propositions et de ses propres idées, un projet d'ordre du jour.

Avis à tous! Ce troisième Forum se tiendra, tel qu'il avait été statué lors de l'édition précédente, le troisième vendredi du mois de juin... soit le 21. Les heures (et la formule) seront définis dans les semaines à venir.

D'ici là, il y aura eu la première édition des auditions publiques, le 2 mai et l'attribution d'une première «carte blanche» (voir le billet précédent) pour la relève... deux mesures découlant de cette grande concertation.